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L'attaquant du LOSC, qui retrouve son ancien club, est revenu à son meilleur niveau après une saison irrégulière avec le club nordiste.

L'homme est réservé, le joueur épanoui. Dimitri Payet est une des rares satisfactions du LOSC cette saison. Auteur de sept offrandes depuis le lever de rideau en Ligue 1, il occupe d'ailleurs la première place au classement des passes décisives, avec Steed Malbranque. Et même si la Coupe de la Ligue ne semble pas être l'objectif prioritaire des Lillois, cette demi-finale dans le Chaudron revêt une saveur particulière pour celui qui a explosé dans le Forez.

Garcia : "On l'a recruté pour ça"

Après avoir étalé quelques bribes de son talent à Nantes, son club formateur, Payet a incontestablement franchi un pallier sous le maillot vert. Auteurs de 19 buts avec l'ASSE entre 2007 et 2011, le Réunionnais est progressivement monté en puissance lors de son passage à Saint-Etienne, ses performances personnelles évoluant au gré de la progression collective d'un club habitué aux saisons mitigées. Sa saison 2010-2011 reste une référence. Au terme d'un automne fracassant, Payet a permis aux Verts de tutoyer le sommet du classement avec, en point d'orgue, un derby remporté à Gerland face au rival lyonnais avec un coup franc décisif du natif de Saint-Pierre.

Cette campagne spectaculaire, qu'il terminera toutefois sur un rythme moins élevé (13 buts et 3 passes décisives au total), lui ouvre les portes de l'équipe de France. Sous le maillot bleu, l'ancien Nantais ne nourrit aucun complexe et se fait également remarquer dès sa première cape. Entré en toute fin de match contre la Roumanie en éliminatoires de l'Euro 2012, il délivre un caviar à Yoann Gourcuff après une accélération côté droit. Mais cette ascension fulgurante ne s'est pas prolongée immédiatement. L'année 2012 fut en effet plus compliquée à gérer pour le polyvalent attaquant, l'ASSE rentrant dans le rang en championnat avant un transfert à Lille durant l'été.

Dans l'ombre d'Eden Hazard, forcément, Payet a mis du temps à trouver ses repères dans le Nord. Souvent cantonné à un rôle de joker de luxe pour ses débuts au LOSC, le joueur admet volontiers que son irrégularité n'a pas vraiment plaidé en sa faveur. Mais pour cette nouvelle campagne, l'international français a endossé le costume de maître à jouer du LOSC. Les nombreux départs (Hazard surtout, mais également J. Cole ou Obraniak l'hiver dernier) ont incité Rudi Garcia à lui confier les clés de l'animation offensive. «Dimitri (Payet) est bien physiquement et en pleine confiance. Quand on possède son talent et que ces deux paramètres sont réunis, on ne peut qu’être décisif, comme c’est le cas aujourd’hui. On l’a recruté pour ça et on ne s’est pas trompé. Concernant son positionnement, je n’oublie pas qu’il peut jouer aux trois postes de l’attaque. Dimitri possède la clairvoyance nécessaire qui lui permet de distiller des passes décisives.», a souligné le coach des Dogues. Les Verts sont donc prévenus. Si l'effervescence a déjà envahi le Forez pour cette demi-finale, un ancien de la maison aura à cœur de jouer un mauvais tour à ses ex-coéquipiers. Histoire de montrer que le petit gamin arrivé de la Jonelière a bien reverdi...

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