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Avant d'affronter l'Espagne avec un statut de challenger et un honneur à sauver, l'équipe de France n'a rien à perdre mais surtout tout à gagner.

En quart de finale de l'Euro 2012, l'équipe de France de football rencontre ce soir (20h45) l'Espagne dans la Dombass Arena de Donetsk. Face aux champions d'Europe et du monde en titre, les Bleus sont dans une position qu'ils affectionnent, celle d'outsider prêt à surprendre. L'objectif de passer le premier tour étant atteint, l'heure est maintenant venue de tout donner pour ne rien regretter contre la Roja. D'un point de vue sportif comme pour celui de l'image, les tricolores n'ont rien à perdre mais surtout tout à gagner.

Impossible n'est pas français

Grande favorite de la compétition, l'Espagne doit étrangement déjouer des statistiques en sa défaveur contre l'équipe de France. La Roja n'a jamais gagné en match officiel face aux Bleus. Pourtant, ce sont bien les hommes de Laurent Blanc qui doivent créer l'exploit pour l'emporter. Aujourd'hui, les Ibères ont un statut et une expérience quasi identique à la France de Zidane, Viera et consorts des années 2000. Quant aux tricolores, ils sont en constante reconstruction sportive et mentale depuis le fiasco de l'Afrique du Sud. Ils possèdent certes des joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens (Benzema et Ribéry pour ne citer qu'eux) mais il manque un peu d'huile pour que la mayonnaise prenne complètement. Certes Blanc fait un travail énorme depuis sa prise de fonction mais le récent revers contre la Suède a destabilisé les pieds d'argile de l'équilibre français. Les mots ont été forts dans le vestiaire et Samir Nasri est pointé du doigt par certains cadres. La communication du staff a toutefois été bonne, à l'image d'Alain Boghossian, ne cachant rien à la presse.



Côté espagnol, l'Histoire fait aborder une rencontre face à la France avec beaucoup d'humilité. Néanmoins, les protégés de Vicente Del Bosque vivent dans la sérénité. Sûrs de leur force, ils possèdent largement plus de certitudes que leurs adversaires d'un soir. Les leaders Casillas, Xavi et Iniesta sont bel et bien présents. Cela n'empêche pas la Roja de craindre les individualités et le caractère du 11 frappé du coq. En effet, quelque soit le sport, les Français ne sont jamais aussi dangereux que lorsqu'ils sont dos au mur et en position de challenger. Une rencontre doit les inspirer, le France-Espagne de la Coupe du Monde 2006. Plus récemment et en rugby, l'engagement porté par le 15 de France face aux All Blacks doit être le même à Donetsk ce soir. Etre présents dans les duels, faire mal aux Espagnols dès l'entame, installer le doute dans leurs têtes. Plus facile à dire qu'à faire mais rien d'impossible. La défense ibère a montré par ailleurs des signes de fébrilité contre l'Italie ou encore la Croatie. Pour espérer battre la meilleure équipe du monde, il faudra courir, se montrer solidaires et opportunistes. Pas sûr que cela suffise cependant.

L'attitude dans l'oeil des supporters

Les Bleus ont également tout à gagner dans le coeur du public français. Beaucoup s'attendent à un revers logique face à l'Espagne. Les faire démentir héroiquement pourrait raviver la flamme entre les Bleus et leurs fans. En fait, plus que le résultat, c'est l'attitude des hommes de Laurent Blanc qui sera scrutée à la loupe. S'ils se comportent comme une vraie équipe, en mouillant le maillot sans rien regretter, ils risquent fort d'être salués par la critique. La manière est aussi le juge de paix pour le sélectionneur. Pas encore prolongé par Noel Le Graet, Blanc sait qu'il joue sa tête sur ce match décisif. La question est de savoir si son équipe sortira la tête haute ou basse de ce choc. Avec une victoire ou une défaite avec les honneurs, l'aventure continuera à coup sûr. Un lourd revers pourrait inverser la tendance. L'ancien entraîneur de Bordeaux montrerai qu'il n'est pas capable de remobiliser un groupe avant un quart de finale d'une grande compétition internationale. Mais stop au football fiction. Pour vaincre la furia Roja, le salut passe par un match proche de la perfection. Les fans de l'équipe de France l'attendent depuis des années. Le jour où Zinédine Zidane fête ses 40 ans, pourquoi ne pas perdurer la tradition des grands succès français ?

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