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Laurent Koscielny, qui remplacera Philippe Mexès, suspendu, pour le quart de finale de l'Euro 2012 samedi contre l'Espagne, va jouer sa carte à fond.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C'est bien connu. Philippe Mexès, qui a écopé d'un avertissement face à la Suède mardi (2-0),  est suspendu face à l'Espagne. Peut-être une chose positive pour les Bleus tant ses prestations sont remises en causes et bien en dessous du niveau espéré. Et comme Laurent Blanc n'a convoqué que trois défenseurs centraux, c'est Laurent Koscielny qui évoluera aux côtés d'Adil Rami en quarts de finale. Le néo international français aura la lourde tache de le remplacer afin de déjouer les offensives de la Furia Roja. Cette titularisation ? Un véritable défi pour le Gunner. Une chance à saisir qu'il ne faudra pas manquer.

Torres, Xavi et consorts, il connait bien !

Koscielny va donc débuter son Euro face à l’une des meilleures équipe du monde, l'une des meilleures attaques de la planète football. Xavi, Iniesta, Fernando Torres ou encore son ancien coéquipiers d'Arsenal, Cesc Fabregas, vont se dresser sur son chemin. Il le sait, la tâche ne sera pas aisée, mais il déborde d'envie. "Beaucoup rêveraient de faire leur premier match (dans un Euro) contre le champion du monde", a commenté mercredi le défenseur central. Impressionnant cette saison avec Arsenal, le joueur de 26 ans a les épaules et le profil pour y faire face. Il faut dire qu'il a multiplié les performances convaincantes avec l'équipe d'Arsène Wenger, devenant même un taulier de la défense des londoniens. Un patron.

Seul bémol ? Son manque d'expérience sous le maillot Bleu. Il est vrai qu'affronter les Champions du monde pour une première titularisation en compétition européenne... ça peut effrayer. Mais le Gunner est prêt à bousculer la hiérarchie et à montrer qu'il peut faire mieux que Philippe Mexès. Sa Rapidité, sa capacité à bien se placer, ses bonnes relances seront bénéfiques aux hommes de Laurent Blanc. Son manque de compétition et sa faible expérience ne seront donc pas un frein. Même s'il ne compte que trois sélections sous le maillot tricolore, Koscielny se sent prêt. Titularisé face à la Serbie (2-0) lors des matches de préparations, il avait d'ailleurs impressionné - et rassuré  - tout le monde. L'ancien joueur de Lorient n'avait commis aucune erreur et remporté la majorité de ses duels durant cette rencontre. Les qualités, il les a. Autant voir plus que l'actuel Philippe Mexès. Il a déjà prouvé qu'il était peut-être plus qu'un joueur de luxe et va tenter de le confirmer.

Autre avantage à prendre en considération; Laurent Koscielny connaît bien son adversaire. Il a déjà joué à quelques reprises contre le Barça et n'a jamais été ridicule, bien au contraire. Face à Xavi et consorts, il est même parvenu à tenir la baraque. Ces rencontres seront des repères précieux pour le choc au sommet face à l'Espagne. L'ancien défenseur de Lorient connait également bien Fernando Torres, qu'il a rencontré à deux reprises en Premier League avec Chelsea (face à Liverpool, Koscielny avait été exclu peu de temps après que l'espagnol n'entre sur le terrain). Et le buteur des Blues n'a jamais marqué face à lui. Il est toujours parvenu à contenir ses attaques et à remporter ses duels contre lui. Presque fantomatique, Torres n'a jamais pris le dessus sur Koscielny. Une expérience qui pourrait bien lui être favorable et utile samedi soir.  «Je connais Fernando Torres pour l'avoir joué en Angleterre. Mais c'est surtout le collectif espagnol que l'on connaît. Je ne pense pas que ce sera un joueur en particulier qui va nous mettre en difficulté mais plutôt leur collectif qui est très dur à maîtriser. J'ai déjà joué contre Barcelone, cela peut aussi m'être utile car l'Espagne joue beaucoup comme cette équipe

Que de chemin parcouru. Il y a trois ans à peine, Laurent Koscielny évoluait sous les couleurs du FC Tours (Ligue 2). Après des saisons réussies à Lorient et à Arsenal, le défenseur central s'apprête à disputer un quart de finale de l'Euro 2012 contre les Champions du monde et d'Europe en titres. Un parcours incroyable, sensationnel... et mérité.

 

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