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L'Italie comme un derby, la Coupe du Monde 2014 pour se racheter d'un passé peu glorieux ? Didier Deschamps mène une barque qui semble reprendre le droit chemin.

L'emblématique portier de la Squadra Azzura Gianluigi Buffon a déclaré dans les colonnes du parisien : "La France, c'est comme un derby", et c'est peu dire au vu de l'histoire qui nous lie avec ces ritals, qui le sont et qui le resteront : bien fiers d’être revenus sur le devant de la scène internationale. Et ils peuvent l’être car avec l'arrivée de Prandelli aux commandes de la sélection, tout se passe à merveille dans le plus merveilleux des mondes, en toute légalité cette fois-ci. Cesare Prandelli a su prendre ce groupe comme il le fallait et en tirer la quintessence lors d'un Euro où ils auraient mérité un bien meilleur sort qu'une telle humiliation comme ce fut le cas contre la Roja. Les Italiens ont régalé de par leur comportement exemplaire, leur sacrifice sur le terrain afin de combler les moindres failles, et surtout : ils ont joué. Et ça, ce n'était pas arrivé en Italie depuis bien longtemps... Avec un fin tacticien comme Prandelli, la Squadra a proposé un jeu de qualité durant cet Euro, rivalisant même avec l'Espagne lors de leur premier affront (1-1). "Ce serait un bel exemple à suivre. Cesare Prandelli s'est appuyé sur des cadres, il a modifié la philosophie de l'équipe. Là, et ça a surpris de voir cette équipe d'Italie aller de l'avant. Cette prise de risque, l'Italie en a été récompensée même si la finale ne s'est pas bien passée." a souligné Didier Deschamps en conférence de presse cette semaine.

Le changement c'est maintenant ?

Et si nous aussi, enfin, notre équipe se transformait en une vraie petite armée ? Sur la lancée du match nul en Espagne, Didier Deschamps sait que ce n'est qu'une rencontre amicale, mais tout match sert à fédérer un groupe, tout match est une partie d'échec qui dans le temps permettra à un petit général de travailler, façonner son bataillon, afin d'etre prêt pour the D Day. "Jouer pour jouer, mais pourquoi faire ? On ne peut pas prendre du plaisir sans la victoire." Une phrase qui définit bien la mentalité que Didier Deschamps essaie d'inculquer à ses joueurs, normal il en est l'auteur, car assoiffé de victoire, Didier aimerait bien prendre le même chemin que Prandelli, même si lui sait bien qu'il part bien plus loin pour des raisons évidentes d'éducation et d'esprit de compétition. Il déclarait récemment dans les colonnes de So Foot. "L'homme se construit entre 0 et 6 ans, c'est à ce moment-là qu'il reçoit les bases. Tout dépend ensuite de l'éducation, de l'environnement. Si pendant l’adolescence les mecs n'ont pas de repères... Aujourd'hui en France les joueurs ne deviennent pas professionnels, peut-être qu'on ne leur a pas dit ce qu'ils pouvaient faire ou ne pas faire dans un certain cadre. Après 20 ans, ça devient dur à corriger. Des fois, ce sont des petits détails, mais le haut niveau ce n'est que ça. Pour la quasi-totalité ce sont des bons gars. Ils ont leur personnalité, leur caractère, ils se sont construit par rapport à l'éducation qu'ils ont reçue, leur environnement familial, je n'ai pas la faculté de modifier cela. Désormais on ne pourra plus rien laisser passer, plus rien." C'est pourquoi, à l'inverse d'un Laurent Blanc bien trop naïf dans la gestion de son groupe, Didier Deschamps sait qu'il aura des choix à faire dans le futur, pour protéger l'élémentaire selon-lui : la notion de groupe. La sélection de Yoann Gourcuff et de Dimitri Payet sont par exemple des signes forts envoyés à l'intention de Samir Nasri et Hatem Ben Arfa.

"Je m'envole au paradis, je vais à Rio de Janeiro"

Son passage à la Juventus l'a métamorphosé en un bourreau bien décidé à ne connaître que les victoires. Certes, il était déjà comme ça depuis sa tendre enfance car capitaine à l'âge de 19 ans faut-il le rappeler, mais oui c'est bien son passage sur les terres italiennes qui a transformé notre DD national en un vrai général. Et aujourd'hui, après avoir quitté l'OM en laissant pas moins de six trophées dans les vitrines d'un club qui n'en n'avait pas soulevé depuis 17 ans, notre capitaine de la plus belle des épopées du football français est aujourd'hui en marche vers 2014, bien décidé une nouvelle fois à mener son équipe vers des sommets que nous n'avons pas côtoyé depuis bien trop longtemps. A Rio la marche sera grande, voire même immense, et pour pouvoir rivaliser avec les meilleures nations il va falloir préparer au mieux cette compétition, ce qui passe par ce genre de matches contre l'Italie afin d'acquérir de l'expérience, de donner du temps de jeu à des joueurs qui ont besoin de se frotter au très haut niveau pour être prêt le Jour J.

"Pour réussir il fallait se sacrifier"

On peut accorder à Didier Deschamps le fait que la génération actuelle n'est pas dorée, mais qu'en a-t-il à faire ? Celle de l'Uruguay 2010 l'était-t-elle plus ? Monaco en 2003 était-elle la meilleure équipe sur le papier quand elle s'est présentée contre Chelsea & Madrid ? Non ! Et pourtant. On peut reprocher à l'équipe de France de ne pas produire du "beau-jeu" ? Mais Didier nous répondrait que seule la victoire compte pour le moment, car le beau jeu s'il doit venir, ne viendra pas aussi facilement. Et puis on sort de deux sélectionneur qui pronaient le Barca comme exemple pour au final jouer à peu près aussi bien que l'AS Nancy donc bon... C'est pour ça qu'animée par la passion et le désir de faire briller à nouveau le maillot tricolore, la France est en marche vers 2014, afin qu'on puisse à nouveau tous chambrer nos bons potes transalpins, leur accordant le fait que oui nous avons pris exemple sur eux et leur magnifique comportement sportif et extra-sportif durant cet Euro, après une énorme remise en question, comme l'Allemagne dans les années post 98. Espérons juste qu'en France, pour une fois, la remise en question portera ses fruits.

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