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Evra a estimé que Manchester "United a toujours été supérieur à City" tout en soulevant des griefs à l’encontre de Laurent Blanc et en se montrant laudateur envers Deschamps

Pour son grand retour devant les médias, Patrice Evra a fait fort. Lors de la conférence de presse d’avant-match, il a profité de la tribune offerte pour tacler Laurent Blanc, piquer Manchester City et porter Didier Deschamps aux nues. Le tout, en italien s’il vous plait.

Vous n’étiez pas venu lors d’une conférence de presse depuis longtemps. Est-ce qu’on vous a poussé à venir ?

Patrice Evra : « Oui, j’ai cinq ans donc il faut me pousser à venir en conférence de presse… (rires) Non, pas du tout, c’était mon tour de venir devant vous, tout simplement. Je n’ai jamais fui la presse. Et puis vous savez, pour moi, c’est toujours un plaisir de venir répondre  vos questions. »

Vous qui avez débuté en Italie, quel effet cela vous fait-il de revenir?

"C'est toujours un réel plaisir. C'est même particulier. C'est ici que j'ai signé à 17 ans mon premier contrat pro. Quand les gens me demandent quel est mon meilleur souvenir, c'est Marsala. En Sicile, j'ai trouvé une véritable famille".

Les deux pays ont tous deux déjoué en 2010. Lequel s'est le plus relevé?

"L'Italie est parvenu en finale de l'Euro et elle a peut-être passé un cap plus clair. 2010, c'est vrai que ça a été un désastre pour nous mais on essaie de ne plus en parler et d'atteindre l'objectif que l'on s'est fixé. Le passé, c'est du passé. Nous on a fait un Euro moyen et tout ce qu'on va faire, c'est essayer de se qualifier pour le Mondial. On essaie de bien faire, de donner du plaisir au public".

Contre l'Espagne, avez-vous disputé votre meilleur match en Bleu?

"A l'Euro, je n'ai pas digéré de ne pas jouer ce match alors j'attendais celui-ci avec impatience, comme une revanche. A chaque fois que je fais un bon match, les gens disent que c'est mon meilleur en Bleu. J'ai fait un bon match mais j'étais plus satisfait de la prestation collective. Je n'ai pas encore perdu un match depuis mon retour en Bleu. J'ai envie que ça continue".

Ce match marque-t-il un nouveau départ pour l'équipe?

"Je suis à l'étranger et je n'ai pas vu les retombées sur ce match. Je pense que les Français étaient fiers de nous. Nous aussi dans le vestiaire on était satisfait. Mais le plus dur reste à venir. On ne peut pas faire une prestation comme celle-là et retomber dans nos travers. Maintenant les gens attendent que l'on garde ce visage".

Vous semblez plus épanoui en Bleu aujourd’hui que lors de l’Euro, vous confirmez ?

« Cet Euro m’a fait beaucoup de mal. J’estime avoir bien débuté face à l’Angleterre et après, je me retrouve remplaçant. Je n’ai pas eu d’explications, et ce n’est pas devant la presse que j’en demanderai. J’ai essayé d’en parler avec l’intéressé (Ndlr : Laurent Blanc) et je n’en ai pas eues. Je me suis retrouvé sur le banc avant le quart face à l’Espagne alors que je pensais vraiment que j’allais jouer. Mais à l’arrivée, peut-être que je dois passer par ces moments-là pour démarrer une carrière en Bleu similaire à celle de Manchester United. Je me devais de rester pro. Aujourd’hui, je n’ai plus envie de quitter mon poste et j’ai surtout envie de gagner quelque chose avec mon pays. Finir sans titre en équipe de France serait un échec. »

Comment se passe la collaboration avec Deschamps?

"Didier est l'entraîneur qui m'a lancé en L1. J'étais à Monaco, j'avais 20 ans. Il y avait une grosse concurrence et il n'a pas eu peur de me lancer alors que je venais de Nice. Ce n'est pas pour ça qu'il me fait des cadeaux en sélection. Il m'a dit tout de suite: « Si tu es bon, tu joueras, sinon, tu seras de côté ». J'ai un entraîneur qui ne me regarde pas avec ce qui s'est passé en 2010 mais avec ce que j'ai fait dans ma carrière. Et c'est plaisant".

Quand allez vous marquer en Bleu comme à Manchester?

"Le coach doit me laisser monter sur les corners! Comme je me faisais chambrer par Didier et Ferguson, ça fait plaisir. Mais mon 1er rôle, c'est de défendre. Même si j'ai aussi dans la tête de marquer avec l'équipe de France..."

Quel est le côté le plus italien de l'entraîneur Deschamps?

"On a parlé tout à l'heure en italien. Il est toujours pas mal. Sinon, il a gagné des trophées, mêmes certains qui n'existent pas. Ca ne va pas être facile de le rattraper. Il est incroyable"

Demain, il y aura une rivalité Italie-France mais aussi entre vous, joueur de Manchester United et le Citizen Mario Balotelli…

«Demain, il s'agit de France-Italie et pas du derby de Manchester. Je ne sais pas si on peut parler de rivalité (entre les deux clubs, ndlr) car United a toujours été supérieur à City. Ce n'est pas parce qu'ils ont gagné le titre (de champion d'Angleterre) l'an passé que ça va changer quelque chose"

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