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LdC, OL - La marche était trop haute

Battu logiquement par la Real Sociedad (0-2) en barrage aller de C1, l'Olympique Lyonnais est désormais condamné à un exploit pour la seconde manche.

Entre la perception d'un début de saison canon en Ligue 1 et l'inexpérience de la Real Sociedad au plus haut niveau européen, rien ne laissait présager un coup de massue à Gerland mardi soir. Car c'est bien le premier enjeu de sa saison, capital économiquement, que l'OL a fortement compromis en s'inclinant sur un score sans appel contre l'écurie basque (0-2). Les hommes de Rémi Garde sont désormais au pied du mur. Un exploit sera indispensable sous peine de baisser le curseur européen et d'abandonner la manne financière de la compétition la plus lucrative au monde. Une situation anticipée par le club, mais qui réduirait forcément la marge de manœuvre pour la fin de ce mercato.

L'enfant de Mâcon salue Gerland...

Contre le Grasshopper Zurich, au tour précédent, l'OL avait déjà laissé une impression mitigée, bien loin de ses prouesses hexagonales. La Real Sociedad a affiché une combativité comparable aux Suisses, mais sa maîtrise collective et sa dimension technique étaient un cran au-dessus. Ça n'a pas pardonné. Perforés sur chaque offensive espagnole, les Lyonnais ont constamment subi les changements de rythme des coéquipiers de Griezmann. Le Français, natif de Mâcon, dont le retour dans l'hexagone avait un aspect symbolique fort, s'est chargé de rappeler son talent en débloquant la situation sur une merveille de ciseau (0-1, 17e). La pureté de son geste est venu conclure une action limpide, qui a propulsé les Espagnols sur les bons rails. Avant ce petit bijou, les Basques avaient déjà annoncé la couleur par l'intenable Carlos Vela (12e). Exploitant chaque attaque rapide à merveille, ils sont finalement parvenus à faire le break par Seferovic, qui a plongé Gerland dans le silence sur une demi-volée surpuissante (0-2, 50e). Le coup fatal pour des Lyonnais à côté de leurs pompes.



Dans le fond, ce sont certainement les innombrables participations de l'OL à la Coupe aux grandes oreilles pendant une décennie qui ont propulsé le club rhodanien au rang de favori. Dans les faits, l'équipe alignée par Rémi Garde hier soir n'était guère plus chevronnée que son adversaire. Cette génération dorée doit encore apprendre pour répondre aux cahier des charges et à l'intensité de la C1. Les phases offensives furent le parfait reflet de cette impuissance. Volontaires dans le pressing, notamment en début de match, mais tellement brouillons et empruntés dans leur choix, les coéquipiers de Grenier n'ont pas su trouver le bon tempo pour déstabiliser le bloc compact et parfaitement huilé de la Real. Alexandre Lacazette découvre encore le poste d'avant-centre, et comme souvent dans ce type de rencontres qui sentent le soufre, des faits de jeu rédhibitoires ont condamné les Lyonnais. Un poteau de Gonalons sur corner, puis une expulsion de Bisevac en fin de match, la messe était dite. Rémi Garde n'a pourtant pas basculé dans le fatalisme. "Mercredi, ce sera un autre match. Bien sûr, c'est une mission très difficile, mais pas impossible. Il faudra essayer de marquer assez rapidement et de poser le plus de problèmes possible à notre adversaire. On ne sait pas. Ce sera peut-être un autre match. Tous les moyens qui sont à ma disposition, je pensais les avoir utilisés ce (mardi) soir. Dans le football, il est toujours important d'y croire." Avec 3% de chances de qualification suite à ce score défavorable à domicile, Lyon serait en effet bien inspiré d'ouvrir rapidement le score en terre espagnole. Face à une écurie culturellement inhabituée à fermer le jeu, c'est peut-être l'un des seuls scénarios qui pourrait lui permettre de rendre possible l'impossible.

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