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Critiqué par la presse et impliqué dans des tensions internes, le cas de Samir Nasri fait débat. L'ancien Marseillais est-il indispensable à l'équipe de France ?

Samir Nasri dispute sa première grande compétition internationale en tant que titulaire. Mais le milieu offensif de Manchester City a fait couler beaucoup d'encre depuis le début de cet Euro 2012. Critiqué pour ses prestations en demi-teinte lors des matches de préparation, l'ex-joueur de l'OM avait fait taire les détracteurs à sa manière contre l'Angleterre (1-1), lors de l'entrée en lice des Bleus. Après avoir inscrit le but égalisateur, Nasri avait alors lancé des mots virulents à l'égard du journal l'Equipe en mettant son doigt sur la bouche. Un épisode maladroit à l'origine d'une première petite affaire... Mais l'ancien joueur d'Arsenal a refait parler de lui après la défaite des Bleus contre la Suède (2-0) - match dans lequel il avait été en difficulté - pour avoir eu une altercation avec Alou Diarra puis son compère de la génération 1987, Hatem Ben Arfa. Aujourd'hui tancé par l'opinion publique, Nasri est-il indispensable dans le onze de départ de l'équipe de France ?

OUI

Il a déjà été décisif :

Si les stars les plus attendues du groupe France, comme Karim Benzema ou Franck Ribéry, n'ont toujours pas ouvert leur compteur but, Samir Nasri a déjà trouvé le chemin des filets. Et de fort belle manière. Dans une rencontre capitale pour le parcours des Bleus face à l'Angleterre, le Citizen a trompé son coéquipier en club, Joe Hart, d'une frappe sèche au premier poteau. Un but libérateur qui a permis aux Bleus de ne pas douter après l'ouverture du score des Three Lions. Par ailleurs, Nasri avait également pris ses responsabilités durant les éliminatoires de l'Euro, en transformant un penalty décisif pour la qualification contre la Bosnie (1-1).



Son profil est polyvalent :

Capable d'évoluer sur les côtés ou dans une position plus axiale, Nasri est un joueur précieux pour le collectif. Sa large palette technique et sa bonne connaissance du jeu lui permettent de s'adapter à plusieurs postes dans le dispositif offensif de Laurent Blanc. Contre l'Angleterre, Nasri a évolué à droite, malgré une forte tendance à dézoner, avec succès. Même son de cloche contre l'Ukraine (2-0), où l'abattage du Français s'est avéré précieux dans un rôle de milieu relayeur.

Il n'a pas peur des grands rendez-vous :

Lucide et déterminé, Samir Nasri n'est pas du genre à trembler dans les matches importants. Doté d'un fort tempérament, le joueur formé à l'Olympique de Marseille a accumulé beaucoup d'expérience dans sa jeune carrière. Dans un groupe relativement inexperimenté, sa personnalité et son habitude des grands rendez-vous sont des arguments précieux pour aborder un match couperet face à l'Espagne, grand favori et tenant du titre.

NON

Il est sous le feux des critiques :

Malgré sa confiance, Samir Nasri a montré lors de son geste contre l'Angleterre qu'il n'était pas insensible aux critiques, avouant lui-même après la rencontre qu'il "fallait que ça sorte"... Le milieu offensif n'est donc pas aussi imperméable que cela à l'opinion des médias. Et le constat est le même en ce qui concerne les remarques de ses coéquipiers, pour lesquelles sa susceptibilité a été froissée après la déroute contre la Suède (2-0).



Son jeu manque de vitesse :

Malgré sa très bonne vision de jeu et sa qualité de passe, le milieu offensif a toujours une fâcheuse tendance à trop porter le ballon. Une donnée qui ralentit sensiblement la vitesse du jeu dans les phases ofensives de l'équipe de France. Or, face à l'Espagne, habituée à avoir la possession de balle, les Bleus devront se projeter rapidement vers l'avant pour être efficaces en contres et profiter de l'espace laissé par la Roja.

Il n'est pas au top physiquement :

Même si il n'a pas toujours été titularisé par Roberto Mancini à City, Nasri a fait partie intégrante de la rotation du technicien italien. L'ex-Gunner sort donc d'une saison éprouvante, malgré un dénouement fabuleux et un premier titre à son palmarès. Titularisés lors des matches de préparation et pour chaque rencontre du premier tour, le Citizen s'est légèrement blessé contre la Suède, ce qui l'a contraint à disputer la seconde période diminué. Il est peut-être temps pour lui de souffler, d'autant plus que Laurent Blanc ne manque pas de solution pour le remplacer, que ce soit au milieu (Martin), ou à droite (Menez, Ben Arfa, Valbuena).

Samir Nasri est-il donc indispensable pour les Bleus à l'approche de ce quart de finale contre l'Espagne ? Votre avis nous intéresse, à vos claviers !

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