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L'Euro 2020 se tiendra pour la première fois à travers toute l'Europe, comme le souhaitait le président de l'UEFA, Michel Platini, qui a réussi à faire approuver son idée.

Le comité exécutif de l'UEFA a donné son feu vert à un Euro éparpillé dans plusieurs grandes villes du Vieux Continent, et non plus organisé par un, voire deux pays, comme c'était le cas jusqu'à présent depuis sa création en 1960. "Un Euro pour l'Europe", a résumé Gianni Infantino, le secrétaire général de l'UEFA lors d'une conférence de presse. Mais un "Euro pour l'Europe" n'est pour l'heure qu'une feuille vierge selon lui, sur laquelle tout reste à écrire.

« Combien de villes ? Je ne sais pas ! »

"La seule chose qui a été décidée est que le concept change. Combien de villes, je ne le sais pas, nous verrons !", a souligné l'Italien. "Nous voulions prendre l'avis de nos fédérations avant de faire ces choix. La réponse a été extrêmement positive et a abouti à cette décision aujourd'hui". Pour concrétiser cette idée, l'UEFA a confié à son comité des compétitions d'équipes nationales le soin de lui soumettre des propositions sur le format, les structures du tournoi et le nombre de villes hôtes. Un projet, s'il est prêt, pourrait être adopté dès le prochain comité exécutif de l'UEFA à Nyon le 25 janvier, ou plus probablement lors du suivant le 28 mars à Sofia.

"Le processus de candidature commencera juste après ce comité exécutif. Cela prendra probablement un an. Le choix des villes hôtes est prévu pour le printemps 2014, six ans avant l’événement", a expliqué le secrétaire général. "Évidemment, le fait que le choix des villes sera fait bien avant les qualifications signifie qu'au moins une ville d'un pays non qualifié aura certainement des matches de l'Euro". Selon l'UEFA, un Euro itinérant offre plusieurs avantages. "Le point principal est de donner à plus de villes, plus de pays la possibilité de participer à cette célébration d'un Euro pour l'Europe", a insisté Gianni Infantino. Pour le secrétaire général, c'est clair: "Je pense que nous allons renforcer la fête du football !"

La Turquie en opposition

Seule la Turquie a marqué son opposition au projet. Le pays s'était déclaré candidat pour l'Euro 2020, mais également pour les JO de cette année-là, via sa métropole Istanbul. Autres candidats : l'Azerbaïdjan et la Géorgie, deux anciennes Républiques soviétiques qui avaient décidé de faire candidature commune, et le trio Eire-Ecosse-Pays de Galles, qui nourrissait un projet à trois. Depuis Sao Paulo, vendredi dernier, Jérôme Valcke, le secrétaire général de la FIFA (Fédération internationale), avait envoyé un petit tacle à Michel Platini, disant qu'à titre tout personnel, il ne comprenait pas ce concept d'Euro itinérant. "Cela détruit l'esprit de la compétition", avait-il dit.

L'Euro, dont la première édition a eu lieu en 1960, était jusqu'à présent attribué à un ou deux pays. Le dernier s'est tenu en juin et juillet, en Pologne et en Ukraine. L'édition 2016 aura lieu en France.

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