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Laurent Blanc, le sélectionneur de l'équipe de France, a évoqué la situation des Bleus dans les colonnes de The Times à quinze jours de l'Euro.

Laurent Blanc, le sélectionneur de l'équipe de France, a évoqué la situation des Bleusdans les colonnes de The Times à quinze jours de l'Euro.

"Ils ont blessé le football français"

Depuis qu'il a pris la tête de l'équipe de France, Laurent Blanc tente de rétablir la confiance ébranlée par la mutinerie de la Coupe du Monde 2010. Et peu à peu, les choses commencent à se reconstruire. Les Bleus restent d'ailleurs sur une belle série de 18 matches sans revers depuis qu'il a pris les commande. Mais pour le sélectionneur, il faut être clair. La France n'est plus au même niveau. "La France ne fait pas partie des grandes nations du football", a confié Laurent Blanc dans les colonnes de The Times. "Peu de gens l'admette. Les journalistes ne l'admettent pas. Je sais que ça fait mal. Ce n'est pas manquer d'ambition. C'est pragmatique. C'est l'analyse de la situation telle qu'elle est. "

En 2012, la France a quitté l'Afrique du Sud avec un seul but marqué et un misérable point en trois matches, répétant leur mauvaise performance de l'Euro 2008. L'ancien coach des Girondins a toujours su que rebâtir cette équipe serait une tache extrêmement délicate, mais il n'a pas renoncé. "Les joueurs du mondial ne se sont pas seulement fait du tort, ils ont blessé le football français. Ils ont mis les intérêts d'un co-équipier avant les intérêts de l'équipe, ce qui n'est pas juste. Je savais que le travail allait être difficile. Quand j'ai vu la Coupe du Monde, je me suis dit que ce serait 20 ou 30 fois plus dur. Mais je ne pouvais pas changer d'avis. Maintenant, les cicatrices [de l'Afrique du Sud] ont disparu".



"L'équipe doit se faire confiance"

Pour réaliser un bon Euro le 8 juin prochain, Blanc pourra s'appuyer sur les qualités de Karim Benzema, Franck Ribéry, Samir Nasri ou encore Patrice Evra, mais sur le plan international, son équipe est mince au niveau de l'expérience. " Quand vous êtes dans une phase de reconstruction, il y a toujours des points négatifs. Et surtout, ça prend toujours du temps. Mais les gens sont impatients. En 2010, les gens pensaient que nous étions de retour à la case zéro. Et maintenant, ils voudraient voir quelque chose en seulement quelques mois de travail. On y va étape par étape, mais pour y arriver, nous avons besoin de résultats. Il ya des joueurs qui sont ici depuis un certain temps et qui n'ont jamais gagné un match dans un tournoi. Et pour gagner en expérience, c'est ce que vous besoin : gagner à l'Euro ou lors de la Coupe du monde. "

Ce qui complique la tache de Laurent Blanc, c'est le manque de leader au sein de l'équipe de France. Blanc a auditionné ses joueurs pendant des mois avant d'annonce que Hugo Lloris, le gardien de but de Lyon, serait le capitaine lors de l'Euro 2012. Il est bien loin le temps de 1998, lorsque les vainqueurs de la Coupe du Monde avec tous l'âme de leaders : Didier Deschamps, Marcel Desailly, Zinédine Zidane, Lilian Thuram et Blanc lui-même. "Si on peut avoir un leader technique comme [Michel] Platini ou Zidane, c'est super pour l'entraîneur," Blanc dit. "Mais que faire si on n'en a pas ? On s'arrête ? L'équipe doit se faire confiance".

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