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Après le rassemblement des Bleus, Didier Deschamps a livré une conférence de presse dans laquelle il a évoqué l’importance du match qui se profile, à l’Allemagne.

Presque un an après s’être affrontés à Brême, l’Equipe de France et l’Allemagne se retrouve ce mercredi en amical, au Stade de France cette fois-ci. Vainqueurs à l’époque 2 à 1, les Tricolores espèrent faire aussi bien lors de ces retrouvailles, mais ça ne sera assurément pas de tout repos. Didier Deschamps, le sélectionneur, le sait et c’est pourquoi il a appelé ses protégés à se montrer le plus performant possible. Même s’il s’agit d’un match de reprise, et qui plus est amical, le technicien bayonnais veut voir son équipe à la hauteur du rendez-vous. Histoire notamment de ne pas briser la belle série de résultats entamée en fin d’année dernière.

« ON NE DOIT PAS S’ENDORMIR »

Didier, qu’attendez-vous de vos joueurs pour cette reprise de compétition ?

Didier Deschamps : On a une longue route devant nous. Il y a cinq mois de vie commune. Il faut qu'on s'appuie dessus. On ne doit pas s'endormir. Je ne veux pas prendre une claque. Il faut se préparer à ce match de mercredi car l'adversaire est de haut niveau.

Vous avez rappelé Mathieu Valbuena. C’est un joueur sur lequel vous devez comptez beaucoup ?

D.D. : L'avantage d'avoir Mathieu Valbuena derrière l'attaquant, c'est d'avoir une présence importante dans l'axe. Il est capable de jouer sur les deux côtés. Mais la position qu'il préfère, c'est l'axe. C'est une animation différente. L'adversaire peut être gêné, comme l'Espagne lorsque Valbuena est entré. Il faut tenir compte des points forts de l'adversaire.

Est-ce que Bacary Sagna va participer à ce match ?

D.D. : Je ne dirai pas si Sagna jouera ou pas. Mais si je le prends, c'est que j'estime qu'il est apte de jouer. Il y a aussi Debuchy. J'ai des bons joueurs des deux côtés. J'ai des postes fournis.

L’indisponibilité de Varane, elle, doit vous attrister…

D.D. : Varane doit être déçu suite à son problème. C'est encore un jeune joueur qui gagne en maturité. Etre capable de faire ce qu'il fait aujourd'hui, c'est très bien. Il a du temps de jeu. Il franchit des étapes. C'est un joueur d'avenir.

Est-ce que pour ce match à domicile, vous sentez le besoin de dicter votre jeu, même face à une grande sélection ?

D.D. : A domicile, on est plus obligé de prendre le jeu à son compte. Il faut plus de mobilité et de justesse. Ce sont des choses qu'on arrive à avoir mais il faut du temps. Dans le football, c'est plus facile de savoir défendre et contre attaquer, que faire des attaques placées.



« L’ALLEMAGNE A DES GUERRIERS »

Que pensez-vous des progrès du football allemand ?

D.D. : L'Allemagne a su orienter son football. C'est arrivé en 2004. L'Allemagne a des guerriers avec des joueurs forts au duel. Il y a eu aussi des joueurs jeunes et techniques. C'est la philosophie de Low. Il veut une équipe qui pose des problèmes à l'adversaire. Elle n'a pas gagné ces dernières années mais c'est une équipe qui marque beaucoup.

Cette sélection aura à faire face à plusieurs absences lors de ce match…

D.D. : Je ne sais pas ce que fera Low mais ça restera une équipe très compétitive.

Ne croyez-vous pas que pour ce match de reprise, il peut y avoir un manque de motivation de la part de certains joueurs ?

D.D. : Je ne conçois pas qu'on puisse prendre ce match à la légère. On n'a pas beaucoup de dates mais pour se préparer, c'est bien qu'on puisse se retrouver.

Pourquoi avoir convoquez de nombreux attaquants axiaux ?

D.D. : J'ai plusieurs attaquants axiaux avec des qualités différentes. J'ai eu à associer Benzema et Giroud. Ce sont deux profils différents. Je peux changer le système en cours de match. Ce qui m'intéresse, c'est d'avoir une belle animation offensive.

Quel regard portez-vous sur les départs qu’a connus la Ligue 1 durant le mercato ?

D.D. : Le départ des joueurs ne renforce pas la L1. C'est un risque qu'ils prennent, de rejoindre un autre championnat à la mi-saison. Dans certains championnats, il y a une grosse adversité. Et c'est plutôt une bonne chose.

Que pensez-vous de l’affaire des matches truqués révélés par Europol ?

D.D. : L'histoire des trucages ? C'est surprenant mais je ne peux pas en dire plus. Quand je jouais, il n'y avait pas de paris, ça n'existait pas. Aujourd'hui, tout le monde peut parier.

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