Ligue 2 - Michel Estevan : "La jalousie est une maladie"

Qui veut la peau de l'AC Arles-Avignon ? Michel Estevan attend des réponses aux accusations de corruption qui pèse sur son club et se dit "révolté" de voir ainsi bafoué tout le travail d'une saison. "On a gagné onze matches à l'extérieur sans rien devoir à personne" rappelle le coach avignonais, troisième de Ligue avec son équipe.

Michel Estevan - Arles's coach
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe en Camargue : l’AC Arles-Avignon serait dans le viseur de la justice parce qu’il pèserait sur le club de Ligue 2 des soupçons de corruption. Les faits remontent à la saison dernière, à  la suite d’un match de National opposant Cassis à Arles. Dans une lettre anonyme envoyée à la Fédération, un homme qui se prétend du club de Cassis-Carnoux assure que certains de ses partenaires ont reçus de l’argent des dirigeants d’Arles afin de « lever le pied. » En Avignon, Michel Estevan se dit révolté par cette affaire qu’il juge « écœurante. » « Je suis serein » conclut le coach de l’ACAA pour mieux se projeter vers le futur et son prochain match, en amical vendredi, face au voisin marseillais.  

Des rumeurs de corruption ont circulé la semaine dernière. Que répondez-vous à ces accusations ?  

Michel Estevan :
On accorde de l’importance à quelque chose qui n’en mérite pas. Ces histoires sont malsaines. Des gens veulent nous toucher à travers des interprétations.  

Pensez-vous que l’on en veuille à votre club ?  

M. E. :
Je ne sais pas si l’on en veut, à nous ou à Cassis. Quand on est volé on se pose toujours la question de savoir si c’est le voisin. La seule chose doit on soit sûr c’est que c’est n’importe quoi. La saison dernière on a gagné onze matches à l’extérieur et ça, on ne le doit à personne.  


"Ici, on ne bave sur personne"


Vous pourriez attribuer cela à de la jalousie à l’égard de votre club ?  


M. E. :
Je ne pense pas que l’on cherche à nous faire payer quoi que ce soit. Je veux croire que les gens ont mieux à faire que de nous court-circuiter.  Si certains nous envient, je les invite à venir nous voir. Ici, on ne bave sur personne, on dit les choses quand elles doivent être dite. La jalousie, c’est une maladie…  

Pensez-vous que cela puisse avoir des répercutions sur votre équipe ?  

M. E. :
Non, on ne se prend pas la tête. On a nos certitudes, on bosse sereinement. Imaginez si les joueurs avaient été marqués par cette histoire contre le Havre (victoire 2-0) ce qu’il en serait quand ils sont libérés ? Les joueurs ont tous fait abstraction de ce contexte. 


"Marseille c'est un match de gala"
 

Vendredi, vous affrontez Marseille en match amical, cette rencontre peut vous permettre de passer à autre chose…  

M.E. :
C’est un match de gala. Tout le monde a très envie de jouer contre Marseille. On va continuer de travailler, avec le même état d’esprit et la même volonté de privilégier le jeu. On va essayer de donner la réplique à l’OM en étant le plus sérieux possible. Ceci pour mieux aborder de notre match de coupe par la suite (contre Luzenac, ndlr).  

Le championnat ne reprendra qu’en fin de mois. Aujourd’hui, que vous inspire votre troisième place ?  

M. E. :
C’est une bonne surprise que l’on savoure, mais qui ne change rien. On reste dans la même logique que ces trois dernières saisons, celle du maintien. On n’a pas de pression, on est bien là où on est. Je le répète, on ne se prend pas la tête.  


"On n'est pas les meilleurs mais les plus pourris non plus"


Vous pensez pouvoir vous maintenir sur la durée dans les hauteurs du classement ?  

M. E. :
On ne peut pas prévoir.  Je sais que l’on n’est pas les meilleurs mais que l’on n’est pas non plus les plus pourris (sic). Une saison se joue à pas grand-chose. On profite de l’instant en disputant nos matches avec le même état d’esprit.  

Finalement, la réponse à ces rumeurs, vous la trouvez sur le terrain…  

M. E. :
Je m’efforce de fonctionner ainsi. Je suis passé de la DH à la Ligue 2, j’ai connu quatre accessions avec l’équipe de Beaucaire et trois avec celles d’Arles. Sans chercher à tirer la couverture à mon avantage, je ne connais pas beaucoup d’entraîneur en France qui ont le même cursus. La réussite c’est le fruit du travail. Ici, je bosse avec un président à mon écoute avec qui je pense faire du bon boulot.  

Entretien réalisé par Thomas FILHOL

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