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Auteur d’une brillante prestation contre la Finlande, Rio Mavuba a définitivement réussi son retour en sélection. Un come-back qui n’est pas sans rappeler celui de Makélélé.

Les éloges ont plu sur Rio Mavuba ce matin dans la presse après que le milieu défensif lillois ait réussi un grand match avec les Bleus, vendredi à Helsinki contre la Finlande (1-0). Positionné dans son rôle de prédilection dans l’entrejeu, il a ébloui en grattant un grand nombre de ballons. Pour quelqu’un qui était censé être sous pression et épié de toute part, il s’en est donc très bien sorti. Il le sait et s’en réjouit, mais il garde la tête sur les épaules, comme il l’a toujours fait durant sa carrière, réfutant notamment tout rôle de cador dans cette équipe. « Je sais que je peux réaliser un match moins bon, mais je veux me donner les moyens d’être là tout le temps. M’imposer sur le terrain et revenir le plus souvent possible c’est tout ce que je recherche » a-t-il certifié.

« Pas question de jouer les cadors »

Lorsqu’il a succédé à Didier Deschamps en conférence de presse ce samedi, le Dogue a parfaitement jonglé avec les compliments. Mais, lorsque la question du capitanat fut relevée, il est apparu embarrassé. Pour lui, il n’est pas approprié de postuler à ce rôle alors qu’il vient tout juste de faire son retour en sélection. « Si ça vient un jour alors tant mieux (..) mais il y a des gens en place depuis un moment et un capitaine, Hugo (Lloris) qui est aussi en place depuis un moment, observe-t-il. Aujourd'hui, j'ai 28 ans, à Lille, je suis capitaine, mais là, je reviens dans le groupe, je ne vais pas arriver et jouer les cadors ». Le brassard, il n’en veut pas donc dans l’immédiat. Du moins, c’est ce qu’il clame. Pourtant, en terre finlandaise, il avait tout d’un meneur d’homme : « c'est sûr que naturellement, je parle à mes coéquipiers, parce que je suis dans une position où on ressent un peu ce qu'il se passe sur le terrain, dans une équipe, il faut de la vie ».  

Ce n’est pas seulement dans son attitude que Mavuba a donné satisfaction. Techniquement, il est aussi parvenu à exprimer au mieux son potentiel. Ca n’a pas toujours été le cas pour lui lorsqu’il revêtait le maillot Bleu par le passé. Alors qu’est-ce qui a changé ? Sa réponse : « Je ressens cette confiance et cela me permet d’être libéré et donc meilleur sur le terrain. Cette marque de confiance, j'essaie de la rendre sur le terrain. Ça me fait plaisir, parce que j'ai envie de défendre les couleurs de mon pays, tout simplement, je suis fier d'être là et je savoure mon parcours ». Si l’ancien Bordelais a été aussi convaincant c’est aussi parce qu’en tant qu’ancien milieu défensif, Deschamps a su lui faire passer toutes les consignes tactiques qu’il voulait. « Il connaît bien le poste et c’est une chance d’avoir un sélectionneur qui a eu une telle carrière en tant que milieu de terrain, c’est une chance pour moi » reconnait le champion de France 2011.

En enchainant deux matches avec la sélection, Mavuba peut aujourd’hui être confiant quant à un destin international à long terme. « J’y ai toujours cru, même s’il y a eu des moments compliqués et qu’avec le sélectionneur précédent, je me doutais que ce serait compliqué. C’était une question de choix et il fallait les respecter » a-t-il précisé. Cette situation était, en effet, dure, mais il y avait un exemple dont il pouvait s’inspirer. « Je sais aussi que mon modèle, Makelele, est aussi revenu sur le tard… Je connais son histoire avec l'équipe de France, ça m'a toujours donné espoir, je me suis dit qu'en m'accrochant, qu'en travaillant, je pouvais revenir. J'aurai eu le mérite de m'accrocher pendant cinq ans et de regouter à la sélection ». Sur ce point là, personne ne pourra le démentir et son deuxième passage en Bleu s’annonce incontestablement bien plus prometteur que le premier.

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