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Le Paris-Saint-Germain vient d'officialiser son entrée dans la cour des grands après son match amical face au FC Barcelone. Retour sur le soirée d'hier.

Le 1er Août 2009, le Paris-Saint-Germain perdait son match amical face au Glasgow Rangers 1-0, et était à l’aube d’une saison anonyme à la treizième place du championnat. Si on avait dit à Jallet, à peine arrivé au club, que dans trois ans ils serait capitaine de joueurs tels que Lavezzi et Ibrahimovic, et qu’il ferait un match honorable face au Barca de Messi, Iniesta et Xavi, l’aurait-il cru ?

Car si maintenant les Glasgow Rangers se retrouvent dans les affres de la quatrième division écossaise, le PSG, lui, espère dominer le football français. Et pour officialiser ce nouveau Paris strass et paillette, quoi de mieux que d’inviter le gratin du football mondial, habillé d’or et d’orange, selon le thème de la soirée.  

Le Barcelone de Lionel Messi était un adversaire de taille et les mauvaise langues voyait un palier trop haut pour commencer. Mais si dans le jeu, Paris n’a pas pu rivaliser avec les catalans, monopolisateur de ballon, au final, le résultat est positif. Les parisiens ont été loin d'êtres ridicules, ont montré une bonne mentalité, capable de retourner un résultat face aux géants catalans, et sans cette ridicule simulation de Sanchez ...

A l’instar de leur adversaire, Paris a essayé de prouver que son centre de formation aussi vaut le coup, et titularise Rabiot, jeune de 17 ans, comme pour dire que même la relève est de qualité. Et il faut avouer que le jeune chevelu aux allures de savant fou a été excellent sur le terrain, peut-être même plus en vu que certains cadres tels que Bodmer.

Des joueurs uniques

Adversaire de taille, formation présente, le PSG a montré au monde entier avoir désormais des joueurs uniques. Paris a prouvé avoir un des rares attaquant du monde capable de bouger physiquement un monstre tel que Carles Puyol. Paris a prouvé avoir un ailier capable de prendre Dani Alves de vitesse. Paris a prouvé avoir un joueur capable d’assurer le spectacle en lançant ses coéquipiers grâce à des talonnades aérienne. Bref, Paris a prouvé avoir gagné son pari.

Seulement, il y a des bémols dans ce changement d’ère. Le public, pas habitué à supporter son équipe n’est encore que spectateur. Il manque à Paris l’ambiance des grands stades, que l’on pouvait trouver au Parc des Princes lorsque celui-ci se trouvait dans le ventre mou de Ligue 1. Ce nouveau public qui découvre son stade en même temps que les recrues doit apprendre à supporter, pour pousser l'équipe adverse dans ses tranchées.

Pour finir, si les titulaires ont été recruté à coup de millions, le banc parisien reste à compléter. Tout le monde a en tête ce contraste saisissant ou Luyindula, Bisavec et Matuidi côtoyaient Xavi, Iniesta et Piqué, prêts à renter sur le terrain. Si le banc devrait faire l’affaire en Ligue 1, les matches de Ligue des Champions devraient être plus difficiles à négocier pour l’effectif parisien.

Une soirée réussie

Tout compte fait, ce fut une soirée d’inauguration réussie pour le Paris-Saint-Germain version 2.0 qui a eu pour capitaine, et l’aura pour toute la saison, Christophe Jallet. Ce choix d’Ancelotti résonne comme le choix de la raison et de l’humilité, preuve que l’Italien sait résister aux sirènes de l’excitation. Comme pour dire que Paris n’est pas seulement là pour faire le spectacle, mais que le travail et la labeur seront un leitmotiv pour les saisons à venir. Oui, Paris est là pour gagner, sur la scène nationale et internationale.

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