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Les Bleus se sont imposés 2-1 face à l’Italie en amical. Vu qu’il n’y a jamais rien d’amical lors des France-Italie, cette victoire réconcilie l’équipe de France avec son public.

Avec Didier Deschamps, les Bleus sont plus libérés. Comme si l’exigence de discipline, de morale, de travail permettait l’émancipation à tous les niveaux. L’ancien coach marseillais, à peine nommé sélectionneur, a toute suite fait passer « le devoir d’exemplarité » au premier plan. « Les joueurs ne peuvent plus se permettre le moindre écart », martelait l’ancien capitaine des Bleus lors de son intronisation médiatique. Le décor était planté, l’équipe de France n’est pas une balade en forêt, une après-midi de camping, l’équipe de France «c’est magnifique».

Les Bleus accouchent d’un collectif

Depuis le début de l’ère Dech, les tricolores ne se cherchent plus. Des débuts prometteurs face à l’Uruguay, des résultats probants en Finlande et contre le Belarus n’étaient néanmoins pas suffisant pour constater un réel changement. A Vicente Calderon, à 22H48, un collectif est né. Cette seconde période espagnole a marqué les esprits. Personne ne pensait que la France pouvait faire plus de 10 passes contre les doubles champions d’Europe en titre. Et pourtant. Menés, dos au mur, une position qui allait si bien aux Bleus d’antan commence à redevenir à la mode. Ce soir-là, ils ont pris conscience de leur force collective. Hier en Italie, la réaction a été prompte. Menés (1-0), les Bleus n’ont pas paniqué et ont réagi au quart de tour notamment grâce à un bijou de Mathieu Valbuena. L’état d’esprit a changé. La victoire est devenue un impératif, une obsession.

La passation entre Blanc et Deschamps a été parfaite. La France sous Blanc a renoué avec la technique, sous Deschamps elle revit dans l’adversité. En plus du résultat, l’ancien coach monégasque s’est dit « fier de la mentalité ». L’envie des joueurs a été palpable. Le public français ne demandait que ça.



Un noyau dur se dégage

La paire Sakho-Koscielny s’est montrée efficace et très complémentaire. En difficulté dans leur club respectif, l’équipe France leur a fait du bien. Le couloir gauche n’a pas eu le même aura que face à l’Espagne. Frank Ribéry a laissé les clés du jeu à Valbuena. De ce fait, l’animation du flanc gauche a été intermittente, le latéral mancunien s’est plus lâché en seconde période aux cotés de Jeremy Menez. En manque de centres, Olivier Giroud et Moussa Sissoko n’ont pas brillé au front de l’attaque. L’attaquant des Gunners a rempli son rôle de pivot en première mi-temps alors que le milieu toulousain n’a pas pu l’alimenter dans les seize mètres. La grande satisfaction reste le milieu. La récupération française est solide. La paire Capoue-Matuidi a bouché tous les trous sur le terrain. Capoue dans la relance, Matuidi dans la récupération un duo qui a frustré le jeune Verratti et le grand Pirlo. Mention honorable.

La nouveauté dans cette équipe est sans doute l’apport colossal des remplaçants. Les entrées de Menez et Gomis ont été remarquées. Comme celle de Giroud et Valbuena contre la Roja. Didier Deschamps, le roi du coaching gagnant ? L’ailier parisien et l’attaquant Lyonnais ont été décisifs sur le 2e but français. Le sélectionneur de l’équipe de France utilise très bien les qualités de ses joueurs. L’ancien sochalien est beaucoup plus efficace avec un attaquant fixe dans la surface de réparation, cela lui permet de conclure ses débordements par des centres ou des passes en retrait. Bafétimbi Gomis a répondu présent lors d’une rencontre importante, tant mieux si le choix du coach devient de plus en plus difficile.

Le technicien français nous a donné rendez-vous le 6 février contre l’Allemagne, histoire de commencer l’année 2013 sur les mêmes bases. Les Bleus ont retrouvé du plaisir dans le collectif, les individualités brillent tandis que la discipline reste le mot d’ordre. Pourvu que ça dure, il suffit d’une connerie pour anéantir le château de carte.  

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