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Récente victorieuse de l'Ukraine, l'équipe de France aborde son 3e match dans la sérénité. Dans un Euro aussi ouvert, peuvent-ils aller très loin ?

Après son succès probant face à l'Ukraine à la Dombass Arena de Donetsk vendredi (0-2), l'équipe de France aborde son dernier match de groupe contre la Suède dans la sérénité. Plus victorieuse depuis six ans en compétition officielle, tout le monde espère qu'elle a franchi un palier et surtout trouvé le déclic tant attendu. Placés au début de l'Euro comme potentiels outsiders pour le titre continental, les Bleus voient leur côte monter de jour en jour. Dans un tournoi très ouvert, seules l'Espagne et l'Allemagne font figure d'épouvantails. Alors jusqu'où les Bleus peuvent-ils aller ?

Blanc : " Soyons un petit peu humbles "

23 matchs d'invincibilité. La récente victoire face à l'Ukraine fait monter l'équipe de France jusqu'à ce total impressionnant. Après trois matchs de préparation porteurs d'espoirs, les Tricolores ont confirmé leur état de forme lors des deux premières rencontres du championnat d'Europe. Timorés puis à réaction contre l'Angleterre, ils se sont lâchés après l'orage face au pays co-organisateur. Comme Laurent Blanc l'avait demandé, ses joueurs ont été enthousiastes offensivement et récompensés de leurs efforts en seconde période grâce à Jérémy Ménez et Yohan Cabaye.

Malgré la relative faiblesse de leurs adversaires, les Bleus ont montré qu'il fallait peut-être compter sur eux cette année. Mais c'est aussi et surtout le coaching de celui qu'on surnomme "Le Président" qui a séduit. L'ancien défenseur central a pris des risques et surtout rééquilibré son équipe en faisant entrer dans le grand bain Gael Clichy et Jérémy Ménez. Ces deux choix se sont avérés gagnants. Lorsque le premier a fait oublier les piètres prestations de Patrice Evra dans le couloir gauche, l'autre bien que frustrant par moments, s'est crée beaucoup d'occasions et a débloqué la situation peu après le retour des vestiaires. Lorsque les remplaçants réussissent à se mettre dans la peau de titulaires indiscutables, c'est le symbole d'un groupe qui vit bien et qui souhaite réussir. De bon augure pour la suite.



La suite de la compétition, l'équipe de France peut l'envisager dès mardi contre la Suède, d'ores et déjà éliminée malgré deux matchs joués sans démériter. Les Bleus n'ont besoin que d'un point pour s'assurer complètement la qualification pour les quarts de finale. Mais l'enjeu de cette rencontre sera d'aller décrocher la première place du groupe. Cette problématique est cruciale surtout si l'Espagne termine en première position dans le groupe C. Il s'agirait d'éviter à tout prix les champions d'Europe et du monde en titre même si les Bleus n'ont pas été battus par les Ibères en compétition officielle depuis des lustres. Dans le scénario inverse, tout semble possible pour les coéquipiers d'Hugo Lloris. Ils ne sont sans doute pas la meilleure équipe du continent mais peuvent envisager battre toute autre équipe du gotta européen. Ils l'ont d'ailleurs montré en Allemagne il y a quelques temps.

Une finale France-Allemagne d'ailleurs, qu'en pense Laurent Blanc ? "On en est pas encore là. Pour le moment, rien n'est fait, a t-il déclaré en conférence de presse. Mathématiquement, ce n'est pas fait. Il faut encore prendre des points sur le troisième match. On ne va pas encore se projeter très très loin. Soyons un petit peu humbles. On a battu les Ukrainiens et fait un bon match, c'est bien. Mais si c'est le cas, je suis preneur." Le sélectionneur ne souhaite pas s'enflammer et il a raison. Malgré sa régularité probante dans l'objectif de ne pas perdre un match, tout reste fragile, surtout la défense. Pour aller loin, il faudra gommer les quelques inquiétudes et s'avérer plus efficaces devant. Bref, optimiser tous les talents. Jusque là, comme toutes les équipes encore en lice, tout rêve est envisageable.

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