thumbnail Bonjour,

Malgré la victoire acquise en Finlande (1-0) vendredi, les doutes concernant la rentabilité offensive de l’Equipe de France ne se sont pas dissipés. Ils se sont même accrus.

Régler tous les problèmes de l’Equipe de France en l’espace d’une poignée de mois relève de l’utopie pour tout sélectionneur. En prenant les reines des Bleus en juillet dernier, Didier Deschamps espérait au moins en finir avec celui qui concerne le secteur offensif. Au bout de deux matches, il s’est rendu à l’évidence que c’est plutôt là que réside son « principal chantier ». Le succès réconfortant glané en Finlande (1-0) en début des éliminatoires du Mondial n’a, en effet, rien fait pour rassurer le technicien bayonnais sur ce plan-là. Bien au contraire. Durant ce match, ses attaquants, et à leur tête Karim Benzema, ont encore péché au niveau de la finition. Pius, ils ont connu beaucoup de peines à se créer des occasions dignes de ce nom. Un vrai manque d’impact auquel il est vital d’y remédier rapidement.

La précision fait défaut

Lors des quatre derniers matches disputés par les Tricolores, deux sous les ordres de Blanc et les deux derniers avec Deschamps, il n’y a eu qu’un seul but inscrit. Une stat famélique qui prend encore plus de l’ampleur quand on sait que la réalisation en question a été l’œuvre d’un milieu de terrain défensif, Abou Diaby. Il faut même remonter à la période d’avant-Euro, soit six rencontres en arrière, pour retrouver la trace d’un attaquant français buteur (Ndlr, face à l’Estonie). Même si l’attaque n’a jamais été vraiment le point fort de la sélection, on a connu les Bleus beaucoup plus inspirés aux avant-postes. Dans la feuille de route qui a été établie afin de retrouver progressivement un niveau plus en concordance avec le statut de l’équipe, il est clair que cette indigestion ne peut vraiment durer. DD en convient, et c’est pourquoi il n’a pas manqué d’appuyer là où ça fait mal après le voyage à Helsinki.

« Le chantier, c'est l'animation offensive. Le plus difficile, pour tous les sélectionneurs, c'est l'attaque » a-t-il reconnu, avant d’enchérir : « On doit être plus dangereux dans la surface sans dénaturer le positionnement des joueurs. L'animation, ce n'est pas une question de nombre de joueurs offensifs mais de complémentarité dans les déplacements. C'est difficile à trouver ». Création des repères et une complémentaire entre les joueurs postés devant, voilà ce qu’il attend donc à long terme. Mais, d’ici à ce que soit le cas, il n’a pas vraiment le temps d’attendre. Pour la venue de la Biélorussie, mardi au Stade France, il appelle ses hommes à se monter plus efficaces lorsqu’ils atteindront le dernier tiers de terrain : « Être capable d'être plus précis dans nos positions de débordement. La Biélorussie, il va falloir la contourner et finir dans l'axe ce qui exige une présence dans la surface. »

Changement de système, est-ce la solution ?

Les consignes de Deschamps s’adressent autant aux ailiers et aux latéraux qu’au joueur posté dans la boite, en la personne de Benzema. « On doit améliorer la qualité des centres. Mais on manque de présence dans la surface. On doit pouvoir être plus précis en première intention » martèle-t-il. L’attaquant du Real a, certes, délivré une passe décisive vendredi, mais ses stats personnelles deviennent trop insuffisantes au niveau international. DD ne se prive pas de le piquer dans son orgueil lorsqu’il assène : « Oui, Karim peut être le grand buteur des Bleus ». En même temps, il insiste sur le besoin qu’il y a de trouver les bonnes combinaisons pour tous ceux qui ont la responsabilité de mettre en danger la défense adverse : « Parfois, sur nos trois joueurs offensifs, deux étaient trop près l'un de l'autre. Karim bouge beaucoup. Mais quand il est sur un côté, celui auquel il prend la place doit être devant le but ».

Ouvert à toute remarque fondée, comme il l’a toujours été durant sa carrière de coach, Deschamps sait que le problème peut également venir de son schéma de jeu. Le 4-3-3 utilisé en Finlande n’a pas été spécialement convaincant, et il n’écarte pas l’éventualité de basculer en 4-4-2 face à des opposants de plus faible portée. Cela revient à titulariser un autre attaquant que pourrait être Olivier Giroud. « On doit garder ce qu'on a bien fait mais on doit amener plus de présence offensive. J'attends de voir comment les uns et les autres vont récupérer. Le 4-4-2 pourrait être une option mais il demande plus d'efforts sur les côtés » prévient-il. Des efforts sur lesquels les attaquants tricolores ne sont pas forcément économes. Gageons à ce que pour une fois ils ne soient pas vains.

A lire aussi :

Tout sur l’Equipe de France

Relatifs

From the web