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L'équipe de France affronte l'Allemagne dans une rencontre de prestige qui peut lui permettre de peaufiner ses réglages offensifs.

C'est la rentrée. L'équipe de France va démarrer cette année civile comme elle avait terminé la précédente, par une rencontre amicale de prestige contre un cador européen. L'Allemagne, une des références du moment, est un adversaire idéal pour entretenir la dynamique née en Espagne (1-1), l'automne dernier, et poursuivie en Italie (1-2), pour la dernière de 2012. Tactiquement, si Didier Deschamps n'a pas encore tranché entre un 4-3-3 traditionnel et un 4-2-3-1 salvateur lors des dernières sorties, la composition de mercredi pourrait dégager quelques tendances sur le choix des hommes dans l'animation offensive. Analyse.

Valbuena, l'homme qui change tout

La principale inconnue tactique réside donc au milieu de terrain. La pointe du triangle sera t-elle basse, avec une seule sentinelle, ou haute, ce qui inclurait la présence d'un meneur de jeu ? Dans le premier cas, Etienne Capoue, en l'absence de Rio Mavuba, peut occuper ce rôle de libéro du milieu, avec deux  relayeurs à ses côtés parmi Matuidi, Cabaye et Sissoko. Pour la seconde option, en revanche, la présence de Mathieu Valbuena semble indispensable. Le maître à jouer de l'OM n'est pas dans la forme de sa vie, mais ses dernières prestations internationales sont trop influentes pour qu'il soit considéré comme une simple alternative. Par sa faculté à réguler le jeu dans les petits espaces, Valbuena est un atout considérable pour la construction du jeu, quand il n'est pas à la finition, comme en Italie, avec une de ses "spéciales"...

Le trio d'attaque n'est pas encore déterminé non plus. Ribéry et Benzema sont incontournables, par leur statut, leur expérience, et leur talent. Il n'y a donc pas de surprise pour le côté gauche, qui devrait être occupé par le joueur du Bayern, avec toute la saveur particulière que ce match aura pour lui. Mais Benzema, de son côté, n'a pas encore trouvé un poste fixe sous l'ère Deschamps. Sa position dépend clairement de la présence hypothétique de Giroud. Le buteur d'Arsenal, avec son profil de pivot, occupe l'axe à chacune de ses apparitions, logiquement. Et c'est également le cas de Gomis, qui l'avait remplacé en Italie avec succès. La titularisation d'un de ces deux 9 pousserait donc Benzema sur le flanc droit. Les caractéristiques du Madrilène et son sens de la passe, qu'il a pris l'habitude faire parler en Bleu, lui permettent de faire bonne figure dans cette position excentrée.

En revanche, si l'ancien Lyonnais occupe le poste d'avant-centre, Didier Deschamps aura l'embarras du choix pour le côté droit. Ménez, candidat habituel, est peut-être le seul dans la liste actuelle à pouvoir prendre la profondeur naturellement. Sissoko, l'homme fort du moment, avec ses trois poumons et son profil "box to box" qui régale déjà la Premier League peut également tirer on épingle du jeu. Deschamps l'apprécie pour son volume de jeu qui permet de faire le lien entre le milieu et l'attaque. Enfin, il y a le petit nouveau, Romain Alessandrini, dont l'expérience au plus haut niveau se limite à une excellente première partie de saison avec Rennes, enjolivée par quelques frappes spectaculaires. Le Rennais devrait avoir sa chance, certainement en entrant, mais il semble peu probable que Deschamps le titularise. Les cartes ne sont pas encore distribuées, mais les Bleus ont plusieurs coups à jouer. Un contexte idéal pour confirmer cette montée en puissance avant les échéances capitales du printemps.

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