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Trois jours après un match difficile, l'attaquant du PSG Zlatan Ibrahimovic a livré, toujours contre l’OM (2-0), une prestation nettement meilleure.

Loin de sa prestation quelconque de dimanche, Paris a cette fois pris les choses en main et comme un symbole c'est Ibrahimovic, parfaitement lancé en profondeur par Chantôme, qui a placé son équipe sur les rails (34e) avant de plier la rencontre sur penalty (64e). Un nouveau doublé contre l'OM, son souffre-douleur préféré, mercredi en 8e de finale de Coupe de France.

Comme une odeur de souffre-douleur

Les médias parlaient de revanche, de classique, de bataille et de souffre. Mais la seule odeur qui flottait sur le Parc mercredi, fut une odeur de souffre-douleur. Sur une sublime ouverture de Chantôme, Ibrahimovic est lancé côté droit. Le Suédois mange Mendes qui s'écroule à son contact et se présente face à Mandanda dans la surface. L'attaquant place une frappe victorieuse entre les jambes du portier. En véritable bourreau de l’OM, Zlatan a marqué –à ce moment du match-  4 buts en 3 matches contre les Olympiens. Barton a beau se moquer du nez du Suédois lors d’une altercation (39e), il faut reconnaitre que quand il s’agit de marquer des buts, le Suédois a du flair. Il marquera d’ailleurs de nouveau sur pénalty en seconde période (64e). Penalty qu'il avait obtenu après une faute de Morel dans la surface (64).

En trois matches contre les Olympiens, il en est déjà à cinq buts inscrits à Mandanda, un gardien qu'il prend un malin plaisir à torturer après avoir inscrit un doublé retentissant face à lui en octobre au Vélodrome puis un nouveau but dimanche en contrant de la cuisse un centre de Ménez. Un ton en-dessous depuis plusieurs semaines et même sifflé par les supporteurs du Parc lors du clasico de dimanche avant d'inscrire son 22e but en championnat, "Ibra" s'est montré beaucoup plus impliqué et tranchant, à mille lieux du joueur agacé et boudeur des derniers matches. Le Parc des Princes a d'ailleurs scandé son nom à plusieurs reprises, comme un écho aux propos du directeur sportif Leonardo, mercredi à l'AFP, réclamant "un public de Champions League" et plus de soutien.

S'il avait profité du service impeccable de Gameiro (15) ou avait réussi à offrir à l'autre attaquant (61) le but du KO, sa partition nettement plus généreuse que celle de dimanche aurait même été conjuguée au plus que parfait. Avec ce nouveau coup d'éclat, qui élimine l'OM et envoie le PSG en quart de finale, le Suédois, insensible aux deux matches de suspension en Ligue des champions infligés au coup d'envoi par l'UEFA, en est désormais à 32 buts inscrits en 38 matches cette saison, dont quatre en Coupe de France. Sifflé dimanche par le public, le Suédois, sorti au ralenti à la 75e minute pour profiter de l'effet, n'aura donc pas mis longtemps à retourner le Parc des Princes, debout pour applaudir son remplacement par Lavezzi.
 

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