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Titulaire et milieu défensif pour son retour après plus d'un an d'absence en équipe de France, Yoann Gourcuff a été à l’image des Bleus : transparent.

Une chose est sûre, Yoann Gourcuff n'a toujours pas réussi à faire taire ses détracteurs dimanche en match amical de préparation de l'Euro-2012 contre l'Islande (3-2). Sauvé au rattrapage par le sélectionneur qui espère toujours revoir le  joueur qu'il a entraîné à Bordeaux, le soldat Gourcuff, dont la présence dans la pré-liste a fait grincer des dents, n'aura pas fait taire ses contempteurs, loin s’en faut.

Rien à sauver

Dans son 4-2-3-1 initial, le technicien ne lui a pas fait de cadeau en le mettant à hauteur de Cabaye et derrière Nasri dans un rôle de récupérateur-relayeur que le meneur n'a jamais revendiqué. Même si son père, l'entraîneur de Lorient, ne perd jamais une occasion de dire que son fils finira sa carrière à ce poste. Il faut souhaiter au joueur de 25 ans, qui fêtait sa 29e sélection, que celle-ci n'est pas pour demain car il est encore loin de connaître toutes les subtilités du poste.

Face à la modeste Islande, il a ainsi commencé son match à l'envers, enchaînant de nombreuses fautes, donnant l'impression de courir derrière le ballon et semblant dépassé, malgré une implication et des efforts de placement nettement visibles.Ces derniers jours, à l'entraînement, il avait là aussi montré tous les signes de sa bonne volonté, mais également une certaine solitude. A sa décharge il ne s'agissait que de son 24e match de la saison et, même s'il a débuté les cinq derniers matches de l'OL avec des fortunes diverses (un but, une passe mais aussi une exclusion), Gourcuff a clairement affiché son manque de condition physique. Il n’ya pratiquement rien à sauver de sa performance.

Le malaise persiste

Le Lyonnais, victime également d'un mal-être dans cette ville qu'il n'apprécie pas plus que ça, a échappé à la vague des changements à l'heure de jeu, celle qui a emporté un Nasri aussi peu en jambes que lui. Du coup, Gourcuff a alors plus joué dans son rôle naturel au sein d'un milieu renforcé. Face au jeu, il s'est montré plus à son avantage, mais sans toutefois parvenir à combler le fossé de médiocrité qu'il avait lui même creusé avant.

Mais Laurent Blanc, son mentor, a finalement décidé de le remplacer quinze minutes plus tard par Ribéry, originaire de la région et acclamé par le public enthousiaste de Valenciennes. Ce joueur avec lequel on dit, malgré les démentis réguliers des deux, que les relations sont si compliquées. Ce joueur, enfin et surtout, qui a fini par inscrire son 1er but international depuis le 1er avril 2009 pour égaliser (85). Bref, le malaise persiste.

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