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A 35 ans, l’ex international français continue d’évoluer au plus haut niveau. Et ce jeudi, il aura la possibilité de montrer à ses compatriotes qu’il en a encore sous la semelle.

Après le fiasco du Mondial 2010 et le fameux désastre de Knynsa, William Gallas avait tout pour tomber dans l’anonymat. Boudé par les différents sélectionneurs qui se sont succédés à la tête des Bleus et considéré comme un vieux défenseur sur le déclin, l’ex Marseillais avait de quoi se poser des questions quant à la suite de sa carrière. Son mérite aura été de ne pas douter. Et c’est en Angleterre, son pays d’adoption qu’il a trouvé les ressources nécessaires pour se relancer. Même s’il ne joue plus aussi souvent que par le passé, le natif d’Asnières-sur-Seine a su préserver un niveau de performances très intéressant. Et c’est pourquoi il sera là, ce jeudi, à White Hart Lane pour donner la réplique avec son équipe de Tottenham à l’Olympique Lyonnais. Inutile de préciser qu’il s’agira pour lui d’une soirée particulière.

La retraite, ce n’est pas pour demain

Certes, ce n’est que la semaine prochaine à Gerland que Gallas pourra mesurer où en est sa cote de popularité en France. Mais ce match aller représente déjà, pour lui, un défi important. Sachant que tous les regards braqués sur ce choc des 16e de finale de la Ligue Europa, l’ex international tricolore (85 sélections entre 2002 et 2010) pourra prouver son degré de compétitivité. « Physiquement, je suis prêt, a-t-il assuré en conférence de presse. Je me remets d’une blessure. Je reviens petit à petit et je sera là jeudi soir ». Des propos qui vont très certainement rassurer son manager André-Villas Boas. Jusque-là, pour des raisons diverses (méforme et blessure), le technicien portugais n’a pas pu compter sur son chevronné arrière dans cette compétition. Et pour ce match très relevé face au deuxième de la Ligue 1, il a de quoi se féliciter de pouvoir aligner un élément aussi expérimenté que Gallas.

Avec 90 matches européens à son compteur (5 buts), Gallas présente, en effet, un vécu continental non négligeable. Toutefois, sur sa carte de visite, riche notamment de deux titres de champion d’Angleterre (2005 et 2006), il n'affiche aucune finale européenne disputée. Au mieux, durant ses années à Arsenal et à Chelsea, il s’est arrêté au stade des demi-finales de la Ligue des Champions. Un manque qu’il se verrait bien combler dès cette saison. « Même si la priorité du club reste de participer à la Ligue des Champions, c’est important de remporter quelque chose » a-t-il expliqué. Et dans cette optique, il a déjà pu transmettre à ses jeunes partenaires ce souci de toujours se surpasser et abhorrer l’échec. « On veut désormais toujours gagner même quand on joue mal, affirme-t-il. Ce n’était pas le cas avant. Après on doit encore progresser face aux petites équipes. Peut-être que j’ai apporté à ce club le fait que je n’aime pas perdre ».

Accrocher une Ligue Europa à son palmarès est un objectif qui lui tient donc à cœur. Cela étant, ce n’est pas vraiment une fin en soi. Et en cas de succès, ne comptez pas sur lui pour raccrocher les crampons à la fin de la saison : « Je suis en fin de contrat en juin. Je ne sais pas encore ce qui va se passer, ce que je vais faire. J’ai encore les jambes pour jouer une ou deux saisons. On verra en fin de saison. Mais dans ma tête, c’est clair… je vais encore jouer ». Un retour en France est-il envisageable ? L’intéressé ne s’est pas vraiment exprimé là-dessus. Mais ce qui est certain c’est qu’il se délecte déjà à l’idée de refouler une pelouse hexagonale. « Cela fait toujours plaisir de jouer contre un club français, a-t-il assuré. Et je serais content de retourner en France la semaine prochaine. Il y aura de l’émotion. J’avais joué avec l’OM à Gerland, il y a 12 ans. Cela ne me rajeunit pas ». Oui, mais même à son âge, Mr Gallas incite toujours le respect, en particulier ceux qui sont appelés à l’affronter. N’est-ce pas les Lyonnais ?

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