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Le défenseur de l'équipe de France, Philippe Mexès a déclaré qu'il était très satisfait de pouvoir participer à l'Euro 2012.

Diriez-vous que vous êtes enfin installé en bleu?
"Je me dis juste que j'ai une opportunité de participer à l'Euro et j'espère que ce n'est pas le dernier. C'est déjà une grosse satisfaction d'être ici et de pouvoir y participer. Surtout que c'est la première fois que ça m'arrive. J'attends cet Euro avec impatience".

Surtout que votre rôle de cadre vous confère une importance particulière...
"Il faut confirmer ce statut. Si je peux apporter mon expérience et mon vécu, je suis à disposition. Comme je suis aussi à l'écoute des autres joueurs pour apprendre. Je ne me mets pas trop de pression par rapport à la responsabilité que je peux avoir. L'absence d'Abidal derrière est un point négatif mais ceux qui ont pris sa place ont des qualités pour relever le défi."

Comment jugez-vous votre saison au Milan AC?
"Elle a duré de janvier à aujourd'hui. Je pense que le bilan est très satisfaisant. Je suis très heureux d'être là et si je suis ici, c'est que je le mérite. Certes j'aurais pu faire plus si je n'avais pas été blessé. Mais vue la récupération, ça a été très délicat. Ensuite, j'ai pu enchaîner les matches. A la fin, j'ai un peu calé physiquement mais c'était logique car c'était dû à l'enchaînement. Je vais donc profiter du stage pour travailler ce que je n'ai pu faire quand j'étais blessé. Je suis très serein".

Evoluer à l'ancien poste du sélectionneur, c'est un mal ou un bien?
"C'est un champion, il a tout vécu et l'arrêt de sa carrière est encore tout frais. Ses conseils sont tous bons à prendre même si c'est délicat à mettre en oeuvre. On essaye de suivre ses consignes. Revenir dans cette équipe après ce qui s'est passé, ce n'était pas évident. Il a su apporter sa sérénité, sa tranquillité pour repartir sur de bonnes bases. L'ambiance est bonne et il n'y a aucune ambiguité. C'est très sain et ça vient de la sérénité que donne le staff".

Où en est votre complicité avec Rami en défense?
"Ça se passe très bien. On peut continuer à se connaître lors des entraînements, on a plus de temps. Pouvoir travailler ce que veut le coach, revoir la base, c'est le point positif. Notre complémentarité vient peut-être aussi de notre entente en dehors du terrain. J'ai des qualités que lui n'a peut-être pas. Il a énormément progressé balle au pied, sur les relances, mais il est plus "bucheron". A la base, c'est plus lui le stoppeur et moi le libéro. On se complète bien mais on doit encore peaufiner beaucoup de choses".

Défensivement la France donne-t-elle toutes les garanties pour se faire respecter?
"On a les qualités et les joueurs à disposition pour faire une très belle compétition. On va se donner tous les moyens pour encaisser le moins de buts possibles. Si on a une bonne base défensive, ce sera plus simple. Réussir l'Euro c'est le gagner mais on ne peut pas avoir la prétention de dire "on y va pour gagner". On y va pour faire bonne figure".

Le traumatisme des listes dont vous avez été exclu est-il toujours présent?
"J'ai vécu la situation de ceux qui partent du stage. Ce n'est pas marrant mais il y a un choix à respecter. Dire que j'avais été traumatisé, je n'irai pas jusque-là. Ça va très vite. Du jour au lendemain on se retrouve à la maison alors qu'on pouvait rêver disputer une grande compétition. Dans les 26, on est tous dans le même bateau. On a tous à prouver. Je pense que le coach a déjà ses idées, ses choix".

En 2008 et 2010, vous aviez senti le coup venir?
"On le sens plus ou moins. Je le pressentais avant de monter dans l'hélico à Tignes. Tu le ressens avant mais tu fais tout pour éviter de monter dedans. En fait, les choix sont faits bien avant cette semaine. Ça reste délicat. Cela peut tous nous arriver. Pour le sélectionneur, c'est peut-être encore plus difficile".

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