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L'Olympique de Marseille accueille le club chypriote de Limassol avec l'objectif de reprendre confiance après la déroute à Valenciennes (4-1).

Comme un paradoxe, c'est dans une compétition placée au second plan que l'Olympique de Marseille tentera de revenir sur le devant de la scène. La sortie de route à Valenciennes (4-1) a été aussi brutale que déconcertante. Mais ce rapide retour aux affaires sur la scène européenne tombe à pic. Il aura le double-enjeu de chasser ces premiers doutes, tout en préparant le Clasico de dimanche prochain. Avec un adversaire au profil de victime expiatoire comme l'AEL Limassol, le contexte est favorable. Mais attention au piège pour ne pas tirer de premières conclusions inquiétantes...

Ne pas gamberger...

Il y avait comme un message indirect et commun qui circulait dans les couloirs du Stade du Hainaut dimanche soir. Le discours du jour consistait à se projeter rapidement sur les prochaines échéances, ne pas gamberger... "C'est une lourde défaite. A 3-0 à la mi-temps, le match était plié. On est mal rentré dans la rencontre. Mais on a eu l'occasion de revenir à 1-1. On n'y est pas parvenu. Beaucoup de choses n'ont pas fonctionné aujourd'hui. Il faudra bien regarder ce qui s'est passé pour en tirer les enseignements. Mais il faut vite se projeter sur la semaine à venir avec un match contre Limassol et un autre très important dimanche.", expliquait ainsi Elie Baup. Même son de cloche pour Benoît Cheyrou, lucide. "On devait bien perdre un jour mais pas de cette manière. On n'a pas été bons tout simplement. On ne va pas partir dans tous les sens dans l'analyse".

Ce mot d'ordre général est toutefois compréhensible. Déjà parce que les circonstances l'imposaient après un début de saison parfait sur le plan comptable, le meilleur de l'histoire du club (six victoires en six matches). Et surtout parce que l'OM a tout intérêt à prouver la thèse de l'accident. Elle permettrait en effet aux hommes d'Elie Baup de balayer rapidement leurs craintes avec un sursaut d'orgueil immédiat. Alors que dans le cas inverse, l'amorce d'une dynamique négative arriverait au pire moment -  tant sur le plan purement sportif qu'au niveau médiatique - avant le Clasico le plus attendu depuis presque vingt ans...

La préparation de ce choc contre l'ennemi parisien passera donc par un résultat contre les Chypriotes, mais elle concernera également l'aspect physique. Et dans cette optique, la problématique est réelle pour cette rencontre en milieu de semaine, vingt-quatre heures (une différence non négligeable) après celle des Parisiens à Porto. Les Phocéens devront donc trouver l'équilibre entre une rotation forcément nécessaire et un onze compétitif pour assurer un succès salvateur. Une répétition générale contre un adversaire qui a tout de même tenu en échec le Borussia Mönchengladbach lors de la première journée de cette phase de groupe. La marge de manoeuvre est étroite.

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