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Transparent durant l’Euro, l’attaquant du Real est très attendu à l’aune des éliminatoires du Mondial. Didier Deschamps l’a gentiment mis devant ses responsabilités.

Sur un plan purement sportif, il a été l’une des principales déceptions tricolores du dernier Euro. Sans but marqué en quatre matches joués, Karim Benzema a traversé cette compétition comme un fantôme alors qu’il restait sur une saison exceptionnelle avec son club de Real Madrid. Publiquement, il n’a jamais évoqué le mot échec et les médias français ont globalement fait montre d’indulgence avec lui. Toutefois, et alors que l’Equipe de France s’apprête à attaquer une nouvelle aventure, le débat concernant sa rentabilité et son rôle au sein de cette sélection refait surface. Son nouvel entraineur, Didier Deschamps, s’est chargé de le nourrir à sa manière. En conférence de presse ce mercredi, il lui a manifesté sa confiance, mais en soulignant aussi les gros espoirs qu’il place en lui.

Avec Giroud d’entrée ?

Depuis sa prise de fonction du côté de Clairefontaine, Deschamps s’est appliqué à ne pas trop parler du passé. Cela dit, il n’hésite pas à revenir en arrière, si c’est pour mieux faire avancer ses hommes. C’est ce qu’il a fait pour Benzema. Tout en évitant de remuer le couteau dans la plaie, il a chargé l’ex Lyonnais à rebondir en tirant les leçons nécessaires de cet Euro manqué. « Il arrivait d'une saison efficace mais il y avait un contexte différent chez les Bleus, a-t-il affirmé. Il s'est mis en tête d'être décisif peut-être a-t-il trop poussé dans ce sens là. Mais c'est une compétition internationale, c'est plus difficile. Il aurait aimé être plus performant évidemment mais ça lui servira d'expérience. C'est derrière ». Le patron tricolore ne sait pas encore ce que réserve l’avenir, mais il a la conviction que son joueur vedette ne doute pas : « Karim a confiance. Ça reste un attaquant de haut niveau ».

Au-delà de ce qu’il peut afficher comme mentalité sur le terrain, Benzema a donc comme mission première de retrouver le chemin des filets. Cette saison, il ne l’a pas encore fait, tout comme Olivier Giroud notamment. Ni en sélection, lors du match contre l’Uruguay, ni en club (en cinq matches disputés). Il y a mieux comme bilan à l’heure de retrouver les joutes internationales.  Deschamps l’a reconnu : « Je préfèrerais qu'ils aient des buts au compteur oui ». Mais, en même temps, il ne s’en soucie pas outre-mesure, à partir du moment où ses joueurs ont du temps de jeu et des occasions. « La confiance pour les attaquants, c'est mieux, acquiesce-t-il. L'un et l'autre ont fait un match complet le week-end dernier. Attendons un petit peu ». Si ce n’est que deux jours, et ce match contre la Finlande, vendredi, alors tout le monde est disposé à patienter.

Sauf une énorme surprise, dont Deschamps n’est pas vraiment un adepte, Benzema sera là dans le onze de départ français à l’occasion de ce premier match qualificatif pour la Coupe du Monde. Reste à savoir s’il aura Giroud comme partenaire à ses côtés. Contre l’Uruguay, en amical le mois dernier, leur association n’a pas été un franc succès, même s’ils n’ont joué ensemble qu’un petit quart d’heure. Mais ça reste « une possibilité » selon les dires mêmes du sélectionneur, qui précise qu’elle « peut-être en début ou en cours de match ». Si cela fonctionne, il en serait le premier heureux car il sait également que « ce n'est pas facile de créer des repères ». Et si la doublette ne donne pas satisfaction ? « L'objectif n°1 c'est de les mettre à leur meilleur poste » répond DD pour conclure. Dans ses circonstances, Benzema et/ou Giroud auront tout intérêt à ne pas se louper, bien que la tâche prioritaire est de ramener une victoire de Helsinki.

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