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Régis Brouard, entraîneur de Quevilly qui affronte Lyon en finale de la Coupe de France samedi, espère en profiter pour réaliser ses ambitions.

Agé de 45 ans, Régis Brouard ne cache plus son ambition de grimper les échelons, voir de les enjamber, lui qui, il y a deux ans, à l'issue de l'épopée de Quevilly, alors en CFA (4e div.), achevée en demi-finale face au PSG, avait eu des contacts avec Reims, promu en Ligue 2: "Il y a eu des engagements qui n'ont pas été respectés, j'ai été déçu. Après, mon ambition, et je ne vous le cache pas, c'est encore d'aller au-dessus, si on m'en donne la possibilité. C'est bien d'avoir de l'ambition, tout corps de métier en a." Il dispose de clauses dans son contrat lui permettant de partir et son président, Michel Mallet, ne le retiendra pas.

Revenir parmi les pros


Ce monde professionnel, c'est son milieu: "Je le respecte, j'y ai grandi, évolué, et il m'a appris beaucoup de choses. Je n'ai pas lieu de le critiquer", explique-t-il, interrogé sur la trajectoire de Ladislas Lozano, entraîneur de Calais finaliste de la Coupe de France en 2000 et aujourd'hui au chômage, qui estime que le football professionnel lui a fermé les portes car il venait du monde amateur. Milieu de terrain durant 13 saisons, Brouard a commencé sa carrière dans les rangs de la grande équipe de Montpellier, celle des Laurent Blanc et Carlos Valderrama, battue en quarts de finale de la Coupe des coupes 1991 par Manchester United.

"C'était une équipe terrible. Sportivement, ce sont mes meilleures années." Il écume ensuite les clubs de deuxième division (Bourges, Niort, Red Star, Caen, Nîmes) avant de raccrocher les crampons en National à Cannes en 2003. Il laisse simplement passer l'intersaison avant d'endosser le costume d'entraîneur: "Je l'ai toujours envisagé. Joueur, j'ai toujours été impliqué dans la vie de l'équipe, on m'a souvent confié le brassard de capitaine, je m'intéressais toujours à la tactique, au contenu des entraînements."

Il prend donc place sur le banc de Rodez (CFA2), son "club de cœur et le fait monter en CFA avant de poser ses valises en 2005 à l'étage supérieur, à Nîmes. Remercié en octobre 2007, Brouard signe l'été suivant à Quevilly, où il a retrouvé "des valeurs" connues dans l'Aveyron, "un pays de la terre, avec des vrais gens". Pourtant, il ne savait "même pas où (Quevilly) se trouvait sur la carte", ne voulait "pas retourner en CFA", mais accepte le défi sur les conseils de Fortin - Caen et l'USQ ont noué un partenariat. Proche de ses joueurs, tantôt père fouettard tantôt réconfortant, Brouard sait qu'il sera "humainement malheureux" quand il quittera le nid des "Canaris". "J'ai tissé des liens avec les gens du club, il y a une proximité naturelle. L'esprit Quevilly, il se trouve peut-être là." Avant d'éventuellement tourner cette page, il lui reste un beau chapitre à écrire.

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