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Bien que sauveur des Bleus lundi contre l’Angleterre (1-1), Samir Nasri n’a pas fait hisser sa cote auprès des supporters français. La faute à un regrettable geste après le but.

Par définition, une célébration de but doit être joyeuse et symboliser idéalement un bon moment, celui de la délivrance. Mais, malheureusement, cette thèse n’est pas vraiment partagée par tous les joueurs. Et lundi, on en a eu la preuve à l’occasion du match FranceAngleterre (1-1). Les instants suivant sa réalisation, celle qui a permis aux Bleus de recoller à la marque, Samir Nasri a eu la très mauvaise idée de faire part de sa colère à des journalistes. Ceux qui l’avaient à peine critiqué à l’occasion des matches amicaux précédant l’Euro. En criant « ferme ta g***** », et en mettant son index sur la bouche, le joueur de Manchester City a cherché à régler ses comptes avec ses détracteurs. Mais était-ce vraiment le bon moment pour le faire ? L’intéressé est convaincu que oui, tandis que l’opinion générale est persuadé qu’il aurait pu s’en passer.

Il peut prendre exemple sur Shevchenko

A défaut d’être excusable, le geste de Nasri aurait pu être compréhensible si l’ex Marseillais avait fait montre d’un minimum de remords après la rencontre. A froid, il y avait moyen qu’il ait un raisonnement plus mature. Ca n’a pas été le cas. A ceux qui l’ont interrogé dans les coulisses de Donbass Arena, il s’était montré encore plus virulent en déclarant : « c’était à vous les journalistes ! ». Preuve qu’il restait sur sa position et qu’au bout de ce match d’une grande importance, il pensait d’abord à son propre égo et à sa querelle avec ses contempteurs. Une querelle qui est, somme toute relative, puisque la seule critiquée qui lui fut adressée c’était au sujet de son positionnement sur le terrain et sa manie à aller parfois au-delà des consignes.

Nasri a dit ce qu’il avait sur le cœur. Si c’était la première fois, il aurait été un peu plus facile de passer son comportement sous silence. Le souci c’est qu’il s’est déjà fait remarquer l’année dernière par sa mauvaise perception des remarques qui peuvent lui être adressées. Avant un match éliminatoire pour l’Euro, le sélectionneur Laurent Blanc avait déclaré qu’il « attendait plus de lui ». Une demande comme une autre et qui était parfaitement pertinente. Un grand professionnel aurait écouté et acquiescé, tout en faisant en sorte de combler le manque. Nasri, lui, a préféré rétorquer au « Président ». Dans un entretien accordé à un hebdomadaire spécialisé, il a lâché : « j’aurai aimé qu’il me le dise en face à face ». C’est alors que l’idée selon laquelle l’ex Gunner avait un vrai complexe a commencé à apparaitre.

Il y en a certainement qui vont prendre la défense de l’intéressé. Le premier à le faire a été l’ex sélectionneur Aimé Jacquet. Aux micros d’Infosport, ce dernier a confié juste après le match que ce sont des « choses qui peuvent arriver ». Néanmoins, il est difficile de cautionner une pareille attitude. L’international tricolore aurait tout intérêt dans le futur à corriger quelques facettes de sa personnalité. Pour cela, il peut prendre exemple sur Andriy Shevchenko. L’ancien Ballon d’Or était dans le même cas que lui avant cet Euro voire même pire vu que son âge (35 ans) était considéré comme un poids. Mais, il a répondu de la meilleure façons sur le terrain et à sa sortie, il a eu l’élégance d’applaudir tout le monde et avec un grand sourire. C’est ce qu’on peut appeler un gentleman. Un vrai.

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