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Pour Ouest France, Noel Le Graet est revenu sur le bilan des Bleus après deux matchs de qualification, la nomination de Didier Deschamps et l'image des Bleus.

Le président de la FFF se fait rare depuis la nomination du sélectionneur à la tête de l'équipe de France. Laurent Blanc parti, le bilan des Bleus à l'Euro est mitigé, marqué surtout par les "frasques" de quelques Bleus avec en premier lieu Samir Nasri. Le Graet estime que les médias en ont fait beaucoup pour si peu.

Des économies dans le staff

L'équipe de France sort de deux matchs prometteurs face à la Finlande (1-0) et la Biélorussie (3-1). L'essentiel a été fait avec les six points, une bonne chose avant d'affronter l'Espagne dans un mois. "Nous avons 6 points après ces deux premiers matches, c’est le plus important. Même si on joue une équipe inférieure, on se rend compte que c’est de plus en plus serré partout. L’Espagne n’a marqué qu’à la 85' en Géorgie… Le côté tactique est de plus en plus important. Pour nous, l’objectif a été atteint dans la bonne humeur", estime Le Graet. Et ces victoires ont été acquises avec Didier Deschamps, nommé en remplacement de Laurent Blanc qui n'a pas souhaité poursuivre l'aventure bleue au lendemain de l'Euro. Une nouvelle ère débute encore. "Laurent Blanc et moi-même n’avons pas souhaité continuer à travailler ensemble. J’ai mis en place un nouveau staff en imposant quelques contraintes, moins de monde dans le staff, des économies un peu partout. Didier Deschamps et Guy Stéphan, eux, sont sur le terrain."

Le Mondial 2010 oui, l'Euro 2012 non

Le président de la FFF n'a pas pu échapper à la question du bilan de l'Euro et tout ce qui a suivi. Si les Bleus sont sortis au stade des quarts des finale, éliminés par l'Espagne 2-0, on a surtout parlé du comportement des joueurs en dehors du terrain, beaucoup moins de la tactique. Parmi les joueurs pointés du doigt, on retrouve Samir Nasri. Le Mancunien paye aujourd'hui son altercation avec un journaliste en zone mixte après l'élimination face aux Espagnols. "Franchement, autant je peux comprendre la colère après l’épisode du bus au Mondial qui était dramatique, autant je trouve que l’après Euro a été exagéré. Ok, Samir Nasri a eu un mauvais mot envers un journaliste mais lui, il n’a pas cassé un studio télé à ce que je sache ?", lâche Le Graet, faisant ainsi référence à l'épisode des Experts aux JO. (Nikola Karabatic et Claude Onesta avait détruit le plateau télé de l'Equipe TV après avoir décroché la médaille d'Or). "À mon retour d’Ukraine, je n’en revenais pas que cela fasse la une de tous les journaux, nationaux comme régionaux. À mon avis, il y a eu une médiatisation à outrance. Sur le plan sportif, l’équipe a tout de même progressé puisque nous nous sommes qualifiés pour les quarts de finale. Certes, contre la Suède, nous avons été transparents, nous avons même pris des risques d’être éliminés et contre l’Espagne, on n’a pas montré le visage d’une équipe qui voulait gagner… On a plus joué pour ne pas perdre, c’est dommage. À côté de cela, un mot de travers a été médiatisé à outrance. Le public n’est pas content, les sponsors non plus, les chaînes de télé rouspètent, les dirigeants de la France entière me sont tombés dessus. C’était excessif. J’ai pris des sanctions rapidement pour ne pas que cela devienne le feuilleton de l’été comme c’était le cas en 2010. C’est désormais du passé, nous sommes repartis avec une nouvelle équipe", conclut le président.

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