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Cette équipe d'Espagne est-elle prenable? La France l’aborde-t-elle au meilleur moment ? Tentative de réponse dans cette analyse…

L'équipe de France a débuté lundi à Clairefontaine son stage préparatoire avec en point de mire le premier grand rendez-vous de l'ère Deschamps en Espagne, le 16 octobre, choc au sommet et surtout test ultime pour les Bleus dans la poule I des qualifications du Mondial-2014.

L’Espagne prenable ?

Pour Chantôme, c’est un bon test. Le milieu de terrain du PSG a été convoqué pour la première fois en équipe de France pour affronter le Japon, vendredi en amical, mais surtout la Roja, mardi prochain en éliminatoires de la Coupe du monde 2014. « C’est assez extraordinaire, surtout lorsqu’on a vu comment ils dominent le football mondial ces dernières années, a confié le joueur au site de la FFF. C’est bien de pouvoir s’étalonner face à une telle équipe. Ça va être un bon test à jouer ». Il ne croit pas si bien dire. Un test et peut-être même une marche trop haute pour des Bleus encore en phase de… beta-test.
LE BUS EST PARTI SANS EUX

Cette équipe d'Espagne est-elle prenable? Vu le fossé qui sépare les deux nations et l'état du milieu de terrain français, les Bleus n'ont quasiment aucune chance de ramener un bon résultat de Madrid. Mais si l'effectif de la Roja a de quoi faire frémir, quelques signes peuvent toutefois donner des idées aux Français. Les joueurs de Vicente Del Bosque se sont faits peur en septembre avec une victoire à l'arrachée contre la Géorgie (1-0). Pour couronner le tout, le sélectionneur espagnol doit se passer des services de ses deux défenseurs Piqué et Puyol, blessés, et n'a pas cru bon de retenir Mata, pourtant auteur d'un bon début de saison avec Chelsea. 

Des atouts tricolores

La France a aussi des atouts à faire valoir. Javi Martinez, rappelé en sélection espagnole par Vicente Del Bosque, a expliqué que Franck Ribéry, son partenaire de club au Bayern Munich, l'a mis en garde pour la rencontre contre les Bleus, au stade Vicente-Calderon. «Ribéry me dit toujours qu'ils vont nous faire mal», a lâché lors d'une conférence de presse au centre d'entraînement de la Roja le joueur, passé l'été dernier de l'Athletic Bilbao au club bavarois pour 40 millions d'euros, record des transferts de la Bundesliga. «La France peut s'appuyer sur de nombreux jeunes joueurs. C'est toujours un adversaire très exigeant, une puissance du football européen.»

Mais la France a souvent rencontré l’Espagne ces derniers mois sans jamais parvenir à l’emporter. Pour Mathieu Debuchy, chaque match est différent : « Il y a eu pas mal de changements dans le groupe, avec un nouveau staff et un nouveau sélectionneur. Je n'ai pas regardé les dernières sorties de l'Espagne mais je ne pense pas qu'ils aient changé beaucoup de joueurs, et ils ont la même philosophie de jeu. On connaît leur caractère et on sait que c'est une très bonne équipe qui joue très bien au ballon. Ca reste la meilleure nation. On est tombé sur plus fort que nous. Ils ont maîtrisé le match du début à la fin. C'était un quart de l'Euro, on n'était peut-être pas entré dedans, on n'a pas fait ce qu'il fallait pour les mettre en danger. Dès le début ils ont tenu le ballon, l'ont fait circuler et nous, on était trop dans notre camp. J'ai un petit regret pour ce match où je n'ai pas été à mon niveau ni à mon poste. J'aurais pu donner plus. J'étais un peu surpris, le matin du match, mais content d'être là. » Selon  lui, c’est encore le sélectionneur le plus apte à décider d’éventuels changements face à la superpuissance ibérique : «  Je ne sais pas s'il faut innover contre l'Espagne... On va laisser le sélectionneur en décider. On va travailler cette semaine pour les mettre en danger et ramener quelque chose de là-bas. » Ce serait déjà bien.

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