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Le sélectionneur Didier Deschamps a fait savoir ce lundi en conférence de presse qu’il n’était pas très chaud pour adopter un nouveau système, mardi contre la Biélorussie.

C’est avec une équipe répartie en 4-3-3 que l’Equipe de France a pris le dessus sur la Finlande (1-0), vendredi soir à l’occasion de son premier match qualificatif pour le Mondial. Malgré le succès, la formule en question n’a pas vraiment convaincu. Mais, ce n’est pas pour autant que Didier Deschamps compte l’abandonner. En vue du match contre la Biélorussie, le patron des Bleus a indiqué qu’il n’avait « pas trop envie de changer » tout en certifiant qu’il n’écartait rien. Au niveau des hommes, l’ancien coach marseillais prévoit, en revanche, quelques remodelages par souci de fraîcheur. Il vise la victoire, mais aussi une prestation séduisante pour ne pas que les spectateurs du Stade de France puissent s’ennuyer.

« ON S’ATTEND A UN MATCH FERMÉ »

Didier, avez-vous prévu d’apporter des changements dans votre onze de départ ?

Didier Deschamps : Il y a besoin d'un peu de fraîcheur. Et puis j'ai des soucis avec Clichy et Diaby qui auront du mal à être disponibles pour le match. Après je réfléchis par rapport à la configuration de match. On s'attend à un match fermé. Sans compter qu'il faudra tenter de s'améliorer. Il faudra être plus présent devant le but. Ils ont perdu leur premier match mais ils se sont créés pas mal d'occasions. Il faudra forcer le verrou sans prendre de risques inconsidérés. Il ne faut pas non plus aller à l'abordage.

Il n’y a donc que très peu de chances pour que Diaby soit opérationnel ?

D.D. : Il a pris un mauvais coup et il a une gêne musculaire. Aujourd'hui, il ne va pas s'entraîner. Il se connait peut-être un peu plus que les autres avec les soucis qu'il a eus. Avant de penser aller sur le terrain, il ne faut pas avoir de soucis sur la table de massage.

Qui pourra être aligné à sa place ?

D.D. : Je n'ai pas encore mon équipe en tête. J'ai jusqu'à demain. Capoue ou Matuidi, j'ai les deux options. Je peux avoir l'équilibre avec les deux.

Et concernant le système tactique, allez vous essayer le 4-4-2 ?

D.D. : Je peux être amené à le mettre en début ou en cours de match. Mais ça demande des qualités différentes.

Vous ne semblez pas être très chaud pour changer ?

D.D. : Je n'ai pas trop envie de changer de système. Mais je peux y être amené en cours de match. Mais il y a des automatismes. Je changerai poste pour poste.

Giroud peut jouer ?

D.D. : C'est possible, oui. Hier, il a fait un peu de rab devant le but. Il n'a pas souci devant le but.

Y-a-t-il possibilité de voir Ribéry évoluer à un poste plus avancé ?

D.D. : J'ai discuté avec lui de sa position. Il joue dans un système au Bayern où il est beaucoup sur le côté. Nous, on n'est pas tout à fait dans cette organisation donc il faut qu'il s'adapte un peu. A partir du moment, il part de plus loin, le but est loin et il y a plus de fatigue. Donc je préfère encore le voir dans les 30 derniers mètres. Il a cette capacité à percuter.



« CA FAIT PLAISIR DE REVENIR AU STADE DE FRANCE »

Avez-vous eu le temps de visionner les matches de votre adversaire ? Si oui, que pensez-vous de leur jeu ?

D.D. : Biélorussie ? C'est une équipe qui a pas mal changé par rapport à celle qui était venue s'imposer ici. Il doit rester cinq joueurs. Après, ils n'ont pas joué contre des équipes contre qui ils pensaient surtout à défendre... Mais la Finlande, je les avais vus aussi avant de les jouer et je m'étais un peu trompé.

Demain, vous revenez au Stade de France. Une enceinte particulière pour vous ?

D.D. : Ça fait plaisir de revenir au Stade de France. Émotionnellement... Ça va me rajeunir un petit peu. J'ai connu le plus beau moment de ma carrière professionnelle ici.

Ces derniers temps, les supporters de l’Equipe de France ont dit s’ennuyer devant les matches de la sélection. Que pouvez-vous leur répondre ?

D.D. : Rien, si ce n’est faire en sorte qu’ils ne s’ennuient pas. L'engouement populaire, on ne peut pas dire qu'on l'a eu même dans les grandes années. C'est venu sur la fin. On a un stade très grand. S'il y a 50.000 personnes qui viennent, j'attends qu'elles soient derrière nous. A nous de susciter l'engouement.

Votre nom a été scandé à l’entrainement, ça vous fait plaisir ?

D.D. : Dans les tribunes, il n'y a pas que des jeunes (Rires). Oui, ça fait plaisir de voir des gens de ma génération. Mais les acteurs, ce sont les joueurs. Je ne veux pas leur voler ça.

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