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CdL - Rennes, l'outsider de la finale

Quatre défaites lors des quatre derniers matchs en L1, le Stade rennais est dans la peau de l'outsider avant de défier l'ASSE en finale de la Coupe de la Ligue, samedi.

Le dernier titre remporté par les Rennais remonte à 1971 et une Coupe de France gagnée face à Lyon. Depuis, le club du président Frédéric de Saint-Sernin s’est bâti une réputation d’équipe solide mais qui peine à remplir son armoire à trophées. Avant d’affronter Saint-Etienne samedi au Stade de France, l’optimisme n’est donc pas de mise, et ce pour plusieurs raisons. Le club breton reste sur une série de mauvais résultats en championnat et vient de s'incliner lourdement à Evian le week-end dernier (4-2).

Un entraîneur désabusé

L’attaque ne répond plus, la défense est en bois et le milieu fait de la peine. Rennes finit aussi mal la saison qu’il l’avait débutée. A la tête de cette équipe démobilisée, un entraîneur désarçonné. « On est dans une situation difficile. Deux mois sans gagner, c'est très très long, indique le coach breton. On n'est pas dans les mêmes dispositions mentales que notre adversaire, qui est largement favori. Mais sur un match on a notre chance. A nous de la saisir si elle se présente.» Et d’enchaîner : « Tocards. Il n'y a qu'à lire les journaux. Il n'y a pas que moi qui le dit. Vous l'avez dit au bout de deux matches, moi j'ai attendu  huit matches. Donc c'est qu'il y a quelque chose de vrai. On est largués en  Championnat. Mais le grand responsable c'est moi, car je dois trouver des solutions. »

Des forfaits en cascade

On l’aura compris, Frédéric Antonetti aura du mal à trouver des motifs de satisfaction pour remobiliser son équipe. Il le faudra pourtant pour sauver cette triste saison. D’autant plus qu'il se trouve confronté à des forfaits embêtants. Après la grave blessure de Romain Alessandrini, qui a fait beaucoup de mal, se sont ajoutées les absences de Kévin Théophile-Catherine et Romain Danzé. Un vrai casse-tête quand on connaît la friabilité de la défense actuelle. 

Les dirigeants y croient

François Pinault a osé des mots rassurants pour galvaniser ses troupes. "Cette équipe va gagner au Stade de France et je suis venu le leur dire, a-t-il indiqué à la presse. Il  faut qu'elle ait confiance en elle. Elle a montré qu'elle avait un mental dans les grands moments. On va voir ce visage samedi prochain", a assuré le propriétaire du club. Un discours entretenu par le président Saint-Sernin qui verrait dans la victoire samedi une récompense et un aboutissement pour le travail effectué depuis une quinzaine d’années. Espérons pour eux que les joueurs répondront présents sur le terrain. Réponse samedi soir, au Stade de France.

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