thumbnail Bonjour,

Florent Malouda, l’un des éléments les plus expérimentés de l’Equipe de France, a exprimé ce jeudi son désir personnel de réussir enfin une belle compétition avec les Bleus.

Avec 74 capes (8 buts) à son actif et une expérience internationale longue de huit ans, Florent Malouda fait naturellement partie des anciens de la sélection tricolore. Cet été, le Guyanais devrait prendre part à son quatrième tournoi majeur avec les Bleus, à savoir l’Euro 2012. Une compétition qui lui tient particulièrement à cœur. Et pour cause ; après avoir presque tout gagné au niveau des clubs, dont la Ligue des Champions samedi dernier, le joueur de Chelsea espère ardemment connaitre une belle épopée avec l’équipe de son pays. A l’image de celle qu’il a connu en 2006 lors du Mondial allemand.

« LA VICTOIRE EN C1 VA ME BOOSTER »

Florent, vous avez eu le temps de savourer votre victoire en Ligue des Champions ?

Florent Malouda : Oui et la médaille est en lieu sûr. Maintenant, je suis prêt à passer à autre chose. Les quatre jours ont été bénéfiques pour cela.

N’êtes vous pas un peu fatigué à l’issue de cette longue saison en club ?

F.M. : Non, j’ai même rarement été à cet état de fraicheur mentale à ce stade de la saison. S’il y a quelqu’un qui est fatigué dans le groupe France, ce n’est pas moi.

Pensiez-vous vivre une saison aussi riche lorsque vous l’aviez attaqué l’été dernier ?

F.M. : Quand tu reprends l’entrainement en début de saison, tu te fixe des objectifs. En club, j’ai fais un doublé (Ligue des Champions, Cup, ndlr). En sélection, le but c’était de conclure par une qualification (à l’Euro), puis, en compétition, faire beaucoup mieux que lors des deux dernières phases finales. Le premier a été atteint, et ca ne fait que booster par rapport à l’Euro avec l’équipe nationale. J’ai la chance de gagner des titres régulièrement, j’aimerai bien faire un bon parcours en équipe nationale.

N’est-ce pas un peu bizarre d’aborder le stage avec les conditions dans lesquelles vous l’avez fait ?

F.M. : C’est normal à cette période de la saison d’avoir des niveaux de préparations différentes. Et c’est important d’avoir une coupure. La vie en groupe c’est long parfois, et il faut gagner cet état de fraicheur. Mais là, ca commence à prendre forme et l’étape d’après, est d’arriver à l’entrainement. On se plonge dedans. On est là avant tout pour préparer une compétition.


« L’EURO EST PLUS RELEVE QUE LE MONDIAL »

Pensez-vous que l’Equipe de France a retrouvé un bon niveau international ?

F.M. : Le seul juge d’une équipe c’est la compétition. Par rapport à d’où on vient, on ne nous donne très peu de crédit. Pendant les éliminatoires, ça c’est bien passé et on s’est qualifié. Cette équipe a fait une belle série, et on a fait de bons résultats face à de bonnes nations. L’équipe est capable de faire de bonnes choses, maintenant il faut reproduire cela sur une phase finale. Et celle de l’Euro, est plus relevée que le Mondial. Mais il y a le potentiel.

Quelles sont les priorités dans l’immédiat ?

F.M. : Il faut se mettre au diapason. Bien se préparer. Il y a des joueurs qui ont de la personnalité et du caractère. Il faut faire en sorte qu’il y ait un amalgame qui se crée et puis il faut, tout simplement, aligner les performances.

La question sur votre rôle sur le terrain va certainement être soulevée de nouveau ?

F.M. : J’ai déjà eu des discussions avec le sélectionneur. Mais je n’ai pas à me plaindre. Je suis au service du sélectionneur et il sait qu’il peut compter sur moi. Apres 2010, j’ai dû m’impliquer sur plus de choses. Etre moins centré sur moi et faire plus d’efforts. On aura besoin durant cette phase finale de tous les talents.

Pensez-vous que les échecs de 2010 et de 2008 vont vous servir ?

F.M. : Il faut toujours retenir les leçons du passé. Il faut échanger avec les joueurs qui ont vécu des phases finales. Il faut assigner ce qu’il y a autour et digérer. Le métier est comme ca. Les joueurs qui sont à niveau là, ne vont pas le découvrir maintenant. Ca va juste être un peu plus intense.



A lire aussi :

Tout sur l’Equipe de France

Relatifs

From the web