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Zinédine Zidane a livré une interview à nos confrères de France Football. L'ancien meneur de jeu des Bleus y évoque, sans concession, ses objectifs actuels.

Discret, Zizou l'a toujours été. Mais l'ancien maître à jouer de l'équipe de France n'est pas effacé pour autant. Lucide, l'ex Ballon d'Or a accepté de livrer ses vérités dans une longue interview parue ce vendredi chez nos confrères de France Football. Extraits.

Ses projets, le Real, les médias....

De Beckenbauer à Cruyff, nombreuses sont les anciennes gloires à avoir rapidement tourné la page de leur fabuleuse "première vie". Zizou, lui, préfère prendre son temps. A l'image de sa carrière. "C"est bien moi. Jamais pressé et surtout je n'ai jamais précipité les évènements. Pourquoi ? Parce que je savais ce que je pouvais faire sur le terrain, que ça allait se faire, mais petit à petit. A Cannes, à Bordeaux, à la Juventus, au Real Madrid. Les Bleus sont venus sur le tard, aussi. Je n'étais pas international à 20 ans. Je ne me suis pas marié très très jeune, je n'ai pas fait d'enfants avant de me marier. En toute chose, j'ai pris le temps de me construire. Je suis un mec normal, lucide." explique t-il. Prendre son temps pour quel projet ? Zizou développe. "Maintenant, vous savez, vous devinez mes motivations. Je me retrouve à l'école à 40 ans. Mais c'est intéressant pur moi d'essayer de comprendre. C'est aussi super difficile de me motiver à aire cela à mon âge. Mais si j'ai envie d'exister, plus tard, ça passe par là (...) Bientôt, je vais passer mes diplômes d'entraîneur. Je suis un peu le même cursus que certains gars de 1998."



Quid de la rumeur concernant un rôle de directeur sportif du Real ? Zizou dément. "C'est loin d'être fait. Si je rentre dans un projet, sportif ou autre, je ne rentre pas seul, je suis accompagné d'une, d'eux ou trois personnes. Si on est seul, on est mort. C'est comme coach, aujourd'hui, il débarque avec une équipe, une stratégie Si on ne prend pas l'ensemble, je ne fais pas. Je suis libre." Son rôle à Madrid, décrit parfois comme ambigüe, Zidane le défend."Je n'ai pas de compte à rendre sur mon emploi du temps. Je me suis investi dans ce poste. Je ne laisserai personne dire que je ne suis pour rien dans la venue de Varane au Real. Ni que je n'ai pas agi auprès de Karim Benzema depuis qu'il est à Madrid..." Histoire de clarifier les choses, sans jamais perdre son intégrité. "Tout ce que je fais, on a beau dire, ce n'est pas rien. Je fais aussi des heureux autour de moi. Enfin, je le crois. En tous cas, je peux me regarder dans une glace chaque matin. Je n'ai écrasé personne pour y arriver. Pour moi, c'est important. Je préfère crever sinon. Tout le monde ne peut pas en dire autant..." "Fier" d'avoir été l'ambassadeur de l'Euro 2016, Zizou évoque également son rôle dans les médias, précisant qu'un éventuel départ de Canal + ne l'inciterai nullement à rejoindre Al-Jazira. "Je suis fidèle et je suis logique. Je fais certaines aujourd'hui, mais le jour ou ça s'arrête, il n'est pas question pour moi d'aller à la concurrence".

Zizou et la politique

Outre ses projets personnels, Zinédine Zidane a également évoqué la situation politique de la France, dans un autre entretien accordé au Monde. Zizou y rappelle notamment sa volonté de ne pas céder à une quelconque forme de récupération politique. "Certains aimeraient m'entendre, d'autres se demandent ce que pense Zidane. Je leur réponds, eh bien, ne vous inquiétez pas. Zidane, il va rester à sa place. Qui je suis, moi, pour donner des leçons ? C'est déjà tellement compliqué la vie... Ne serait-ce qu'avec mes enfants. Ils sont quatre et tous différents. Alors, imaginez quand je sors. Tout ça me gêne. Mais dire que je n'ai pas d'avis... On est loin de la vérité. Bien sûr que je lis les journaux. Que je vote aux élections. Je crains juste la récupération. J'ai très souvent été sollicité. De toute part. Si je ne me protège pas, qui va le faire pour moi ? Je ne veux surtout pas servir les intérêts des uns, des autres. Je suis libre. Libre comme l'air. Après, quand je vois un certain M. Le Pen présent au second tour de l'élection présidentielle de 2002... Tout de suite, je me suis mobilisé. Je n'ai pas attendu qu'on vienne me chercher".



Parfois discret, donc, l'ancien meneur de jeu des Bleus accepte toutefois de livrer son sentiment sur la taxe Hollande, qui a fait réagir de nombreux acteurs du football. Je n'ai jamais eu de problèmes avec le fait de payer des impôts, de reverser 50 centimes pour 1 euro gagné. Je ne vis pas en France mais je ne vis pas dans un paradis fiscal. Je vis en Espagne, je paye mes impôts comme tout le monde. Aujourd'hui, avec ce qui se passe, on va demander de l'argent à ceux qui en ont. C'est logique." Une opinion qui tranche quelque peu avec certaines réactions négatives... Et une prise de position qui devrait assurément faire taire les détracteurs d'une des personnalités préférées des Français.

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