thumbnail Bonjour,

Comment aborder l’Espagne dans un contexte où les Bleus sont en position de force et semble avoir retrouvé/découvert certaines certitudes ?

Leader du groupe I avec deux points d'avance sur l'Espagne, la France va aborder en position de force et avec certains atouts le grand choc de mardi contre la Roja même si l'inefficacité chronique de Karim Benzema a de quoi contrarier Didier Deschamps.

La donne change

Le nul concédé à domicile face à la Finlande (1-1) par les champions du monde et d'Europe, conjugué au succès des Bleus contre la Géorgie (3-1), modifie totalement la donne et place la France dans une posture quasi-idéale. Certes, Deschamps et ses joueurs s'attendent à souffrir mardi au Stade de France mais la pression sera sur les épaules adverses, une défaite espagnole pouvant pratiquement sceller le sort du groupe en faveur des Français, qui posséderaient alors 5 points d'avance avant les 3 derniers matches. A l'Euro-2012, la nette défaite en quart de finale (2-0) avait montré le fossé existant entre les deux nations mais la situation a clairement changé depuis l'été dernier, la Roja affichant de nets signes d'essoufflement alors que Deschamps a redonné vie aux Bleus et pourra s'appuyer sur l'exploit réussi à Madrid en octobre (1-1) pour déjouer les plans espagnols.

Il y a résolument deux approches pour ce match sachant que les Bleus peuvent se permettre le luxe de viser le nul, luxe que leurs adversaires n’ont pas. Jouer le nul justement, une stratégie plus risquée qu’il n’y parait face à une formation qui à l’habitude d’avoir la position devant des adversaires recroquevillés en défense, ou jouer l’attaque et laisser quelques espaces aux redoutables manieurs de ballons que sont les Ibériques. En sachant que si les Bleus obtiennent le nul, ils seront en bonne position pour obtenir la première place du groupe mais que s’ils gagnent, en plus des mérites comptables d’un succès, ils se forgeront sans doute une âme en tant que groupe, une donnée inestimable en vue des échéances prochaines.

Les certitudes

La France n’avance pas dans le brouillard. Elle est nantie de certaines certitudes. Le duo Valbuiena – Ribéry en fait partie. Le Marseillais a inscrit son 3e but en 3 matches et est devenu en l'espace de quelques mois l'un des rouages essentiels de l'animation offensive des Bleus aux côtés de "Kaiser Franck". Révélé sous la direction de Raymond Domenech mais sous-utilisé par Laurent Blanc, Valbuena est désormais un taulier de la sélection. Autre duo, autre compartiment de jeu, Deschamps a réussi son coup avec les premières titularisations des deux fleurons de la "génération 93", Raphaël Varane et Paul Pogba, et l'un et l'autre se sont positionnés pour une place dans le onze de départ contre l'Espagne. Quant à Karim Benzema, son esprit de revanche et son désir de briller face à des adversaires qu’il connait bien peuvent payer en cas de titularisation. Bref, les Bleus peuvent aborder ce rendez-vous sur un pied d’égalité avec leurs prestigieux rivaux et ça, c’est déjà une victoire en soi.


Relatifs

From the web