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Pas à la hauteur lors de l'Euro 2012, Samir Nasri a quitté la compétition sans convaincre dans son jeu comme dans son attitude. Son avenir en Bleu n'est pas assuré.

Sorti de l'Euro sans avoir convaincu, Samir Nasri divise l'opinion. Le milieu de terrain des Bleus qui n'a pas su prendre ses responsabilités au sein de l'équipe ni contenir son attitude dans les moments de tension, a offert un bien triste visage en dehors du terrain. Un visage qui met en péril son avenir à court et moyen terme avec l'équipe de France. Mais le milieu de terrain de Manchester City est-il vraiment indispensable ?

 

Une confiance non rendue

Loin de faire l'unanimité chez les observateurs, Samir Nasri a toujours obtenu le soutien de Laurent Blanc. Dès  sa prise de fonction, le sélectionneur des Bleus a souvent essayer de piquer le joueur pour en obtenir le meilleur. Il l'a sollicité durant toute la phase qualificative pour l'Euro en lui confiant le rôle axial et à responsabilité qu'il souhaitait. Lors du dernier match qualificatif pour l'Euro face à la Bosnie (1-1), c'est Nasri qui a marqué le penalty décisif permettant aux Bleus d'éviter les barrages. Un point qui a peser dans la balance. Voir peu être trop.

Car hormis ce but clé et son égalisation face à l'Angleterre lors du second match de groupe (1-1), Nasri a rarement donné l'impression d'être à la hauteur. Malgré un très bon bagage technique et un talent évident pour le jeu associatif, le milieu de terrain de Manchester City n'a pas montré qu'il était capable d'occuper ce poste de numéro dix Il a même prouvé le contraire. En poussant la conservation du ballon au maximum et multipliant les dribbles et les replis, l'ancien milieu de l'OM a montré qu'il n'avait ni l'altruisme ni la vision du jeu nécessaire pour opérer comme un meneur. Et c'est finalement toute l'équipe de France, et en particulier le secteur offensif (représenté par un Karim Benzema toujours plus bas sur le terrain), qui en a souffert.

 

Une attitude indigne 

En plus de cette incapacité à assumer le rôle qui lui a été confié sur le terrain, et pour lequel Laurent Blanc tient forcement sa part de responsabilité, Nasri a offert un bien triste visage sur le plan de l'attitude. Que cela lors du match face à l'Angleterre lorsqu il a mis de coté sa célébration pour provoquer la presse après son but, ou durant l'après match face à l'Espagne, Nasri s'est  trompé. Surtout, le joueur de Manchester City a dépassé les limites lorsqu'il est allé insulter un journaliste en zone mixte, qu'il détienne la responsabilité de la première provocation ou non.

 

 

Après ça, il est dur de garder des conclusions positives. Car sur le terrain comme en dehors, Nasri n'a pas été à la hauteur. Laurent Blanc qui s'était écarté de l'affaire après son but face à l'Angleterre est apparu beaucoup plus agacé après l'incident survenu en zone mixte ce samedi. "C'est regrettable pour son image personnelle et pour celle de son équipe nationale. j'ai déjà dit à Samir ce que je devais lui dire, visiblement le message n'est pas bien passé." Même son de cloche pour le président de la FFF, Noël Le Graet qui souhaite assainir l'image des Bleus depuis les incidents de Knysna. "Je n'ai pas encore vu Nasri. Je sais qu'il est à fleur de peau. Je pense qu'il a effectivement à nouveau dérapé sur un incident qu'il faut malgré tout relativiser."

 

 

Des choix à faire

En attendant une décision sur ces incidents, la FFF devra d'abord régler la situation autour de Laurent Blanc. Le sélectionneur des Bleus est en fin de contrat et voudra certainement être fixé sur son avenir avant de se prononcer d'avantage. Même chose pour la fédération, qui attendra certainement de savoir qui sera en charge de l'équipe pour les deux prochaines années avant de prendre une éventuel sanction. Si Laurent Blanc poursuit l'aventure, il devra certainement remettre en question ses choix. En ayant fait confiance à Nasri et d'autres durant l'Euro, le sélectionneur n'a pas obtenu les résultats escomptés et il y a fort à parier que le mancunien ait perdu en popularité dans le vestiaire. Un point sur lequel un nouvel sélectionneur ne pourrait pas passer non plus.

Le problème pour Blanc (ou son successeur) c'est que ce poste de milieu offensif offre peu d'options. Aujourd'hui, aucun candidat n'est convainquant. Nasri a prouvé qu'il n'était pas l'homme de la situation lors de cet Euro avant tout pour des questions footballistiques et l'autre favori de Laurent Blanc (Gourcuff) n'a pas été retenu pour manque de compétitivité. Le Lyonnais a encore du chemin à faire et n'offre malheureusement pas plus de garantie que Nasri. L'option pourrait alors venir du LOSC où Marvin Martin vient de s'engager. L'ex sochalien détient les qualités pour évoluer derrière un attaquant sans parasiter le jeu mais doit encore progresser et murir. Dans cette optique, il sera important pour le sélectionneur de suivre sa progression. Car la prochaine génération de milieu offensif emmenée par Rémy Cabella, Anthoine Griezmann et autres Clément Grenier a encore beaucoup de chemin à faire et la Coupe du Monde 2014 arrive à très grand pas.

 

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