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Wayne Veysey s'est entretenu avec Gianni Infantino, secrétaire général de l'UEFA, qui a pris le temps d'expliquer la démarche du Fair Play financier exclusivement sur notre site.

EXCLUSIF
Par Wayne Veysey à Nyon, Suisse


Le fameux Fair Play financier revient dans toutes les bonnes discussions. A l'heure où la crise touche toutes les franges de l'économie, dont le football, Michel Platini brandit le Fair Play Financier, afin de garantir une relative équité des compétitions, mais aussi et surtout leur perennité. Goal.com a décidé de vous expliquer ce qu'est le Fair Play financier. Nous avons pu rencontrer les grands décideurs de l'UEFA, leur poser des questions. Tout au long de cette fin de semaine, découvrez tout ce qui se cache derrière le Fair Play financier, matière dans laquelle la France se dit en pointe. Bientôt les clubs français pourront-ils de nouveau rivaliser avec leurs voisins européens ? Gianni Infantino, secrétait général de l'UEFA, nous accordé une interview exclusive sur le sujet.


M. Infantino, pouvez-vous nous expliquer exactement ce qu'est le fair-play financier ?

Gianni Infantino : C'est un plaisir de parler de ce qui est certainement notre projet le plus important pour les prochaines années. Le fair-play financier est un ensemble de règles que nous avons établies en étroite collaboration avec les clubs, un ensemble de règles qui devrait nous aider à aller de l'avant. Il y a de nombreux éléments dans ce projet, mais le principal est la règle du "break even" qui demande aux clubs d'équilibrer leurs comptes en trois ans. Tout cela pour aider à avoir un club de football sain et viable.

Pourquoi l'UEFA introduit-elle une telle notion de fair-play financier ?

G.I. : c'est une décision mûrement réfléchie. Ce n'est pas quelque chose tombé du ciel. Nous avons, avec l'équipe, étudié ce qu'il se passe au sein des clubs européens. Nous étudions les comptes des clubs, des championnats et des syndicats de joueurs. En 2004/2005, nous avons mis en place un système de réglementations qui contient également des règles financières. Puis, le milieu entier du football européen a senti qu'il était temps de faire quelque chose, d'établir certaines règles pour avoir un meilleur système. Si nous jetons un oeil aux analyses que nous avons réalisées, l'année dernière par exemple, en 2009 nous avons réalisé que les clubs des élites européennes (660 clubs), ont perdu 1,2 milliard d'euros en une année. C'est clairement quelque chose qui va conduire le football européen au désastre si nous ne faisons rien. Ce constat est  reconnu par nous, par les clubs et ensemble nous avons décidé de changer le futur.

Combien des 660 clubs n'ont pas leurs comptes équilibrés ?

G.I. : Environ la moitié d'entre eux, peut-être un peu plus. Mais cela montre également que beaucoup ont leurs comptes équilibrés. Cela est donc possible d'équilibrer ses comptes et de gagner, d'avoir du succès sur le plan sportif. Nous devons être prudent et ne pas appliquer au futur des règles qui s'appliquaient au passé. Jusqu'à maintenant, il n'était pas demandé d'équilibrer les comptes et vous pouviez avoir un propriétaire qui injectait de l'argent. Avec les nouvelles règles, c'est possible, mais sous certaines conditions. Ce qui est important, c'est que cela soit viable avec, bien sûr, des investissement à long-terme dans la formation et les infrastructures, qui sont de bons investissement qui ne devraient pas être pris en compte dans les calculs.

Qui sont les instigateurs de ce fair-play financier ?

G.I. : Bien sûr, c'est le président de l'UEFA, Michel Platini qui, lors du récent congrès à Paris, a déclaré que le fair-play financier serait l'une des grandes priorités de son prochain mandat, lors des 4 prochaines années. Il est complètement impliqué dans ce projet, il l'a mené devant les clubs et je dois dire que nous avons reçu beaucoup de retours positifs. Tout le monde dit que c'est le bon moment de le faire. La question est :"ferez-vous vraiment quelque chose ?". La réponse est : "bien sûr". Le train a quitté la gare, nous sommes lancés et nous ne reviendrons pas en arrière. Tout le monde connaît les règles et nous ne nous arrêterons pas.

Quand est venue l'idée de ce projet ?

Au printemps 2009 pour la première fois, lors de discussions avec plusieurs clubs, nous avons eu le sentiment que quelque chose devait être fait. C'était également la première année où nous étudiions la situation des clubs lors des années précédentes et que nous pouvions ainsi nous appuyer sur des faits et des chiffres et pas seulement des impressions. Nous avons eu environ 1 an et demi de discussion jusqu'à ce que le projet soit approuvé en 2010.

Combien de personnes de l'UEFA travaillent directement sur l'implantation des règles ?

Environ 8 personnes travaillent là-dessus, sans compter un panel indépendant présidé par l'ancien Premier Ministre belge, Jean-Luc Dehaene et composé d'experts.

Le but est-il de  créer un niveau moyen ?

Je ne dirais pas ça comme cela parce que c'est impossible et ce n'est pas notre intention. Vous aurez toujorus des clubs qui génèreront plus de revenus et qui seront plus riches que d'autres. L'objectif n'est pas de niveler tout le monde. L'objectif est que chacun puisse avoir les mêmes conditions de base.

Penez-vous que cela réduira les écarts entre les clubs riches et pauvres ?

C'est difficile à dire. Historiquement, les gros clubs ont toujours existé. Les raisons de cela sont toutefois différentes par rapport au passé. La TV influence beaucoup les choses. Dans le passé, il s'agissait davantage de la taille de la ville, etc... La Ligue des champions a-t-elle une influence ou non ? Quand vous voyez qu'elle représente 10% des revenus des gros clubs, cela ne fait peut-être pas une grosse différence en termes de revenus purs, mais plutôt en termes d'image. Je ne sais pas si la différence sera plus grande ou moins grande. Les clubs bien gérés bénéficieront de ce système en diversifiant notamment les revenus.

Il semble pourtant injuste qu'un bon club comme l'Ajax, qui évolue dans un pays où il y a déjà des règles financières strictes, doive vendre ses meilleurs joueurs pour réduire les dettes du club...

Dans le futur, les clubs qui enregistreront les plus grosses pertes ne pourront pas acheter des joueurs. Mais bien sûr, c'est facile de dire cela parce que le marché est plus vaste en Angleterre, en Espagne ou en Italie est plus grand qu'aux Pays-Bas. Cela ne peut être changé par une simple règle. Le régime fiscal est différent en Espagne, en Allemagne ou en Angleterre. Vous avez différents moyens  de vendre les droits, de manière individuelle en Espagne, de manière collective en Angleterre et en Allemagne. Il y a des clubs qui détiennent leur stade et qui génèrent de gros revenus. Dans d'autres pays, le stade n'est pas la propriété du club et les revenus sont plus minces. Tout cela influence les revenus d'un club.

Dans 10 ans, les 660 clubs dont vous parliez atteindront-il tous l'équilibre ? Est-ce un objectif à long terme ?


Le but est que dans 10 ans, nous ne verrons plus de pertes d'1,2 milliard et qu'il n'y aura plus de dettes abyssales. J'espère que ces 660 clubs y arriveront, sinon à équilibrer leur situation, au moins avoir une situation financière qui leur permet de réussir efficacement.

En lisant les conclusions de l'UEFA et en étudiant les règles, il apparaît que cela sera une transition douce pour les clubs. Est-ce juste ?

C'est cela. Cela doit être une transition douce. notre objectif n'a jamais été de punir qui que ce soit. Pourquoi ferions nous cela ? notre objectif est d'aider les clubs et c'est également l'objectif des clubs eux-mêmes que de s'aider. Nous sommes ici pour les assister dans la phase de transition. Tout sera expliqué. A la fin ce n'est pas une punition, mais plutôt un moyen d'aider et de porter tout le monde vers un niveau plus haut.

En réalité, nous verrons une situation où les clubs qui n'appliquent les règles et ont des dettes régulières chaque année comme Chelsea ou Manchester united seront bannies de la Ligue des champions ? L'UEFA veut-elle cela ?

Ce n'est pas une question d'envie ou non. Notre but n'est pas de punir qui que ce soit. Si l'UEFA introduit des règles elles doivent être appliquées. Un panel indépendant veille à cela et prendra les décisions appropriées. Il y a un large éventail de sanctions. C'est différent si vous avez de grosses ou de petites pertes sur un an. Il peut y avoir des raisons objectives pour enregistrer une perte, mais cela doit être une stratégie qui ne doit pas dépasser trois ans par exemple. Tout cela sera examiné par un panel et bien sûr, au final, l'exclusion est possible. L'UEFA a la réputation d'être sévère, mais juste et c'est ce que nous faisons. Nous traitons tout le monde de la même façon. Vous devez vous soumettre aux règles et si vous ne le faites pas, il y aura des sanctions ultimes. Nous avons déjà exclu des clubs. Cette année, nous avons puni 5 clubs qui se sont qualifiés sportivement pour nos compétitions, mais qui n'ont pas été admis parce qu'ils ne remplissaient pas tous les critères. Par exemple, Majorque en Espagne. Ces 5 dernières années, 27 clubs n'ont pas été admis dans nos compétitions. Les gens pensent que s'il s'agit d'un gros club d'un grand pays, ce sera ok. Et bien non. si vous ne respectez pas les règles, il y a différentes sanctions possibles, y compris l'exclusion.


Qu'en est-il d'un club qui génère beaucoup de revenus et joue la Ligue des champions, comme le Real Madrid, Barcelone ou Chelsea ? Les expulserez-vous ?

Pourquoi pas ? Oui, bien sûr ! Si n'importe quel club n'applique pas les règles il y aura des sanctions, y compris pour ces clubs. Ce ne serait pas juste envers les autres clubs qui respectent les règles. C'est dans l'intérêt de tout le monde que les mesures soient appropriées et que des sanctions soient prises. Nous sommes confiants.

La plupart des clubs de l'élite de la Premier League ont enregistré de grosses pertes cette année. Comment peuvent-ils équilibrer leurs comptes ?

Ils devront le faire. Les règles sont connues de tous depuis plus d'une année, je suis sûr qu'ils auront une stratégie. s'ils dépensent de l'argent, ils doivent avoir une idée du retour sur investissement. C'est difficile de parler de situations particulières sans connaître les détails, mais je suis sûr que les dirigeants qui ont investis dans des joueurs, ont l'idée de se qualifier pour la Ligue des champions ou autre et qu'ils génèreront des revenus. Ce qui est clair, c'est qu'il y a des règles et qu'il faut en tirer les conséquences.

Il y a la possibilité que les clubs puissent contourner les règles, notamment avec le "naming". Jugez-vous cela juste ?  Manchester City ne peut-il pas simplement avoir un contrat de 200 millions de livres avec une compagnie aérienne d'Abu Dhabi ?

C'est quelque chose que le panel devra analyser. S'il a le sentiment que les règles sont contournées, cela correspondra à une violation. Comment cela se passera en pratique ? Comme dans une court qui prend des décisions, les juges ne sont pas experts dans tous les domaines, ils appellent donc des experts, des témoins et ensuite prennent leur décision. Bien sûr il y aura des solutions créatives qui vont apparaître et c'est à nous de nous y préparer. Nous sommes en constantes discussions avec les clubs afin qu'ils soient prêts. Personne ne devrait essayer de faire le malin en contournant les règles.

Quels sont les retours que vous avez des gros clubs ? Veulent-ils ces nouvelles règles ?

Oui. Nous avons reçu et nous recevons des retours positifs. Les questions sont globalement les mêmes que les vôtres. Pourquoi faites-vous réellement cela ? Si je respecte les règles, je veux que les autres aussi. Je réponds oui. Le concept est unanime. Cela a été approuvé par l'Association des clubs européens qui compte environ 200 clubs membres.

Cela changera-t-il la gestion du football pour toujours ?

Oui, c'est notre objectif. Cela devra se faire de manière rationnelle, plus saine et viable. Comme chacun le fait chez soi. Si vous avez un billet de 100€ vous pouvez dépenser 100€.
Est-ce que les investisseurs voudront encore inverstir dans le football ?

Oui, certainement. Mais investir dans le football avec l'objectif de générer des recettes pour le football. Mais le football ne devrait pas devenir un jouet pour une poignée de gens riches qui peuvent jouer avec et ensuite, quand ils sont fatigués, personne ne sait ce qu'il se passe. Notre responsabilité en tant que dirigeant est de nous occuper de ça. Le football est pour tous, pour les personnes et pour les fans, et pas seulement pour une poignée de gens riches.

Arsenal est maintenant contrôlé par un nouveau propriétaire américain, Stan Kroenke. Est-ce que l'UEFA va faire attention à des situations telles que celle là et juger si c'est financièrement saint ou pas ?

Nous lisons, bien sûr, les journaux et Goal.com afin de voir ce qu'il se passe dans le monde du football. Nous suivons tout ça avec attention. Maintenant, ce que nous examinons, c'est si les règles qui sont en place sont respectées ou non. Cela dépend du nom du propriétaire du club. Arsenal est certainement un exemple d'un club qui remplit déjà les conditions financières sur le fair-play aujourd'hui. Il est très bien géré, il n'y a rien à craindre.

Arsenal est  l'un des rares grands clubs qui révèle ses comptes  même sous les nouvelles règles. L'UEFA voit-il les choses comme ça ?

Eh bien, comme je l'ai dit, je ne veux pas appliquer les règles à des situations dans le passé. Il y a ces clubs qui publient leurs comptes et il est facile de voir ce qu'ils adoptent. Arsenal est l'un d'entre eux.

Qu'en est-il des clubs qui sont moins ouverts sur la publication leurs comptes, tels que les clubs sur les autres marchés ? Pouvez-vous obtenir un accès à leur compte facilement ?

Oui à l'heure actuelle. À l'avenir encore plus, parce qu'il nous faudra plus d'informations par rapport à maintenant. Cette analyse est fondée sur l'exactitude des renseignements financiers vérifiés, étudiée par des vérificateurs externes indépendants et analysée par nos experts ici de l'Uefa. Nous avons accès aux 660 clubs en Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est et nous aurons accès à encore plus d'informations.

Les méthodes comptables sont-elles les mêmes partout dans le sport?

Non, ce ne seront pas les mêmes, car cela dépend d'une législation différente dans les différents pays. Comme vous le savez, l'UEFA a 53 membres qui vont bien au-delà de l'Union européenne, alors ce ne sera pas les mêmes. Mais les méthodes que nous sommes en train d'analyser seront normalisées et les mêmes pour tous les clubs. Les chiffres seront présentés d'une manière qui est comparable.

Après avoir étudié ces nouvelles règles, elles paraissent extrêmement compliquées. Les heures à analyser tous les clubs doivent être immenses.

Si vous êtes sérieux et, comme je l'ai dit au début, ce n'est pas quelque chose qui est venu comme ça. Nous ne nous sommes pas réveillés le matin en pensant, "nous devons faire quelque chose". C'est réfléchi, pensé et ce n'est pas de la science-fiction. Ce sont les faits, c'est expliqué en détail. Si vous comparez, par exemple, ce qu'il se passe en sports US, cela rentre beaucoup plus dans les détails. Nous ne sommes pas aux États-Unis, nous sommes en Europe et on a un système qui semble peut-être compliqué pour le profane. Mais les experts vont s'y retrouver. Si ce n'est pas le cas, nous sommes là pour aider et expliquer.

Est-ce que les clubs vont embaucher leurs propres experts et trouver des échappatoires dans les règles?

Je ne sais pas. Certains vont surement le faire. Il y aura surement des moyens détournés pour échapper aux règles mais ce n'est pas une raison pour ne pas commencer ce projet. Quand nous aurons découvert les échappatoires, nous les corrigerons.

L'UEFA pourrait changer les règles au fur et à mesure ?

Bien sûr que nous le pouvons. Si nous découvrons que quelque chose ne va pas ou que nous avons oublié quelque chose en chemin. C'est document évolutif. Tout le monde se plaint des impôts mais ce n'est pas une raison pour ne pas en payer. Beaucoup de gens tente de trouver des moyens pour éviter de payer des impôts, mais ce n'est pas possible. Nous devons payer des impôts et c'est quelque chose de similaire dont il s'agit ici. Ce n'est pas le document parfait et nous en sommes conscients. C'est une première, nous allons apprendre au fur et à mesure, mais nous sommes confiants sur le fait que si quelque chose doit être corrigé, il le sera.

Concernant la création éventuelle d'une ligue européenne de clubs indépendante de l'UEFA, que pensez-vous d'une telle éventualité ?

C'est un sujet qui existe depuis plusieurs années. mais je pense que l'opinion des grands clubs sur cette Super League européenne -appelez-là comme vous voulez- c'est qu'elle existe déjà et qu'elle s'intitule la Champions League.

Imaginez qu'un nombre important de grands clubs soit éjecté. Peut-on envisager de voir ces clubs créer leur propre championnat ?

Je pense qu'une majorité de clubs, ceux qui ont accepté les règles, seraient heureux de voir les clubs non respectueux des règles, être éjectés de nos compétitions. Il s'agit de jouer de manière juste dans une coméptition juste. Je ne pense que ce soit une option car la majorité des clubs a accepté les règles, même les plus gros. Parmi ces gros clubs, on note une écrasante majorité qui opère déjà de manière tout à fait juste. Une majorité d'entre eux à tout intérêt à ce que l'UEFA appplique les règles.

A titre d'exemple, Arsenal peut légitimement se plaindre que ses rivaux, Manchester United et City, affichent un immense déficit....

Dans trois ans, cela ne sera plus possible.

Pour ce qui est des règles, les périodes de surveillance sont-elles vraiment strictes ?

Oui, elles sont gravées dans la roche. Les clubs doivent savoir dès maintenant de quelle manière ils seront jugés dans trois ans. Il faut donc savoir, pour chaque club, à quelle période vous serez analysé.
 
Est-ce que la réputation de Michel platini dépend désormais de la réussite du Fair Play financier ?



Je pense que la réputaion de Michel Platini est indépendante de cela dans le sens où le fait de proposer et d'introduire ce débat est déjà un grand pas vers l'avant. Et cela va marcher car tout le monde veut que ça marche. Nous récoltons déjà des bénéfices rien qu'en y pensant et rendre tout cela possible dépend de la bonne volonté de chacun. Nous sommes très confiants.

Pensez-vous que dans dix ans, les grands clubs tels que  Manchester United, Barcelone et le Real Madrid domineront toujours le foot européen ?

Oui. Comme c'était le cas il y a 50 ans. Le fait que tout le monde ait les mêmes modèles n'a pas été très fructueux dans la vraie vie.

Quels changements sont à prévoir pour les joueurs ? Y'aura-t-il un plafonnement des salaires pour eux ?

Oui, un plafonnement de salaire est prévu. A partir du moment où vous ne pouvez pas dépenser plus que ce que vous générez, en prenant en compte le fait que vos plus grosses dépenses sont les salaires, il y a donc un impact. Il vaut mieux avoir un salalire moins élevé et être payé, qu'un gros salaire et ne jamais être payé.

L'ère des joueurs à £200,000 par semaine est-elle donc révolue ? Pensez-vous qu'ils recevront des revenus d'autres sources ?

Je ne sais pas et j'espère franchement que non. Le milieu du foot sera en meilleure santé et génénrera plus de revnus qu'aujourd'hui. Si vous payez vôtre joueur £200,000 la semaine, c'est que vous générez cette somme là et le modèle se portera bien, ainsi que le business.

Est-ce que les clubs des championats modestes vont souffrir ?

Je ne vois pas pourquoi ils devraient souffrir. Je ne vois pourquoi n'importe quel club devrait souffrir avec un système qui marche tel que le nôtre. Un système qui ne vous force pas à aller en justice pour avoir votre salaire, au sein duquel, si quelqu'un vous doit de l'argent, vous pouvez être sûr qu'il l'a en sa possession. Il y a aujourd'hui des centaines de cas traités en justice. Des cas d'impayés où des clubs se plaignent de ne pas recevoir leur argent, où les joueurs se plaignent de ne pas avoir reçu leur indemnistation. Cela n'arrivera plus.

Est-ce que la tendance des clubs espagnols, par exemple, qui n'arrivent pas à payer leurs indemnistations de transfert, prendra fin ?

Il ne s'agit pas seulement des clubs espagnols, mais de clubs à travers l'Europe et le monde.  Il y a là un problème. La quantité diffère par rapport aux clubs et aux pays. Mais c'est proportionnel, petite quantité pour petit club égale grosse quantité pour grand club. Ce ne sera peut-être pas la fin de cette tendance mais elles sera désormais limitée, car vous ne pourrez plus faire ce que vous n'avez pas les moyens d'entreprendre.




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