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Comme c’est le cas chaque année, c’est le Trophée des Champions qui lancera ce week-end la nouvelle saison de football français. Ce titre reste-t-il valorisant ?

Samedi soir, à New-York, Montpellier, champion de France, et Lyon, vainqueur de la Coupe, vont s’affronter à l’occasion de ce qui sera la première rencontre de compétition de la saison française 2012/2013. Une rencontre de Trophée des Champions, plus communément appelée Supercoupe nationale. Logiquement, les Héraultais, comme les Rhodaniens, espèrent sortir vainqueurs de cette confrontation afin de bien attaquer cette nouvelle campagne. Néanmoins, il y a lieu de se demander si cette épreuve les fait vraiment rêver. Et s’ils sont prêts à tout faire pour s’offrir ce petit trophée estival. Ou bien, s’il ne s’agit pas seulement d’un simple match de préparation, dont le but premier est de retrouver la forme à travers une atmosphère de compétition.

L'expatriation lui a réussi

Au regard du dernier Trophée des Champions, qui a opposé en 2011 l’OM au LOSC du côté du Tanger, la tendance est de dire que ce match a bien de l’importance aux yeux des clubs français. Marseillais et Lillois s’étant livrés un passionnant bras de fer ce soir là et il a débouché sur une partie des plus prolifiques avec pas moins de 9 buts inscrits. Depuis la mise en place de cette compétition, jamais une affiche n’avait débouché sur autant de spectacle. On se rappelle d’un certain Monaco – Nice en 1997, mais il fut trop déséquilibré (5-2) pour être haletant. Il en est de même pour le duel entre OL et Lorient qui s’est joué en 2002, au Stade Coubertin de Cannes, et qui a vu les Gones l’emporter sur le large score de 5 buts à 1.

Le triomphe de l’OL de cette année là fut le premier des six que l’équipe rhodanienne s’est offert dans ce Trophée des Champions. A sa manière et d’une façon totalement involontaire, le club cher à Jean-Michel Aulas a amoindri l’intérêt que porte ce premier match de la saison. Un intérêt qui était déjà assez affaibli. Par ailleurs, les deux 0-0 enregistrés lors des éditions 2008 et 2010 (entre Bordeaux et Lyon, puis OM et Paris) de l’épreuve n’ont pas arrangé grand-chose à la donne. D’une manière globale, le TDC ne fait pas vibrer, au grand dam de l’entité qui l’organise, la Ligue Professionnelle de Football. Frédéric Thiriez et ses disciples ne sont pas dupes. Pour donner un coup de boost à cette compétition, ils ont fait le choix de l’expatrier à l’étranger à partir de 2009. Avec le recul, force est de constater que ce ne fut pas une si mauvaise idée.

En moyenne, les trois derniers matches de Trophée des Champions, disputés successivement à Montreal (Canada), à Radès (Tunisie) et à Tanger, ont réuni 45000 spectateurs. Pour une rencontre qui se dispute généralement à la fin du mois de juillet ce n’est pas si mal. Celle de ce samedi, programmée dans la belle Red Bull Arena de New-York, devrait également réunir du beau monde. Mais, ça ne sera en rien une garantie d’un grand spectacle. Montpellier et Lyon auront le devoir d’y mettre de leur pour que la soirée soit un succès. Ca sera d’abord dans leur propre intérêt, mais aussi celui de la compétition en question, qui reste en quête de reconnaissance au bout de dix-sept ans d’existence. Un peu comme c’est le cas des autres Supercoupes un peu partout en Europe.

Participez au sondage sur : Selon vous, le Trophée des Champions est-il un titre important pour les clubs français ?

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