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Louis van Gaal a entamé sur un faux-pas lourd d'enseignements son deuxième bail à la tête de la sélection Oranje mercredi face à la Belgique (2-4).

Pour les Pays-Bas, ce revers face à la Belgique est le quatrième de rang après les trois défaites du premier tour de l'Euro-2012 (Danemark, Allemagne et Portugal). Une série d'échecs comme les Néerlandais n'en avaient plus connue depuis 1954. Où est l'équipe orgueilleuse de 2010 qui ne supportait pas la défaite, même lors des matches amicaux ?

Un vaste chantier

Van Gaal est conscient que son chantier de reconstruction d'une équipe sortie en lambeaux de l'Euro-2012 débute par la défense. Sur ce point, la déroute du stade Roi Baudouin n'aura pas dû le rassurer. Quatre buts concédés alors que le gardien Maarten Stekelenburg a réalisé un bon match... Le successeur de Bert van Marwijk a testé sept défenseurs, dont quatre néophytes: Ricardo van Rhijn (Ajax), Stefan de Vrij (Feyenoord), Nick Viergever (AZ) et Martins Indi (Feyenoord). Ces derniers n'ont pas été plus rassurants que les vieillissants John Heitinga et Joris Mathijsen. Sous Van Marwijk, les Pays-Bas compensaient leur fragilité défensive en évoluant avec deux milieux défensifs, le plus souvent Mark van Bommel et Nigel de Jong. Van Gaal, adepte du 4-3-3, souhaite revenir à un milieu de terrain plus offensif. Mercredi, le seul pare-choc aligné, Nigel de Jong, a souvent éprouvé des difficultés à colmater les brèches et a surtout commis une erreur permettant aux Belges de revenir à 2-2.

Tout n'a pas été négatif face au voisin belge. Les Néerlandais ont développé des séquences de jeu intéressantes au niveau offensif, paradoxalement surtout en 2e période quand la défense a elle pris l'eau. Certes, Van der Vaart (qui fêtait sa 100e cape) et Sneijder sont apparus amorphes, à court de rythme, mais Robben, Huntelaar (à nouveau buteur) et surtout le jeune Luciano Narsingh (21 ans) ont démontré que les Oranje disposent toujours d'un fameux arsenal en attaque. Cette abondance de biens fera forcément des déçus.

Van Gaal a déjà prévenu Robin van Persie qu'il n'est pas son premier choix au poste d'attaquant de pointe et qu'il ne comptait pas l'aligner à une autre place. Comment "RVP", transféré mercredi à Manchester United et considéré comme l'un des meilleurs attaquants du monde, va-t-il réagir ? Lors de l'Euro, les Néerlandais s'étaient à nouveau signalés par une lutte des ego. Ibrahim Affelay, qui était l'un des "chouchous" de Van Marwijk, devrait lui aussi se contenter d'une place de remplaçant, à l'instar de Dirk Kuyt ou Bas Dost. Les places vont être chères. Et Van Gaal n'étant pas réputé pour son sens de la diplomatie, il pourrait rapidement y avoir des étincelles.

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