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Karim Benzema a accordé un entretien à nos confrères de l'Equipe. De ses performances personnelles au bilan collectif, l'attaquant du Real n'a esquivé aucun sujet.

Sans être présent dans la dernière liste de Didier Deschamps, blessure oblige, Karim Benzema reste sur le devant de la scène. L'attaquant du Real Madrid a accordé un entretien à nos confrères de l'Equipe. Il y juge ses performances personnelles, défendant son bilan en sélection, tout en revenant sur les progrès des Bleus. Extraits.

"Je sais qu'on attend beaucoup de moi"

Forcément, le buteur des Bleus a vite été dans le vif du sujet en abordant ce fameux "rendement" qui interpelle actuellement pour un attaquant de son calibre. "C’est vrai que je n’ai pas marqué trente buts, mais regardez mes matches en équipe de France et vous verrez que c’est une passe décisive à chaque match, pratiquement. Vraiment, il faudrait m’expliquer ce que c’est, un rendement ! Marquer des buts ? C’est vrai que je n’en marque pas autant qu’à Madrid mais je participe beaucoup au jeu, j’essaie de créer des espaces pour les autres. Je ne suis pas quelqu’un qui entre sur un terrain en se disant : “Voilà, je suis là pour marquer mon but ! Il faut que je marque mon but et je m’en fous du reste.” Bien sûr qu’il faut être efficace, ce que j’essaie de faire quand on me sert dans les bonnes conditions pour marquer. Mais ça va venir. Des automatismes se créent avec des joueurs comme Franck Ribéry.", a t-il expliqué. Une façon de mettre les points sur i.

Même si l'ancien Lyonnais, fort de son statut de joueur de classe mondiale, est bien conscient de la pression qu'il a sur les épaules lorsqu'il enflile le maillot bleu. "À chaque fois que je suis en sélection, il faut être décisif. Bon ! il faut croire qu’une passe décisive, ça ne suffit pas. Donc il faut faire une passe décisive et deux buts ! Je sais qu’on attend beaucoup de moi, que je suis là pour faire gagner le match. Mais je ne peux pas faire gagner un match à moi seul, j’ai besoin de toute une équipe pour ça. Après, c’est sûr que, quand ça se passera mal, je serai le premier montré du doigt. C’est normal, je joue dans un grand club, j’ai cinquante sélections", a t-il poursuivi.

"On est en réels progrès"

Altruiste sur le terrain, Benzema l'est également lorsqu'il s'agit d'évoquer le groupe France. L'attaquant madrilène a notamment livré son sentiment sur Didier Deschamps. « On commence à mieux se connaître. Didier Deschamps est un sélectionneur qui aime la gagne, il nous le montre. Je pense qu’on est en réels progrès et il faut rester sur la seconde période contre l’Espagne (1-1, le 16 octobre). Il y a longtemps qu’on n’avait pas vu une équipe de France dominer de la sorte et une équipe d’Espagne se faire dominer comme ça », a t-il souligné, à juste titre.

Enfin, alors que certains joueurs de la génération 87 ne sont pas épargnés par les critiques, Benzema préfère mettre en exergue la valeur de ses compères. « Il y a beaucoup de très bons joueurs dans cette génération mais, après, peut-être faut-il leur laisser le temps... (il se reprend) nous laisser le temps, ne pas être systématiquement derrière nous. Quand on voit Ben Arfa à Newcastle, Ménez au PSG, Nasri à (Manchester) City, ils font de gros matches. Il faut laisser faire le temps. Mais je pense que ce sont des joueurs qui doivent être indispensables à l’équipe de France » Un dernier mot pour le PSG ? "Ils ont tout pour eux, mais je pense que Marseille, et surtout Lyon, peuvent les inquiéter".

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