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Pour sa 1e sous la houlette de Didier Deschamps, l’Equipe de France a livré mercredi une décevante copie, pour ne pas dire pâle, face à l’Uruguay (0-0). On attend mieux d’elle.

A sa nomination à la tête des Bleus, le 8 juillet dernier, Didier Deschamps se disait qu’il avait un grand chantier devant lui. Mercredi soir, au sortir d’une soirée havraise pour le moins ennuyeuse, il n’a pas dû trop changer d’avis. L’ancien coach de l’OM a pu mesurer à quel point l’équipe dont il a hérité a encore du travail et même si son faux-pas (0-0) est à relativiser comme tous ceux qui ont lieu à cette période de l’année, il ne serait pas exagéré d’avancer qu’elle repart d’assez loin suite à son Euro moyen. Face à la Celeste, les Bleus n’ont, certes, pas perdu et c’est déjà une performance en soi, mais ils n’ont pas fait grand-chose, non plus, pour l’emporter et c’est là que réside la principale préoccupation à trois semaines du match contre la Finlande, en ouverture des éliminatoires du Mondial.

Du pain sur la planche

Ce voyage à Helsinki, Deschamps va commencer à le préparer sérieusement. Il n’en a pas vraiment le choix au vu de ce que ses protégés lui ont proposé comme rendement face aux Uruguayens. Même si la sélection scandinave n’est pas un foudre de guerre, il est difficile de jurer que ces Bleus qu’on a vu se produire au Stade Océane parviendront à l’accrocher sur ses terres. Si, individuellement, il y en a qui ont tiré leur épingle de jeu (Mavuba, Yanga-Mbiwa, Sakho, Ribéry), collectivement la partition de cette rentrée des classes a été plus que brouillonne.  Au cœur de longues séquences de jeu sans la moindre étincelle, il y avait même lieu de se demander si cette équipe avait vraiment envie de l’emporter. Le sélectionneur aura beau répéter partout qu’il a été « satisfait », il est difficile de croire que c’est le véritable sentiment qu’il a animé au coup de sifflet final. Car il n’y avait vraiment pas de quoi pavoiser.

Tout en étant moribonde, la sélection tricolore a flirté à deux reprises la victoire dans son match. Un luxe, presque. Les reprises de Yanga-Mbiwa et de Benzema ont échoué sur les poteaux des buts sud-américains. Des tentatives pas forcément regrettées, mais qui auraient eu le mérite d’offrir un surplus de confiance à cette équipe si elles avaient fini au fond des filets. Et Dieu sait que la confiance, elle en a grandement besoin en ce moment. Au sortir d’un été où elle n’a pas été épargnée par les critiques, nul doute qu’un succès lui aurait donné un minimum de sérénité pour s’avancer vers les futures échéances, à défaut de récupérer un quelconque crédit aux yeux de ses admirateurs. Ca ne sera malheureusement pas le cas et les Bleus vont devoir faire avec, ou sans. C’est selon. Deschamps, aussi, aura à composer avec les moyens du bord. Il devra surtout se montrer ingénieux pour trouver des arguments encourageants à l’issue de cette première sortie de la saison.

Sur la table de dissection, le technicien bayonnais pourra, tout de même, sortir la carte de la fraîcheur physique, qui n’était manifestement pas au top, ou celle des absents. Elles seront défendables, sauf qu’avec l’expérience qui est la sienne, le successeur de Blanc sait que ces deux facteurs n’expliquent pas tout. Hier, les adversaires d’en face n’étaient pas forcément plus affutés et au niveau technique, difficile de certifier qu’ils étaient supérieurs aux Bleus. Des données qui laissent croire qu’il y a d’autres paramètres à prendre en compte, des manquements à corriger et des soucis à éradiquer. En gros, de quoi bien s’occuper pendant les trois semaines à venir. Pour être au point le 7 septembre prochain ? Pour l’instant, rien ne le garantit et c’est ce qui est le plus inquiétant.



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