France-Bulgarie : les Bleus n'ont plus de temps, la pression du résultat est là

Après le match nul en Biélorussie (0-0), l'équipe de France doit remettre la machine à points en marche face à la Bulgarie vendredi au Stade de France.

Pour une sélection, gérer un après Euro ou Coupe du monde n'est jamais simple, surtout quand il est réussi. Le Portugal s'en est rendu compte début septembre en s'inclinant en Suisse (0-2). Didier Deschamps le savait, et le match nul en Biélorussie (0-0) est venu confirmer cette tendance. Trois mois après la finale de l'Euro perdue au Stade de France, les Bleus vont retrouver leur enceinte vendredi à l'occasion de la réception de la Bulgarie pour le compte de la 2e journée des qualifications à la Coupe du monde 2018 qui se déroulera en Russie. Avec le besoin de repartir de l'avant après avoir connu deux ans de matches amicaux pré-Euro. "Tous les deux ans, on se concentre à créer une équipe, un collectif. même si aujourd'hui on a plus de bases. 2014 était la première marche, 2016 la seconde, commentait Hugo Lloris jeudi. On espère que 2018 sera la troisième."

À chaque fois, la sélection doit repartir vers un nouveau cycle. Sans renier l'ancien, mais tout en préparant l'avenir. Sans Patrice Evra et avec un secteur défensif où les blessures sont nombreuses, "DD" doit alterner entre une volonté d'amener de la fraicheur et l'obligation de faire face aux absences. Pendant ce temps-là, l'équipe de France a toujours la même pression liée à ses résultats. Avant l'Euro 2016, les Bleus avaient eu le loisir d'effectuer deux années de rencontres amicales pour parfaire les automatismes et mettre en place un projet à long terme.

Depuis, Didier Deschamps est obligé de combiner entre le court terme (le résultat du prochain match) et le long terme (construire une équipe qui sera capable d'aller chercher un résultat en Russie en 2018). Pas facile, surtout quand les cadres que doivent être Paul Pogba, Raphaël Varane ou Antoine Griezmann se renvoient la patate chaude au moment d'évoquer leur leadership. Et quand les anciens comme Laurent Koscielny ou Hugo Lloris ne sont pas des patrons par la parole, mais par leur exemplarité sur le terrain. "Le leadership, il y en a un qui peut l'avoir un peu plus que les autres, mais c'est communicatif, explique le sélectionneur. S'il n'y a qu'un joueur et qu'il n'est pas là pour X raisons, c'est un problème. Il est divisé aujourd'hui entre plusieurs joueurs."

"Ce n'est pas facile de remplacer Patrice Evra", avait lui-même annoncé le latéral gauche. En équipe de France, c'est le cas actuellement et les nouveaux n'auront que très peu de temps pour apporter un plus. Il faudrait pourtant du temps à Didier Deschamps pour construire sa maison bleu comme il l'avait fait pour l'Euro en entamant son projet dès 2012. Cette fois-ci, son groupe est attendu. En Russie, les Tricolores se présenteront comme les vice-champions d'Europe. Fini le temps des espoirs, les Bleus sont passés au stade de la confirmation. "Mais ce statut ne nous qualifie pas pour la Coupe du monde", rappelle justement Hugo Lloris...

Les déclarations à retenir :

Didier Deschamps, entraîneur de l'équipe de France, sur la semaine de Kevin Gameiro : "Il est resté lui-même, je ne lui en demande pas plus. Il fait ce qu'il faisait avant et ce qu'il fait en club avec l'Atlético. C'est quelqu'un de réservé mais il doit être naturel comme tous les autres joueurs. Il n'y a pas de mission spéciale pour Kevin, ni pour un autre joueur."

Hugo Lloris, gardien et capitaine de l'équipe de France, sur l'absence de Patrice Evra : "Patrice était ou est un joueur important pour l'équipe de France. Il avait cette faculté à donner de la voix, il jouait parfaitement ce rôle de leader. Quand on perd une personne ça permet aussi à d'autres de s'exprimer. C'est comme ça que les générations avancent."

La Stat' à avoir en tête : des souvenirs lointains

Parmi les pays actuels de la zone Europe déjà affrontés par les Bleus, il n'y a que la Lettonie (1924), le Pays de Galles (1982) & l'Azerbaïdjan (1995) qu'ils n'ont plus affronté depuis aussi longtemps que la Bulgarie (1996).

La composition probable des Bleus :