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Blessé, pas certain de jouer, diminué… Face au PSG, Messi a tout de même inspiré un Barça plus moribond que lui qui finalement, lui doit beaucoup.

C’était la question qui hantaient les deux camps depuis sa sortie sur blessure (derrière la cuisse droite) au match aller. Messi allait-il jouer au retour contre Paris ? Le quadruple Ballon d’Or, était sur le banc des remplaçants au coup d’envoi, au bénéfice de Fabregas, qui retrouvait au Barça sa position de « faux neuf » sur le terrain, comme en équipe d’Espagne, mais pas avec autant d’efficacité. Loin s’en faut.

Le choc Messi

Si Fabregas et le Barça, privés de Messi lors du week-end, avaient brillé contre Majorque (5-0), il en a été tout autrrement contre de vaillants parisiens. Lucas et Lavezzi, notamment, étaien très remuants.  Messi, sur le banc, est passé par tous les stades de l’angoisse et de l’impatience, à peine rassuré par les éclairs d’Iniesta, seul catalan au niveau avec Valdes. Et quand Pastore a ouvert le score (0-1, 50e ), Tito Vilanova n’avait plus le choix et a lâché le fauve dans l’arène à l’heure de jeu. Ce n’est pas tellement sur le plan purement sportif que Messi a tout changé. C’est dans les têtes qu’il a agi, avant tout. Messi, sur une ou deux jambes, c’est un choc, une présence, une aura.

Il perturbe Thiago Motta et Marco Verratti, cherche David Villa dans la surface parisienne, le regarde décaler Pedro pour l’égalisation (1-1, 71e). Neuf minutes. Neuf minutes pour refaire du barça le vrai Barça. Et ça a suffi aux Catalans, qui se sont qualifiés pour une sixième demi-finale en six ans. Une demi-finale qui verra surement un messi en pleine possession de ses moyens. La suite de la partie verra des barcelonais meilleurs devant, logique avec le meilleur joueur du monde incorporé dans leur rang, mais aussi meilleurs en défense et dans le placement, comme si Messi était une pièce de Tétris tombée au bon endroit, au bon moment, pour remplir la ligne et faire disparaitre les doutes. Leonardo, dans les couloirs du Camp Nou, ne peut qu’acquiescer. « Au niveau psychologique, ça change, même dans le stade. C’est Messi… » « Un joueur qui transmet quelque chose d’incroyable à tout le monde ». Confirmation des propos d'Iniesta avant la rencontre : sans Messie, le Barça n'a pas de guide et a bien failli ne plus y croire.

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