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Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, s’est longuement exprimé en conférence de presse, ce jeudi à la veille du duel contre la Finlande, en éliminatoires du Mondial.

Plus que vingt-quatre heures et la France entamera son parcours qualificatif pour la Coupe du Monde. Les Bleus débuteront par une confrontation face à la Finlande à l’extérieur. Arrivés à Helsinki ce jeudi, les joueurs ont rapidement pris leurs quartiers, quant au sélectionneur, Didier Deschamps, il s’est prêté sans détour au traditionnel jeu des questions-réponses avec les journalistes. Dans la salle de presse locale, il a évoqué ce que ce match représente pour l’équipe, mais aussi pour lui, qui va connaitre sa première sur le banc tricolore en match de compétition. Le technicien bayonnais en a aussi profité pour donner quelques indications sur le onze de départ qu’il compte aligner demain soir.

« L’ATTENTE ET LA PRESSION SONT IMPORTANTES »

Didier, quelles sont les dernières nouvelles des blessés ?

Didier Deschamps : Pour Maxime Gonalons, ça va, il a participé au dernier entraînement. Quant à Olivier Giroud, ayant parlé avec le médecin et compte tenu de son problème musculaire, on a jugé qu’il était un peu trop risqué de l’aligner vendredi. Il effectue un travail à part afin d’être disponible pour le prochain match contre la Biélorussie mardi.

Lors du dernier match contre l’Uruguay (0-0), l’attaque est apparue en rodage, des joueurs sont incertains en défense, Hugo Lloris a une préparation perturbée par son transfert à Tottenham. Vous n’êtes pas gâté pour un premier match officiel…

D.D. : Il est certain que j’aurais préféré avoir un Olivier (Giroud) en pleine possession de ses moyens. Pour les attaquants, le constat est réduit : ils n’ont joué qu’un match de 90 minutes. Je ne suis pas inquiet, je fais avec les forces du moment. Certes, j’aurais aimé que les joueurs aient 4 ou 5 matches de 90 minutes dans les jambes. Cela m’amène à une réflexion plus approfondie dans le contexte d’un match de rentrée où il y aura beaucoup d’attente et la pression sera importante.

Avez-vous choisi votre charnière centrale ?

D.D. : Oui, j’ai pris une décision. La charnière centrale sera composée de Mamadou Sakho et de Mapou Yanga-Mbiwa. C’est une question de rythme, de compétition. Ils ont déjà joué ensemble contre l'Uruguay. Je n’aurais peut-être pas eu la même réflexion s’il n’y avait pas d’obligation de résultat. La condition physique est quelque chose d’important au haut niveau. Pour arrêter de parler du manque d’expérience, il n’y a pas 36 solutions : il faut les faire jouer. J’en assume la responsabilité. Je retiens qu’ils ont des qualités. Ils n’ont pas du tout à avoir d’appréhension. Ils n’ont qu’à reproduire ni plus ni moins le même match que face à l’Uruguay il y a trois semaines.


 
« AVOIR LA DÉTERMINATION ET L’ENVIE NÉCESSAIRES »

Dans quel état d’esprit abordez-vous ce premier match officiel en tant que sélectionneur de l’équipe de France ?

D.D. : Je suis concentré et excité. On fait en sorte avec le staff de ne rien oublier pour les joueurs. Je n’ai pas d’inquiétude même si je sais que tout le monde va attendre le résultat, être exigeant sur la performance. J’évacue facilement mon cas personnel. L’important est que les acteurs, les joueurs soient dans les meilleures conditions pour aller au bout d’eux-mêmes. Ils doivent avoir la détermination, l’envie nécessaires et cela doit se voir demain soir sur le terrain.

Vous avez tout gagné en tant que joueur avec l’équipe de France. Comment appréhendez-vous ce nouveau rôle de sélectionneur ?

D.D. : Je ne suis plus acteur. Je dois faire en sorte d’amener les joueurs le plus haut possible, en créant un climat de confiance. Collectivement, nous devons avoir une équipe qui maîtrise le jeu le plus possible, qui va de l’avant. Je suis aussi attentif à la vie de groupe. J’ai défini un cadre. Ensuite, il y a une liberté dans ce cadre, qui est aussi valable sur le terrain. C’est le joueur qui décide de faire une passe, un dribble ou de tirer. Je suis avec eux. Je suis aussi là pour les encourager et les féliciter quand il y a des bonnes choses

La Coupe du monde au Brésil est-elle déjà dans un coin de votre tête ?

D.D. : Je ne me projette pas aussi loin. On va d’abord essayer de se qualifier. Toutes les énergies sont focalisées sur ce match important puisqu’il lance notre campagne de qualifications. Sachant qu’on est dans un groupe de cinq équipes avec l’Espagne, il ne faudra pas laisser trop de points en route. Je me suis penché sur les campagnes précédentes, j’ai regardé le nombre de points pour passer, ceux des meilleurs deuxièmes. Pour ne pas dépendre des autres, pensons d’abord à nous. Quand on commence une compétition, l’objectif est d'aller le plus haut, c’est la première place. Cela passe par un bon résultat demain.

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