Bleus - Des promesses mais ...

L'équipe de France n'a pu faire mieux qu'un match nul contre l'Uruguay en match amical. Une rencontre qui laisse augurer d'un beau futur mais qui a le mérite de laisser des interrogations.

20 nov. 2008 10:45:09

Steve Savidan (France) vs Fabian Carini (Uruguay)
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Steve Savidan (France) vs Fabian Carini (Uruguay)

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La France n'a pas pris de but, cela faisait bien longtemps que l'arrière garde n'avait pu tenir inviolée sa cage. En contre-partie, l'attaque est également restée muette. Si le match nul contre l'Uruguay n'a rien d'inquiétant, il laisse tout de même des questions en suspend.

Lloris fait le boulot

Pour Raymond Domenech, la situation pour le poste de gardien de but était très claire. Steve Mandanda était le numéro un et Hugo Lloris, le numéro deux. Pourtant, la rencontre amicale contre l'Uruguay vient compliquer la donne. En effet, le portier de l'Olympique Lyonnais a été impécable sur les quelques arrêts qu'il a eu à réaliser. « Je n'étais pas là pour le juger mais pour le mettre en situation pour qu'il ait du temps de jeu. Il n'a pas eu d'intervention décisive à faire, oui, mais je ne vais pas m'en plaindre. » tempère tout de même Raymond Domenech.

De son côté, Lloris préfère conserver la tête froide. « J'ai eu la chance de fêter ma première sélection à vingt-et-un ans, j'y tenais, c'est exceptionnel, mais je ne vais pas me poser de question. Je vais me replonger dans le travail avec Lyon. Marquer des points, ce n'était pas le but. Je voulais participer, trouver des automatismes avec les défenseurs et prendre du plaisir sur le terrain. » avoue-t-il. Une façon de ne pas se mettre la pression. Une chose est certaine, Lloris a démontré qu'il pouvait parfaitement assurer l'intérim d'un Mandanda en petite forme ces derniers temps. Et pourquoi pas lui prendre sa place ?

Savidan fidèle à lui-même

Il était la grande surprise de la sélection, il a été la grande surprise sur le terrain. Alors que certains pouvaient douter de la légitimité de sa sélection, à juste titre, Steve Savidan a fait taire tous ses détracteurs en seulement quarante cinq minutes. Le temps qu'il a passé sur le pelouse du Stade France. Une nouvelle fois, l'attaquant du Stade Malherbe de Caen a joué comme il sait le faire, en toute simplicité.

"Non. Peut-être que ce sera encore plus dur dans quarante-huit heures à Dornano contre Auxerre. Ce sera en tout cas la même pression. Il nous faut des points en championnat. Attention, je ne prends pas ça par-dessus la jambe. Ce que j'ai vécu pendant trois jours, je le prends très au sérieux. Mais laissez moi le temps de le digérer." reconnait Savidan, au moment de répondre s'il se rend compte des choses. « Ce n'est pas évident, pour une première sélection, de jouer naturellement comme d'habitude et de tenter des choses. Il l'a fait, c'est bien. » a commenté Raymond Domenech. Il aura peut-être droit à un rappel, dans quelques mois, contre l'Argentine.

Domenech content et pourtant ...

"Le problème, dans ce genre de match, c'est qu'il y a le match en lui-même et la gestion de l'effectif, par rapport aux clubs. Donc, j'ai fait des changements qui ont apporté quelque chose. La deuxième période a été un peu meilleure que la première, il y eu des situations intéressantes, un peu plus de rythme et de fraîcheur. Le match n'était pas évident, il aurait pu basculer d'un côté ou de l'autre. Néanmoins, on n'a pas pris de but, c'est une satisfaction car cela faisait huit ou neuf matches que ce n'était pas arrivé. De cette année, je retiens qu'elle a été difficile, comme toutes les années. On ne se qualifie pas pour une grande compétition comme ça, tranquillement, les doigts dans le nez. Il faut s'arracher, comme aujourd'hui à certains moments. C'est ce qui fait que cette équipe se met en place petit à petit. Dans une période difficile, les joueurs ont toujours répondu présents, ont toujours eu envie de venir et de se qualifier pour la Coupe du monde en Afrique du Sud. C'est la seule chose qui compte." reconnait le sélectionneur national.

Si la défense a trouvé une forme de stabilité, chose peu commune ces derniers temps, il convient de relativiser devant le peu d'entrain offert par les adversaires d'un soir. On peut toujours se demander de la légitimité de mettre Gallas à droite de la défense centrale et Mexès à gauche, alors que les deux joueurs jouent exactement dans l'autre position en club. Enfin, l'attaque reste toujours aussi problématique. Alors que Nicolas Anelka est en forme, il n'a que peu pesé sur le jeu des Bleus. De même pour un Henry qui retrouve des couleurs sous le maillot Blaugrana. Il semble que la bonne organisation offensive soit encore à trouver. Autant de questions que Domenech va devoir solutionner afin d'aborder une année 2009, décisive pour le football français.

Sébastien Renard

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