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Dans une interview exclusive qu’il nous a accordée, l’attaquant de Lorient, Jérémie Aliadière, a affirmé qu’il serait content d’intégrer la sélection nationale algérienne.

Le FC Lorient de Christian Gourcuff réalise actuellement une brillante fin de saison. Les Merlus le doivent notamment à leur buteur, Jérémie Aliadière. A 30 ans, ce dernier semble être au sommet de son art. Débarrassé des soucis physiques, qui l’ont souvent perturbé par le passé, l’attaquant natif de Rambouillet affiche une régularité impressionnante, symbolisée par les 15 buts qu’il a inscrits en Ligue 1. Joint par nos soins, il a fait part de son bien-être actuel et de son envie de poursuivre sur sa lancée. Afin d’aider les Merlus à accomplir quelque chose d’exceptionnel, mais aussi pour pouvoir connaitre les joies d’une sélection. En Equipe de France ou sinon avec celle de l’Algérie, dont il s’est rapproché dernièrement.

« CONTINUER NOTRE BELLE SÉRIE JUSQU’À LA FIN »

Jérémie, vous connaissez actuellement une très belle période avec votre club. Pour commencer comment expliquez-vous la métamorphose de Lorient ces dernières semaines et ses excellents résultats ?

Jérémie Aliadière : On est, en effet, dans une bonne période en ce moment. Mais, durant la saison, on a toujours été un peu comme ça. On en a eu de bonnes et d’autres moyennes. On a un peu fait le yo-yo, même si je pense que globalement on réalise une bonne saison. On est bien classé en championnat et on a une demi-finale de Coupe de France à jouer. Pour l’instant, au jour d’aujourd’hui, on réalise une superbe saison pour le club. Il reste encore cinq matches et pourquoi pas sept si on va au Stade de France. Tout le monde au club est conscient de la superbe fin de campagne qu’il reste à jouer. On a envie de continuer notre belle série et qu’elle dure jusqu’à la fin.

Est-ce que vous vous êtes fixés des objectifs entre vous pour cette fin de saison, notamment en championnat ?

J.A. : En championnat, aujourd’hui, on est septième et le premier objectif c’est d’y rester. Et si on arrive à poursuivre notre série alors pourquoi pas grappiller quelques places. Et puis, en Coupe de France, on est désormais tout près de la finale du Stade de France. On va tout faire pour y arriver.

Quel est l’état d’esprit qui règne au sein du vestiaire ? On vous imagine très sereins et confiants…

J.A. : C’est vraiment qu’en ce moment, il y a énormément de confiance dans le vestiaire et tout le monde est excité par rapport à cette fin de saison. On a l’impression que quand on est sur une dynamique comme ça, plus rien ne peut nous arrêter. En ce moment, même sans faire de superbes matches, on arrive à gagner. On travaille tous les jours pour garder cette sérénité et poursuivre cette série de victoires.



« PAS DE FIXATION SUR LA PREMIER LEAGUE »

Et, personnellement, vous êtes aussi dans une excellente forme. Vous empilez les buts et les passes décisives. Diriez-vous que c’est la meilleure saison de votre carrière ?

J.A. :  Oui, forcément. C’est la meilleure saison de ma carrière. Rien que la semaine dernière, j’ai mis quatre buts. Je suis en pleine forme, je marque des buts, le club gagne et on est demi-finale de la Coupe de France. Alors, c’est certain que c’est la meilleure saison de ma carrière.

Le fait que vous êtes en excellente forme est-ce dû au fait que vous êtes enfin épargnés par les blessures ou c’est le contexte que vous avez trouvé à Lorient qui vous aide à s’épanouir pleinement.

J.A. : Il y a un peu des deux. Déjà, ne pas être blessé et pouvoir enchainer les matches c’est ce qu’il y a de plus important. Mais, le club et les joueurs qui sont avec moi y sont aussi pour quelque chose. Sans eux, je ne ferai pas ce que je fais aujourd’hui. Donc, les deux raisons sont liées et jouent énormément.

Est-ce qu’une forme pareille ne vous donne pas quelques regrets par rapport à votre parcours en Angleterre ? Ne ressentez-vous pas un gout d’inachevé par rapport à ce qui s’est passé là-bas ?

J.A. :  Non, pas du tout. J’ai beaucoup appris à Arsenal, entre autres. Si aujourd’hui ça se passe bien pour moi c’est que les années galère que j’ai connu m’ont fait grandir. C’est même peut-être grâce à ça qu’aujourd’hui j’en suis à ce niveau.

Et est-ce que l’avenir vous pourriez retourner en Angleterre ou c’est une page qui est définitivement tournée ?

J.A. : Non, pourquoi pas. Après, je ne fais pas de fixation sur ça. Ca peut aussi être autre part. Ca dépend de plein de choses, du club notamment. La page n’est pas tournée car, comme je l’ai dis, je n’ai pas passé de mauvais moments là-bas. Je ne retiens que les bons souvenirs. Je n’ai pas de préférence et il n’y a pas cette nécessité de retourner en Angleterre.

« FIER DE MES ORIGINES ALGÉRIENNES »

Par rapport à vos prestations, on dit que vous serez d’un bon renfort pour les Bleus. Est-ce que l’Equipe de France, vous y pensez ?

J.A. : J’y pense un petit peu forcément car on ne fait que m’en parler. Je suis obligé donc d’y penser. Après, je ne me prends pas la tête avec ça. J’ai 30 ans et le principal c’est d’être performant avec mon club et de bien finir la saison. Si ça doit venir alors ça sera une belle récompense. Et si ça ne vient pas, ça ne sera pas la fin du monde. J’espère avoir encore de belles années devant moi. Pour moi, le principal c’est mon club.

On a appris que vous aviez des origines algériennes et que vous ne seriez pas contre le fait de jouer pour la sélection de ce pays ?

J.A. : Oui, il y a eu des contacts et je n’ai pas fermé la porte. Parce que je suis fier de mes origines. Mais, comme pour l’Equipe de France, ce n’est pas une priorité. Si ca doit arriver c’est bien, sinon ce n’est pas grave.

Et si Vahid Halilhodzic vous appelle et qu’il y a au bout la possibilité de jouer la Coupe du Monde, vous diriez oui ?

J.A. : Oui, bien sûr. Jouer la Coupe du Monde, ça ne se refuse pas. C’est un rêve de gamin. Donc, forcément, c’est quelque chose qui donne envie.

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