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Didier Deschamps, l'entraineur des Bleus, s'est exprimé sur le succès de la France en Italie (2-1) mercredi.

Didier Deschamps, l'entraineur des Bleus, s'est exprimé sur le succès de l'équipe de France en Italie (2-1) mercredi.

Au-delà du résultat, qu'avez-vous apprécié?
Le résultat est important quand même, non? On vient d'aller faire un nul en Espagne, là on gagne chez le vice-champion d'Europe. Ce n'est pas rien. On a eu 20 bonne premières minutes très timides, sans trop de rythme, on manquait d'agressivité. L' était plus mobile et en mouvement. Il a fallu que l'on prenne ce but pour se mettre dans la configuration que j'attendais, aller les chercher et récupérer le ballon plus haut. La 2e période a été dans un sens et dans l'autre. Il y a eu beaucoup de changements. L'Italie aurait pu égaliser mais nous aussi on a eu deux occasions de mener de deux buts d'écart. Je suis très content de l'attitude des joueurs, ceux qui entrent et font la différence. C'était déjà le cas lors du dernier match. C'est une très bonne chose pour le dernier match de l'année.

Quelle est la portée de vos deux derniers matches?
On n'est pas les plus forts, mais on a de la qualité, du talent et on essaie de travailler de façon organisée, de trouver un équilibre. Le chemin est encore long. Il reste beaucoup de choses à améliorer. Les joueurs ont vraiment envie de bien faire. Cette victoire va certainement amener beaucoup de confiance pour la suite. Les joueurs ont vraiment envie d'aller jusqu'au bout.

C'était important d'aligner l'équipe qui avait bousculé l'Espagne en 2e période?
C'était le choix du départ. Valbuena a fait de bonnes choses, je voulais le voir depuis le départ aussi. Après, j'ai aussi remis Sissoko à droite pour une question d'équilibre même si ce n'est pas son meilleur poste. Il a une faculté à se projeter de derrière. Ca change, mais je ne vais pas rester que sur ce schéma, selon les types de matches qu'on va faire. Vu la configuration de l'équipe italienne, c'est celui-ci qui me semblait le plus logique.

Côté italien, était-ce le bon moment pour lancer des jeunes?
C'est vrai qu'il y avait quatre joueurs d'expérience dans leur arrière-garde mais que tous les autres étaient jeunes. C'est une bonne chose de les lancer, les amicaux servent à ça. Devant, les trois ont beaucoup de qualités et ils ont montré une énorme personnalité. Je connaissais assez bien les 11 titulaires italiens. On a vu beaucoup de remises de Balotelli pour les autres attaquants et au début cela nous a mis en difficulté. C'était l'Italie que je m'attendais à voir.

Qu'avez-vous pensé de votre charnière centrale?
Ce n'était que leur troisième match ensemble. Ils sont très solides, ils communiquent. Après il leur faudra du temps. Plus ils enchaîneront les matches, plus ils s'amélioreront. A la fin, il y a eu beaucoup de duels au sols et ils aiment bien ça.

Quel bilan dressez-vous de vos six mois en Bleu?
Je suis là avec mon staff et mon équipe pour essayer de tirer tout le monde vers le haut. Ces six derniers mois, tout n'a pas été parfait, mais on a pris 7 points sur 9 en qualifications avec ce nul en Espagne. C'est une bonne base sur laquelle travailler. Je suis fier de voir la mentalité et l'état d'esprit des joueurs. Il ne faut pas que ça, mais c'est fondamental. On a beau avoir toutes les qualités du monde, si on n'a pas la bonne mentalité adéquate, on ne va pas bien loin.

Après l'Espagne et l'Italie, peut-on dire "malheur aux absents"?
Ceux qui sont là depuis août ont fait des choses. A partir du moment où ils me donnent satisfaction... Au-delà de la notion de groupe, il y a une notion de performance. C'est bien pour ceux qui ont joué ici et en Espagne. Après, la porte n'est pas fermée. Il peu y avoir des blessures, des joueurs absents. Il y a un noyau dur qui se dégage. Dans trois mois, je ne sais pas où tous en seront.

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