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Titulaire avec Lyon pour la 1re fois depuis le 8 février, le meneur Yoann Gourcuff a livré samedi une performance rafraîchissante en finale de Coupe de France contre Quevilly (1-0)



Au bout d'une saison qu'il a traversé comme un fantôme avec seulement 19 matches disputés, c'est-à-dire son pire bilan depuis ses 1er pas en pros en 2003 à Rennes, Gourcuff, pressenti pour revenir en grâce lors de ce match, n'a toutefois pas encore soigné tous les bleus qu'il avait autant au corps qu'à l'âme après le désastreux Mondial-2010. Mais s'il parvient à poursuivre son rétablissement avec l'OL jusqu'au 20 mai, il peut espérer être l'appelé de dernière minute de la liste de son mentor Laurent Blanc.

Suffisant pour l’Euro ?

S'il n'a évidemment pas 90 minutes dans les jambes après tous ces évènements et ces adducteurs qui l'ont meurtri depuis tant de mois, il s'est rapproché contre la modeste équipe normande de son meilleur niveau avant de sortir à la 67e minute alors qu'il roulait sur la réserve depuis la reprise. Mais particulièrement en jambes avant, le meneur de 25 ans, qui n'a plus disputé de match international depuis mars 2011, a ainsi montré qu'il n'avait rien perdu de son sens du jeu ni de sa technique léchée qui lui permet de servir ses partenaires en première intention.

A ses côtés, dans le coeur du 4-2-3-1 lyonnais, Lacazette et Lisandro ont pu apprécier ses dribbles sûrs ou ses ouvertures précises. Et même son sens du sacrifice lorsqu'il est allé défier l'immense Colinet pour lui disputer un ballon défensif. "J'avais des jambes, je me suis senti à l'aise. J'ai essayé de me déplacer dans les intervalles, de me rendre disponible, de me démarquer. C'est mon jeu. J'ai eu assez d'influence en première période", a ensuite détaillé le meneur de jeu.

Un peu de temps pour convaincre

"Gourcuff nous a embêté en première période quand il s'est promené entre les lignes et qu'il a joué à une touche en première intention", a commenté Régis Brouard, l'entraîneur malheureux. Seul bémol, il n'a pu délivrer de passe décisive ni concrétiser une volée en pivot seul face au but (37). Même si le niveau de l'adversité était limitée, il était temps que Gourcuff, qui a coûté 26 M EUR au président Aulas pour jouer dans une ville où il ne s'est jamais senti à l'aise, se réveille. D'autant que son président pousse pour qu'une participation à l'Euro fasse remonter la cote d'un investissement qui court jusqu'en 2014 et s'effrite depuis son arrivée en 2010.

Pour vivre un été lumineux avec les Bleus, le Lyonnais qui n'a plus commencé un match de championnat depuis le 21 décembre à Valenciennes n'a pourtant plus que cinq matches de L1 pour se montrer convaincant. Pour l'instant sa saison se limite à un but et une passe décisive, toutes compétitions confondues. Le Breton aux 28 sélections serait bien inspiré de donner plus de relief à ses statistiques s'il a au fond de lui l'ambition secrète d'ajouter quelques matches en Ukraine à une saison tronquée et frustrante. "Pour la suite, on verra", a répondu Gourcuff, interrogé sur son envie de revenir en Bleu d'ici quelques semaines. "Pour l'instant, l'objectif c'est d'accumuler du temps de jeu".

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