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La finale de la Coupe du Roi que le Barça joue contre Bilbao sera marquée par les adieux de son Pep Guardiola, après 4 saisons durant lesquelles il aura remporté 13 titres sur 18.

Habitué à prolonger son contrat d'année en année, Guardiola avait laissé planer le suspense sur un éventuel renouvellement à la fin de cette saison. Mais le 27 avril, la nouvelle est finalement tombée. "Quatre ans comme entraîneur, c'est une éternité. Je suis vidé et je dois me reposer", avait alors expliqué le coach de 41 ans tout en rassurant le public du Barça sur le choix de son successeur Tito Villanova, "héritier" selon lui des valeurs de la maison Blaugrana.

Pour boucler la boucle

Guardiola quitte ainsi un vestiaire qui aura espéré le retenir jusqu'au bout. A l'heure des adieux, ses protégés ne sont qu'éloges et reconnaissance envers un technicien qui aura su leur faire engranger, entre autres, deux Ligues des Champions et trois Liga, avant une baisse de rythme de l'équipe cette saison, domptée par un Real Madrid supérieur en Liga, éliminée en demi-finales de C1 par Chelsea. "C'est l'entraîneur qui m'a le plus marqué, avec Bielsa, confiait ainsi Javier Mascherano jeudi à El Pais. Pour la façon dont il t'explique les choses, pour la manière dont il parle aux joueurs, pour sa capacité à diriger un groupe et le maintenir au plus haut niveau durant quatre années".

Parmi les trouvailles de Guardiola, il faudra notamment retenir sa décision d'introniser Messi en "neuf et demi" ou en "faux numéro neuf" comme le disent les Espagnols. Un choix qui, s'il a contraint le coach catalan à montrer la porte à Eto'o et Ibrahimovic, aura permis à la "Pulga" de s'épanouir dans un registre de buteur. Mais avant de tirer sa révérence, Guardiola a encore l'occasion d'ajouter un 14e trophée à sa collection: une Coupe du Roi, contre l'Athletic Bilbao.

Une manière de boucler la boucle, pour celui dont le premier succès avec ses Catalans fut une Coupe du Roi, enlevée le 13 mai 2009... face au mêmes basques. Pour mettre un peu de piment à ces adieux, le coach catalan trouvera sur son chemin un clone en matière d'exigence et d'amour du beau jeu: l'entraîneur argentin de l'Athletic Bilbao Marcelo Bielsa. Celui dont Guardiola lui-même avait assuré cette année qu'il était "l'un des meilleurs entraîneurs au monde" ne voudra sûrement pas faire mentir son alter ego. Mais le club blaugrana n'aborde pas ces adieux de Pep dans les meilleures conditions: avec les absences de Puyol,  touché à un genou, d'Alves blessé à l'épaule et d'Abidal, qui a pu quitter l'hôpital après sa greffe de foie d'avril dernier, sa défense est une nouvelle fois très clairsemée. Les Basques seront eux au complet : Llorente, Muniain ou encore Susaeta seront bien là pour tenter de mettre un point final victorieux à leur belle saison.

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