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La Coupe des Confédération débute le 14 juin en Afrique du Sud et pour l'occasion, la rédaction de Goal.com a passé en revue le profil de toutes les équipes engagées dans la compétition. Premier volet de ce tour d'horizon, le groupe A, celui de l'hôte l'Afrique du Sud en compagnie de l'Espagne, l'Iraq et la Nouvelle-Zélance.


L’Afrique du Sud a longtemps dominé le continent africain au cours des années 1990. Faisant la nique aux nations phares en divers matches amicaux, les Bafana Bafana ont se sont invités en phases finales des Mondiaux 1998 et 2002. Après ses années fastes, l’équipe est retombé dans plus strict anonymat et c’est portée par l’avènement de son Mondial 2010 que la sélection entend retrouver au plus vite de sa superbe. Joël Santana, le sélectionneur national s’est par ailleurs félicité d’avoir hérité du groupe A, où seule l’Espagne fait figure d’épouvantail en compagnie de l’Irak et de la Nouvelle-Zélande. Son équipe est sous les feux des projecteurs à domicile à un an du plus grand événement planétaire. Les Bafana Bafana sont persuadés de pouvoir se hisser en demi-finale de cette Coupe des Confédérations.

Comment ils se sont qualifiés : En sa qualité d’hôte de la Coupe du Monde 2010 et de cette Coupe des Confédérations, l’Afrique du Sud s’est invité dans la compétition.

L’entraîneur : Joël Santana
C’est au technicien brésilien que la Fédération sud africaine a confié les destinées du pays. Chargé de porter au plus haut la sélection nationale pendant le Mondial, Santana est un proche de l’ancien sélectionneur brésilien Carlos Alberto Parreira dont il s’inspire largement. Après des débuts alarmants, les méthodes du technicien auriverde ont trouvé un écho favorable si bien que son équipe s’est offert ces derniers mois des victoires de prestiges face à des adversaires au départ bien mieux côté qu’eux.

L’équipe : L’Afrique du Sud est majoritairement composée de joueur expatriés mais elle conserve une forte identité locale. Comme de tradition, elle regorge de gardiens talentueux et toute une pléiade de prétendants au poste de titulaire : Rowen Fernandez, Itumeleng Khune, Moeneeb Josephs, Brian Baloyi et Calvin Marlin sont tous de crédibles postulants.

Derrière, les pensionnaires de la Ligue nationale sud-africaine, Siboniso Gaxa et Morgan Gould se mêlent aux joueurs partis chercher fortune en Europe, Bryce Moon de Panithinaikos Aaron Mokoena de Blackburn Rovers ou encore Nasief Morris de Recreativo Huelva.

Au milieu, les vétarans ont la parole. Prime à l’expérience et au cadre de l’équipe avec Siyabonga Nkosi, Macbeth Sibaya et Lance Davids, tous en soutien des deux flèches sur les couloirs, Steven Pienaar d’Everton et Elrio van Heerden de Bruges. Devant, malgré un rendement en chute, Benni McCarthy reste le premier canonnier de l’équipe. L’expérience de l’attaquant de Blackburn qui a déjà pas mal roulé sa bosse sur les pelouses européennes est un atout de plus pour encadrer la jeune garde, Bernard Parker, Thembinkosi Fanteni ou Katlego Mashego.

La star en devenir : Bernard Parker
Le jeune attaquant commence à prendre ses marques à la pointe des Bafana Bafana. Buteur face au Malawi (3-0) il a aussi très largement contribué au succès de l’Afrique du Sud sur le Ghana et le Cameroun.

Historique en Coupe des Confédérations :
1997 – Phases éliminatoires.

Pronostics :
L’équipe a conscience qu’elle a tiré le bon numéro avec le groupe A mais elle mesure également la difficulté à tenir pour se hisser dans le dernier carré. Un match difficile contre les champions d’Europe espagnols l’attend alors qu’elle devra écarter la Nouvelle-Zélande et l’Irak pour franchir les phases de groupe, l’objectif secrètement avoué par Joël Santana.

Peter Pedroncelli, Goal.com



Pour l'Iraq, la participation à la Coupe des Confédérations est un privilège, mais aussi une forme de consolation. Les champions d'Asie espèrent, en effet, bien se comporter durant ce tournoi dans l'espoir d'oublier leur élimination prématurée en éliminatoires de la Coupe du Monde. De toutes les nations invitées à se rendre en ce mois de juin en Afrique du Sud, l'Iraq est d'ailleurs la seule à avoir la certitude de ne pas y revenir l'année prochaine. Vainqueurs de la Coupe d'Asie des Nations il y a deux ans, Mahmoud et ses coéquipiers n'ont pas réussi à confirmer cet exploit. Pis, ils ont beaucoup régressé depuis et cette Coupe des Confédérations semble arriver à point nommé pour eux, afin de retrouver de la confiance, mais aussi de prouver que leur consécration continentale n'était pas le fruit du hasard.

Comment ils se sont qualifiés :
L'Iraq disputera sa toute première Coupe des Confédérations en tant que champion d'Asie en titre. Ce trophée, ils l'ont remporté il y a deux ans en Indonésie, au terme d'un admirable parcours, qui les a notamment vu sortir les plus grandes équipes de l'Asie, telle que l'Arabie Saoudite, la Corée du Sud et l'Australie. La victoire contre les Saoudiens en finale fut d'ailleurs historique et a permis à un pays, ravagé par la guerre civile, d'oublier l'espace d'une journée son triste quotidien. La tête victorieuse de Younes Mahmoud, restera à jamais comme le but le plus important de l'histoire de cette sélection.

Le sélectionneur : Bora Milutinovic
Il est possible de mettre en place un tournoi international en utilisant juste les sélections que le sélectionneur Serbe de l'Iraq a dirigé durant sa carrière. Âgé de 64 ans, Milutinovic, figure, en effet, comme l'un des techniciens les plus expérimentés du monde de football. De 1986 à 2002, il a participé à cinq éditions de Coupes du Monde, emmenant successivement le Mexique, le Costa-Rica, les Etats-Unis et le Nigéria en huitièmes de finale, avant de guider la Chine durant sa première participation au tournoi planétaire. Milutinovic s'est aussi occupé de Honduras et de Jamaïque, avant de prendre en mains l'Iraq en avril dernier. Malgré son âge, il reste toujours aussi passionné et son enthousiasme est plus que jamais débordant. Avec Milutinovic sur le banc, l'Iraq possède un atout non négligeable, qui pourrait peut-être lui permettre de compenser son manque d'expérience au plus haut niveau.

L'équipe :
Pour la plupart des internationaux irakiens, la Coupe des Confédérations est une occasion idéale afin de s'illustrer, et de taper dans l'œil des recruteurs européens. Par le passé, plusieurs d'entre eux ont été pressentis pour rejoindre le Vieux Continent, mais ces sollicitations n'ont jamais été concluantes.

A titre d'exemple, le milieu de terrain Nashat Akram fut tout proche de signer en faveur de Manchester City l'été dernier, mais le transfert n'a pas pu être entériné en raison d'un problème de permis de travail. Aujourd'hui, le seul Iraqien à évoluer en Europe s'appelle Hawar Mulla Mohammed. Ce dernier a même réussi le pari de marquer un but dans la prestigieuse Ligue des Champions en début de saison. Sous le maillot de l'équipe chypriote d'Anorthosis, il a fait trembler les filets de Panathinaïkos. .

Malgré cet exploit, Hawar n'est pas la star de cette sélection irakienne. Cette étiquette revient à Younes Mahmoud. Buteur de la dernière Coupe d'Asie des Nations est l'un des footballeurs les plus connus en Asie, et sa présence parmi les nominés pour le Ballon d'Or 2007 n'est pas étranger à cet état de faits. Il y a quelques temps, l'Olympique de Marseille avait manifesté un certain intérêt à son sujet, mais n'a pas jugé utile de le concrétiser. Mahmoud joue au Qatar au sein de l'équipe de Gharafa, en compagnie de Nashat Akram.

Lorsqu'on cite les individualités de cette sélection irakienne, l'on ne peut passer outre Noor Sabri, un gardien talentueux, qui n'a probablement pas eu la carrière qu'il méritait. Ses performances lors de la précédente Coupe d'Asie des Nations ont ébloui tous les observateurs.

La star en devenir : Karrar Jassim
A seulement 22 ans, Karrar Jassim est un joueur indispensable de cette sélection. Positionné en meneur de jeu, il n'hésite pas à se muer en attaquant, en usant à merveille de sa technique mais aussi de ses qualités physiques et athlétiques. Ses belles prestations durant la Coupe d'Asie des Nations 2007 lui ont permis d'accrocher un contrat au Qatar. Aujourd'hui, il a pour ambition de rejoindre un club européen, et pour cela il est déterminé à briller durant la Coupe des Confédérations.

Le Pronostic :
Même si elle le réfute, la sélection irakienne aura du mal à faire plus que de la figuration durant cette compétition. Dans son groupe, elle aura à faire face notamment à l'Espagne, le champion d'Europe en titre. Néanmoins, les Irakiens pourront légitimement espérer franchir le premier tour, s'ils arrivent à obtenir un résultat positif lors de leur première rencontre face au pays hôte. Et puis, en 2007, personne, non plus, ne donnait cher de la peau de l'Iraq au début de la Coupe d'Asie des Nations et l'on connaît la suite.

John Duerden, Goal.com



 
Les "All-Whites" sont devenus, par défaut, la national du foot la plus puissante du continent océanien après que l'Australie ait été affiliée à la Confédération Asiatique. Ce statut, le néo-zélandais n'ont pas encore eu le temps de le confirmer, puisque depuis 2003, ils n'ont pas eu la possibilité de se frotter aux grandes nations du football mondial. Ca sera chose faite cet été durant la Coupe des Confédérations. L'on saura alors si cette équipe a les moyens de ses ambitions, et si ses chances de qualification pour la prochaine Coupe du Monde sont réelles.

C'est la troisième fois que la Nouvelle-Zélande prendra part à ce tournoi intercontinental, et son objectif est clair : remporter au moins un match. Opposée à l'Afrique du Sud, puis à l'Iraq et enfin l'Espagne, elle espère l'accomplir et signer par la même occasion la performance la plus notable de son histoire. Une histoire dont le seul et principal fait d'arme remonte à il y a 27 ans. En 1982, cette sélection avait réussi l'incroyable pari de se qualifier pour une Coupe du Monde. Mais, en phase finale, elle n'a guère brillé, perdant ses trois matches de compétition (contre l'URSS, l'Ecosse et le Brésil).
Aujourd'hui, la Nouvelle-Zélande cherche donc à s'affirmer sur la scène internationale, et elle a bon espoir d'y parvenir. D'abord, parce qu'elle compte en son sein un très grand joueur, en la personne de Shane Smeltz, élu comme le meilleur joueur du championnat australien, mais aussi parce qu'elle bénéficie de l'expérience de Ricki Hebert, un jeune entraîneur, qui a évolué durant les années dans le championnat anglais sous le maillot de Wolverhampton.

Comment s'est-elle qualifiée : La Nouvelle-Zélande a été invitée à participer à la Coupe des Confédérations en tant que meilleure sélection de l'Océanie. Ce continent n'a pas de tournoi, pouvant désigner son meilleur représentant, et ce n'est qu'à travers les éliminatoires pour le Mondial 2010 que les "All-Whites" ont obtenu leur ticket pour l'Afrique du Sud. Smeltz et ses coéquipiers ont fini premier d'un groupe qualificatif, comportant trois autres sélections, à savoir la Nouvelle-Calédonie, le Fiji et le Vanuatu.

Le sélectionneur : Ricki Herbert
En plus du poste de sélectionneur, Herbert occupe la fonction d'entraîneur de l'équipe de Wellington Phoenix. Il a donc une très belle connaissance du football néo-zélandais et c'est ce qui lui a permis de monter une sélection compétitive. Âgé de 48 ans, Herbert, a connu aussi une longue carrière de joueur, durant laquelle il a porté le maillot national à 61 reprises.

L'équipe :
Emmenée par Ryan Nelsen, le défenseur de Blackburn Rovers, la sélection de Ricki Herbert est composée majoritairement des joueurs évoluant à Wellington Phoenix, une équipe du championnat australien, mais il existe aussi des footballeurs, avec une expérience différente, comme Duncan Oughton et Andrew Boyens, sociétaires de la Major League Soccer Américaine. Par ailleurs, le milieu de terrain Chris Killen possède aussi un vécu du foot européen et aussi de la Ligue des Champions, puisqu'il a joué pour le compte de Celtic Glasgow. Parmi les gâchettes de cette sélection, figure le jeune Jarrod Smith, ainsi que Chris James, un ancien international espoir anglais. Pour ce qui est du technicien de l'équipe, il s'appelle Leo Bertos. Enfin, Shane Smelt, est à coup sûr, la star de cette sélection. Sa régularité et son efficacité ont d'ailleurs déjà séduit de nombreux recruteurs européens.

Star en devenir : A 21 ans, Chris James émerge comme le grand espoir de cette sélection néo-zelandaise. Il l'a prouvé l'année dernière à l'occasion du Mondial des -20 ans. Utilisé comme milieu offensif par Herbert, il fait preuve d'une grande maturité, mais aussi d'une belle confiance en soi. Il sera l'un des joueurs à suivre à l'occasion de cette Coupe des Confédérations.

Historique en Coupe des Confédérations :
1999 – Phase de poules
2003 – Phase de poules

Pronostic :
La plupart des joueurs de cette sélection n'ont jamais pris part à un grand tournoi international, il serait donc vraiment surprenant de les voir signer un bon résultat durant cette compétition. Toutefois, il ne faudra pas les enterrer trop vites. Nelsen et ses partenaires sont plus que motivés à l'idée de bien faire, surtout contre l'Iraq et pour cause le match face au champion d'Asie leur servira de test en vue de leur futur barrage, qualificatif pour le Mondial, qu'ils disputeront contre une équipe asiatique.
 
Chris Paraskevas, Goal.com




Malgré leur "seul" titre de champions d'Europe, les Espagnols sont vus comme la meilleure équipe du monde, même si les Brésiliens ne partageront pas cet avis... C'est pour cela que la Furia Roja de Vicente del Bosque est au centre de toutes les attentes. L'Espagne a un groupe largement à sa portée, avec l'Afrique de Sud, l'Iraq et la Nouvelle-Zélande et peuvent être tranquilles jusqu'à la phase finale où il pourraient rencontre l'Italie ou le Brésil. Seul bémol, la fin de la
saison espagnole se place juste avant le début du tournoi, ce qui veut
dire qu'il faudra être vigilant dès le premier match face à l'Afrique du
Sud.

Comment se sont-ils qualifiés : la victoire dans l'Euro 2008
L'Espagne a remporté seulement son deuxième trophée majeur de son
histoire l'été dernier lors de l'Euro 2008. Elle n'a pas pris un but dans la phase de groupes avant de battre les Italiens aux tirs au but,  puis d'écraser la Russie 3-0. Malgré la blessure de David Villa, les
Espagnols ont gagné face à l'Allemagne en finale, grâce à un but de
Fernando Torres.

Entraîneur : Vicente Del Bosque
L'ancien entraîneur du Real a pris le relais de Luis Aragones et a depuis réalisé un exploit, son équipe n'ayant pas perdu depuis qu'il est là.

L'équipe :
Iker Casillas a certainement été le portier le plus en forme de 2008,
même si, par la suite, il a dû faire face à quelques critiques. Il reste
l'un des joueurs les meilleurs à son poste.
En défense, l'influence madrilène est également présente avec Sergio  Ramos à droite. Joan Capdevila est quant à lui indéboulonnable à gauche, alors que la charnière centrale peut s'adapter aux situations avec Carlos Puyol et le jeune Raul Albiol. Le milieu de terrain offre de son côté des possibilités infinies. Santi  Cazorla et Albert Riera toquent à la porte de la sélection. Andres Iniesta et Xavi, la paire barcelonaise, sont deux membres indéboulonnables de l'équipe alors que Marcos Senna est à la fin de sa carrière, mais a toujours une influence défensive intéressante. Le  contingent de Premier League est bien sûr emmené par Xabi Alonso et Cesc Fabregas. En attaque, David Villa et Valencia mènent la danse, mais Fernando Torres n'est pas loin. Sur le banc, des joueurs comme Dani Guiza (Fenerbahçe) ou Fernando Llorente (Athletic Bilbao) ou Bojan Krkic ont encore leurs preuves à faire.

Star en devenir : Cesc Fabregas
C'est peut-être ridicule de le qualifier encore de star en devenir, mais
il reste un jeune joueur. Après avoir passé la majorité de la saison
blessé, il pourrait faire un retour fumant cet été. Il faura également
surveiller Bojan Krkic, l'attaquant barcelonais de 18 ans, qui a fait
ses débuts internationaux cette année.

Historique en Coupe des confédérations : aucune

Pronostics :

Les Espagnols sont co-favoris pour une raison. La Furia Roja avancera sans grande difficultés dans la phase de groupes et n'aura droit à un véritable test que quand elle rencontrera l'Italie et le Brésil. Au plus haut de leur forme, les hommes de Del Bosque pourraient penser qu'ils ont déjà gagné, mais la vieille réputation espagnole d'inconstance pourrait les rattraper. Dans sa forme actuelle, l'Espagne peut au moins penser au podium.

Ewan Macdonald, Goal.com

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