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En conférence de presse, ce mercredi au Touquet, le sélectionneur Laurent Blanc est revenu sur l’éviction de Gourcuff et de Yanga-Mbiwa de la liste des 23.

Depuis ce mardi, l’Equipe de France est entièrement concentrée sur son objectif, qui est l’Euro. La question concernant les joueurs à écarter n’est plus de mise, puisque Yoann Gourcuff et Mapou Yanga-Mbiwa ont été priés de faire leurs valises. Un épisode difficile sur lequel Laurent Blanc, le sélectionneur, a accepté de revenir brièvement ce mercredi en conférence de presse. Le Cévénol a réitéré toute l’estime qu’il a envers ces deux éléments, mais sans trop s’y attarder. Pour lui, la priorité dans l’immédiat c’est la préparation du match contre la Serbie, pour lequel il prévoit « beaucoup de changements » et, à plus long terme, de cette compétition continentale où il espère que ses Bleus montreront « un bon visage ».

« GOURCUFF AVAIT UN RÔLE IMPORTANT A JOUER, MAIS IL S’EST BLESSÉ »

Laurent, pouvez-vous revenir sur la mise à l’écart de Gourcuff et de Yanga-Mbiwa de la liste des 23 ?

Laurent Blanc : Il y avait un choix à faire. On le savait tous. Il a été fait. Concernant Yanga-Mbiwa, c’est quelqu’un que j’ai découvert, qui a fait une très belle impression. Je pense que dans le futur, il sera un joueur important. Et il a aussi un état d’esprit irréprochable. Malheureusement, il n’a pas été retenu. Pour Gourcuff, j’ai entendu dire que c’est un pari. Mais on n’est pas là pour faire un pari, pour mettre en place ce qu'on avait prévu. Il devait jouer un rôle important, mais après cinq jours de stage, il avait une blessure à la cheville. Il y avait trop d’incertitudes à son sujet et on a décidé de ne pas le retenir. C’est la première fois que j’en parle et la dernière. J’ajouterai que les deux garçons ont eu une attitude très positive, et des discussions intéressantes. Je pense aussi qu’au niveau d’état d’esprit, ils ont été intéressants. On leur a annoncé la nouvelle. Ils ont déjeuné avec nous et ils ont dit au revoir à tout le monde.

Partir à l’Euro avec seulement 7 défenseurs, dont 3 centraux seulement, n’est-ce pas un risque que vous prenez ?

L.B. : C’est un risque, mais je l’assume. Quel recours a-t-on en cas de pépins ? Le troisième (défenseur) pourrait jouer. Mais on n’est pas les seuls. Il y a beaucoup de sélections qui partent avec trois défenseurs centraux seulement. Ca a été une réflexion. Les latéraux démontrent une forme exceptionnelle comme Clichy, qui est dans une dynamique très positive. Il y a eu une prise de décision et un choix à faire.

Par rapport à la restriction de la liste à 23, pensait vous qu’il y avait d’autres manières de faire ?

L.B. : Il y avait d’autres certaines façons de faire, mais y-en-a-t-il de meilleures ? On peut se poser la question. Nous ne sommes pas la seule nation à faire des pré-listes. J’admets cependant qu’on puisse penser qu’on peut faire autrement.

Si Gourcuff avait été bon contre l’Islande, vous l’auriez retenu ?

L.B. : Gourcuff il a beaucoup de retard. Sa blessure est gênante, mais elle n’est pas le fait que du match (contre l’Islande). Ça a ajouté des incertitudes, et à ce moment là, cela a fait en sorte que la décision a été prise.

La décision d’écarter les deux joueurs a-t-elle été difficile à prendre ?

L.B. : Les décisions sont difficiles à prendre, mais c’est le rôle d’un sélectionneur. Mais ce n’est pas si difficile que ça. Il y a eu une réflexion du staff technique. On savait qu’il fallait éliminer deux joueurs, donc, voilà, c’est notre rôle.

Pourriez-vous nous donner le onze contre la Serbie ?

L.B. : Je ne donnerai pas l’équipe parce que les joueurs eux-mêmes ne sont pas au courant. Vous ne la saurez que demain matin.

« IL Y AURA BEAUCOUP DE CHANGEMENTS CONTRE LA SERBIE »

Vous attendez-vous à un match contre la Serbie plus compliqué que celui contre l’Islande ?

L.B. : Sur le papier, la Serbie parait mieux armée que l’Islande. Mais c’est un match différent. Cela dit, quel que soit l’adversaire, on a prévu des choses et on va les faire. Ce que je peux dire c’est que demain il y aura beaucoup de changements. Ces trois matches amicaux entrent dans le cadre de la préparation physique et mentale.

Avez-vous demandé à Gourcuff et Yanga-Mbiwa de se tenir prêts en cas de forfait éventuel ?

L.B. : On leur a demandé qu’ils puissent être localisables au cas où.

Actuellement, l’Equipe de France laisse transparaitre deux visages. Celle d’une sélection qui n’a plus gagné le moindre match en tournoi majeur depuis 2006 et aussi celle qui est invincible depuis 19 matches. Lequel de ces deux visages vous allez montrer contre l’Angleterre ?

L.B. : Je ne sais pas le visage qu’on va montrer contre l’Angleterre. J’espère qu’il sera bon et qu’on sera en mesure de le gagner. Vous avez rappelé une statistique réelle, mais notre objectif est de gagner.

Quel a été la clé de votre réussite depuis que vous avez pris en main les Bleus ?

L.B. : On est arrivé après un événement footballistique qui n’était pas satisfaisant. En plus, il y a eu des événements extra-sportifs qui ont été très préjudiciables. Il a fallu reconstruite et on a eu cet objectif de se qualifier. On y est arrivé avec beaucoup de mal, mais on y est arrivé quand même. Avec les nouveaux joueurs, on a une nouvelle mentalité, mais il faut du temps. On n’en a pas trop, mais il faut s’adapter. C’est le 11 juin qu’il faut gagner et que débute la compétition.

Que pensez-vous d’Olivier Giroud et du palier qu’il a franchi ?

L.B. : Giroud amène beaucoup de qualités. Pour nous, avoir quelqu’un qui marque des buts ou qui fait marquer, c’est toujours appréciable. C’est un garçon qui a un parcours assez atypique. Lui-même le dit. C’est quelqu’un qui réfléchit, qui a progressé énormément, au niveau des placements, physiques. La saison prochaine sera importante pour lui car il faudra qu’il confirme son statut.

« L'ÉQUILIBRE DE L'ÉQUIPE, C’EST-CE QUI PRÉDOMINE »

Vous vous réjouissez vous du fait de jouer à Reims ?

L.B. : Reims c’est une grande place de football. Je n’étais pas né à la grande époque du Stade de Reims, mais mon père m’en a parlé. C’est une place importante pour le football. Le fait que la France s’y produit quand cette équipe remonte en L1, c’est une très bonne chose. C’est intéressant de revenir ici. Il ne fallait pas s’éloigner trop de Paris. Les conditions étaient donc réunies. C’est une bonne chose que les Bleus voyagent à travers la province française.

Avez-vous lu les propos de Balotelli, qui a dit que s’il est victime de racisme à l’Euro, il était prêt à tuer ?

L.B. : Je n’ai pas lu les propos de Balotelli. Je ne peux pas vous répondre à ça, mais tout acte de racisme est condamnable.

Quel sera le comportement des Bleus vis-à-vis de la presse pendant la compétition ?

L.B. : On ne peut pas répondre positivement à toutes vos demandes. On essayera de se comportera d’une manière professionnelle. Mais est-ce que vous allez être compréhensibles ? Vous seuls, pourrez répondre à cette question.

Peut-on voir Giroud et Benzema aligner ensemble sur la longueur ?

L.B. : Oui. Mais c’est vrai que ce sont deux joueurs intéressants. Après, il y a des choix à faire, tactiquement notamment. Qu’ils soient complémentaires, j’en suis convaincu. Après, il faut penser à l’équilibre de l’équipe et c’est ce qui prédomine.

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