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Le match amical des Bleus contre le Japon, ce soir, est l'occasion idéale pour effectuer une répétition générale avant le choc en Espagne. À première vue, seulement...

L'approche d'un grand rendez-vous présente toujours un cahier des charges bien rempli. L'équipe de France doit en effet affronter le Japon, ce vendredi soir, soit quatre jours avant son échéance importantissime en Espagne. Entre l'opposition d'un adversaire intéressant et la nécessité de travailler une mise en place tactique, tous les ingrédients sont en place pour permettre aux hommes de Didier Deschamps d'effectuer une répétition générale. Mais le sélectionneur n'a pas forcément pris cette direction, la restriction des choix dont il dispose ne lui permettant pas de s'offrir ce luxe. Analyse.

Un onze remodelé

Concrètement, la problématique de ce France-Japon est double. Emmagasiner de la confiance est le principal enjeu psychologique de cette confrontation. Cela ne passera que par un résultat, et cela permettra aux Bleus de débarquer à Madrid avec leur lot de certitudes. Ça, c'est pour la théorie. Car dans la pratique, il aurait été intéressant de proposer un schéma semblable à celui qui aura pour mission de gêner les Espagnols. Bien-sûr, l'adversaire et le contexte ne sont pas les mêmes, mais il y a tout de même quelques axes de comparaison possibles. Individuellement, le sélection japonnaise est effet constituée de plusieurs éléments offensifs à petits gabarits, axant leur force sur l'aspect technique de leur jeu. La discipline collective est également une signature de l'adversaire du soir, même si la maîtrise et la possession ne sauront pas aussi flagrantes que les chiffres habituels de la Roja. Les Bleus vont pourtant jouer dans un système en 4-3-3, et même si la théorie de reconduire cette tactique en Espagne n'est pas exclue, le choix des hommes ne sera pas le même.

L'option de Didier Deschamps est pourtant tout à fait compréhensible. Des éléments comme Cabaye ou Ribéry ont un statut qui leur offre autant de garanties que de repères. Mais le problème est quantitatif. En se passant du joueur du Bayern, Didier Deschamps va décaler Karim Benzema sur le côté gauche, associant ainsi le Madrilène avec Olivier Giroud. La relation technique entre les deux buteurs des Bleus n'est pas au beau fixe, même si leurs caractéristiques complémentaires laissaient augurer une vraie connivence. Sur le côté droit, c'est Jérémy Ménez qui sera chargé d'apporter de la percussion, ce qui serait le meilleur moyen, au passage, de faire oublier sa dernière sortie internationale... Et c'est au milieu de terrain que les choses se corsent. Mavuba et Diaby absents, Deschamps a dû recomposer son entrejeu à deux postes - et surtout pour deux rôles - capitaux. Le milieu présenté ce vendredi soir sera même renouvelé dans sa totalité puisque Cabaye ne débutera pas. Le rôle de sentinelle sera confié à Capoue, tandis que Moussa Sissoko et Blaise Matuidi seront chargés de faire le liant avec la ligne d'attaque. Mardi prochain, Sissoko devrait certainement laisser sa place à Cabaye... Enfin, en défense, la charnière Sakho-Koscielny, alliant profils de stoppeur et libéro, laisse présager une vraie complémentarité. Mais il faudra au moins ça, au vu du peu d'expérience de cet axe défensif. Sur les côtés, Debuchy a l'occasion de se rassurer dans sa quête de confiance, tandis que Clichy suppléera Evra. Les acteurs de ce France-Japon ne seront donc pas tout à fait les mêmes que ceux de Vicente-Calderon la semaine prochaine. Mais dans le projet de jeu, espérons un semblant de similitude avec les plans qui taraudent déjà l'esprit de Didier Deschamps pour affronter la meilleure équipe du monde. Histoire de ne pas voir qu'un simple amuse-bouche. Car le plat de résistance, lui, sera costaud...

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