thumbnail Bonjour,

L'équipe de France se déplace en Italie pour sa dernière rencontre de l'année. Un match amical à l'enjeu symbolique entre deux frères ennemis.

Comme un paradoxe. C'est pour le traditionnel match amical de novembre, souvent dénué de toute intensité, que l'équipe de France retrouve son rival historique. L'intensité, c'est pourtant ce qui caractérise le mieux cette confrontation entre deux frères ennemis dont les duels ont marqué les esprits. Ce mercredi soir, il n'y aura pas le contexte et l'adrénaline d'une grande compétition internationale. Mais l'antagonisme entre Bleus et Azzurri sera suffisant pour planter le décor de ce grand classique européen.

Respect et similitudes

L'analogie entre les cheminements récents des deux sélections est évidente. Comme l'équipe de France, l'Italie traverse une période de transition très délicate à aborder. Comme les Bleus, la Squadra Azzurra doit faire face à un fossé générationnel comblé toutefois par une nouvelle vague de joueurs prometteurs. Une seule distinction vient briser ce parallélisme, et elle est de taille, le parcours des deux nations depuis leurs échecs respectifs à la Coupe du monde 2010. Pendant que l'Italie, sous l'impulsion de Prandelli, parvenait à réussir un coup de maître en décrochant une finale du dernier championnat d'Europe, l'équipe de France a réalisé un parcours mitigé en Pologne et en Ukraine, même si l'objectif minimal (les quarts de finale) a été rempli.

Connaisseur avisé du football italien, Didier Deschamps est bien placé pour annoncer la couleur. "C'est un match amical mais c'est vrai qu'il y a une rivalité même si elle est inférieure à ce qu'elle a pu être par le passé car avant il y avait beaucoup de joueurs qui évoluaient en Italie. Mais c'est comme à chaque match contre l'Angleterre, le Brésil ou l'Allemagne, il y a plus d'attentes. C'est un match amical mais le résultat sera important.", a expliqué le sélectionneur des Bleus en conférence de presse. Et DD ne croyait pas si bien dire, car au-delà de l'aspect symbolique, les Bleus se doivent d'entretenir l'esquisse d'un renouveau après l'exploit du match nul arraché au bout de la nuit madrilène, il y a un mois.

Ce fait d'arme a eu un impact réel. Aux yeux de l'opinion publique, d'abord, et c'était plus que nécessaire... Mais également pour de nombreux acteurs du milieu. Pas les Italiens, toutefois, qui n'avaient pas besoin de voir leur rivaux réaliser une performance pour ne pas les prendre de haut. Salvatore Sirigu, dans un français parfait, le soulignait. "Nous, on a toujours respecté l'équipe de France. Ils auraient perdu en Espagne, ça aurait été la même chose. Mais bon, c'est vrai que depuis qu'ils ont obtenu un résultat là-bas, on s'en méfie encore davantage." Le portier du PSG devrait être titularisé, tout comme son coéquipier Verratti, confirmation d'une rotation annoncée de la part de Cesare Prandelli. Mais les Bleus non plus n'ont pas besoin des titularisations de Buffon ou Pirlo, ou de la présence de De Rossi, pour ne pas sous-estimer la Nazionale. L'Italie a changé, culturellement et tactiquement, mais le respect mutuel perdure. De quoi donner une saveur particulière à cette dernière échéance de l'année civile...

A lire également :

Toute l'actualité de l'équipe de France


Relatifs

From the web